Projet gazier en Papouasie-Nouvelle Guinée

Feu vert papou à Total, ExxonMobil et Oil Search

La Papouasie-Nouvelle-Guinée a annoncé qu’un projet gazier de plusieurs milliards de dollars, conclu en avril avec un consortium international comprenant le français Total, se poursuivrait, le gouvernement renonçant à demander une renégociation du contrat.

« Le gouvernement a désormais donné son feu vert à Total pour avancer », a annoncé dans un communiqué le ministère du Pétrole après des discussions avec le géant énergétique français.

Le groupe australien Oil Search, partenaire de Total et ExxonMobil sur ce projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de 13 milliards de dollars, avait déploré le mois dernier que le gouvernement papouasien manifeste le souhait de renégocier certains termes d’un contrat qu’il avait présenté comme « juridiquement contraignant » mais aussi « juste et équilibré ».

Arrivé à la tête du gouvernement en mai, l’ancien ministre des Finances James Marape avait d’emblée promis de modifier une loi jugée trop favorable aux entreprises étrangères qui exploitent les vastes ressources naturelles du pays.

Le mécontentement, qui couvait du fait de la corruption endémique et du sous-développement chronique du pays, s’était cristallisé autour du projet Total/ExxonMobil/Oil Search, qui vise à quasiment doubler les exportations de GNL du pays, ce qui en ferait un acteur international majeur.

En dépit de la promesse de M. Marape de « maximiser les bénéfices » des richesses du pays, le consortium international semble au final n’avoir fait que peu de concession.

Total doit préparer un plan détaillant les retombées du projet pour les populations locales, mais aussi négocier avec les parties souhaitant un accès aux gazoducs ou encore établir une coentreprise avec le groupe papouasien Kumul.

La Papouasie, l’un des pays les plus pauvres d’Asie, possède d’immenses richesses naturelles, en particulier des champs gaziers.

afp ; zonebourse