Qui va exploiter ?

« la Française de l’Énergie : LFDE»

Cette entreprise est née suite à une opération de marketing d’une autre société, EGL, elle-même endettée à hauteur de 26 millions d’euros. LFDE garde les mêmes incapacités financière et technique et a pu obtenir son introduction en bourse en juin 2016. Elle rachète dans la foulée Gazonor, ce qui lui permet d’avoir enfin des revenus, puisque Gazonor commercialise du gaz de mine.

Le dossier d’introduction en bourse est basé sur des mensonges ; mensonges sur les surfaces de permis, incluant des surfaces non encore attribuées à LFDE, mensonges sur les techniques qui seront utilisées (techniques inefficaces), sur les réserves de gaz largement surestimées…

Les actionnaires espérés se sont vite évanouis. L’action est passée de 27 € en juin à 11 € environ en novembre 2016 ; elle remonte , surtout grâce au fait que le nouveau Président de la République est favorable à l’exploitation du gaz de couche.

Cette entreprise cherche à mettre au point une technique valide pour l’exploration du gaz de couche. Ensuite elle vendra à un gros investisseur (Total …). Elle vise essentiellement à glaner des subventions dans toutes les directions … et à les placer dans un paradis fiscal ; par exemple dans les îles Caïman. C’est une entreprise capitaliste spéculative essentiellement.

Pourquoi Gazonor a été racheté par LFDE ?

Gazonor (ex charbonnage de France), a été vendue à « European Gas Limited : EGL» en 2007, qui l’a revendu l’année suivante à un groupe financier belge : TRANSCOR

• Gazonor possède deux permis de forage d’exploration dans le Nord/Pas-de-Calais pour une surface totale de 1400 km² : le permis du Valenciennois, délivré en 2009 et le permis du Sud-Midi, délivré en 2010.

• Gazonor détient en outre deux concessions historiques (Poissonnière et Désirée) qui couvrent 150 communes sur le territoire des anciennes mines de charbon ; elle exploite déjà le gaz de mine.

• Gazonor a demandé le prolongement de sa concession pour 25 ans ; le dossier d’enquête publique, réalisée en fin 2013 à ce sujet, nous a révélé ses objectifs à moyen terme : exploiter le gaz de mine et le gaz de couche sur tout le territoire du Nord/Pas-de-Calais pour créer de petites unités de production d’électricité – avec 150 forages envisagés- et demander la transformation des permis d’exploration en concession !

Ces deux concessions ont été prolongées jusqu’en 2042.

Qu’en est-il de l’ancêtre de LFDE, c’est à dire EGL ?

Un consortium australo-américano-britannique financé au départ par Enron (la société américaine qui avec Merrill Lynch, avait été au centre du plus grand scandale financier des dernières décennies), immatriculé en Angleterre et au Pays de Galles pour n’avoir pas à déclarer ses résultats comptables en France, dirigé par un PDG qui a créé un « cayman based investment fund » (maoming investments). Ce consortium si vertueux attend 20 millions € en aides publiques françaises, tous les ingrédients pour un prochain méga scandale !

La société EGL n’est pas exactement ce qu’elle prétend être. Alors que son partenaire historique australien, la Fitzroy River Corporation, qui détient un savoir-faire éprouvé dans l’exploitation des hydrocarbures, a décidé de revendre l’intégralité de ses titres EGL en septembre 2013, quels sont les arguments en faveur de cette entreprise domiciliée en Grande-Bretagne et aux bilans comptables introuvables ?

Après avoir fait illusion avec la population du pays stéphanois en 2008, la société EGL, dans le plus grand silence, s’est finalement retiré de la région de la Loire. Ses prévisions étaient finalement fausses.

Propriétaire des permis de Gardanne (13) et de Lons-le-Saunier (39), aucun forage d’exploration n’a vu le jour.