Une action contre les énergies nocives

Des militants écolos ont perturbé l’assemblée générale de la Société Générale

70 militants des Amis de la Terre, d’Anv-Cop21 et de Youth for Climate France ont fait irruption, le mardi 21 mai au soir, lors de l’assemblée générale de la Société Générale. Ils ont exigé la fin des soutiens financiers de la banque aux énergies les plus nocives pour le climat. La Société Générale contribue notamment au financement d’un projet de terminal d’exportation de gaz de schiste liquéfié, Rio Grande LNG.

Les activistes ont enchaîné les questions sur la reconnaissance de l’objectif 1,5 °C, sur les conséquences de l’exploitation du gaz de schiste… « La Société Générale suit des scénarios qui ignorent l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°. Reconnaissez-vous cet objectif ou allez-vous nous mener vers un monde invivable à 3° ? » a demandé Maxime, un militant, au directeur général de la banque Frederic Oudéa. « Quand assumerez-vous un discours de vérité sur le gaz de schiste et exclurez-vous de vos soutiens ce secteur qui empoisonne la terre et l’atmosphère ? » l’a interrogé Victorine. Des activistes sont montés sur scène, avec des pancartes, avant de se faire sortir.

« L’Assemblée générale des actionnaires de Société Générale a confirmé l’irresponsabilité de la banque en matière de climat, a réagi Anv-Cop21 sur son site internet. Non contente de couper la parole des citoyen·nes concerné·es et militant·es de Youth For Climate, des Amis de la Terre et d’Action Non-Violente Cop21, elle a prétendu se soucier des enjeux climatiques mais a réitéré de façon contradictoire son soutien aux énergies les plus sales, notamment au secteur du gaz de schiste et au projet climaticide Rio Grande LNG. »

En mars 2019, le rapport international Fossil Fuel Finance Report Card 2019 révélait que les 33 principales banques mondiales ont accordé 1688 milliards d’euros de financements aux énergies fossiles depuis la COP21. Parmi elles, les Françaises BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et Natixis ont financé le charbon, le pétrole et le gaz à hauteur de 124 milliards d’euros depuis 2016. reporterre.net