La mobilisation contre le gaz de schiste s’intensifiera

Cela se passe au Canada

Les membres du groupe Saint-Antoine-de-Tilly – Milieu de vie se sont réunis, le 1er mars, à l’occasion de leur assemblée générale annuelle. Près de 30 personnes ont assisté à la rencontre qui a permis de faire le bilan de la mobilisation contre le gaz de schiste en 2017 et pour prendre connaissance des actions à venir en 2018.

«Nous voulons mettre un point final à cette menace là en 2018, au Québec et dans notre MRC», a expliqué la présidente du comité, Irène Dupuis. Le regroupement profitera de l’année électorale pour se faire entendre auprès des candidats et leur demander de se positionner.

Vision régionale

En plus des membres de l’association, plusieurs représentants des groupes vigilance hydrocarbure locaux ont assisté à la rencontre. Il y en avait de Sainte-Agathe, de Saint-Apollinaire, de Saint-Agapit, de Sainte-Croix, de Lotbinière, de Leclercville et de Joly.

«Nous avons une vue d’ensemble beaucoup plus régionale. Certains secteurs sont plus touchés par ce problème. Nous sentons que les gens de l’ouest de la MRC, qui ont déjà lutté, sont extrêmement motivés», a spécifié Irène Dupuis.

Ces derniers ont démontré leur appui avec l’orientation choisie pour 2018 et comptent préparer un plan d’action commun. Cette volonté s’exprimera par différents gestes de visibilité qui restent à déterminer.

Espoir

«Nous n’avons pas l’intention de laisser l’industrie s’implanter. Les dénouements des dossiers d’Énergie Est, d’Anticosti et tout récemment de Ristigouche-Sud-Est nous donne confiance et nous montre la force des mouvements citoyens», a enchaîné la coordonnatrice générale et porte-parole du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, Carole Dupuis.

Dans les prochains mois, le comité se penchera sur la décision de la cour en faveur de la municipalité de Ristigouche-Sud-Est. Cette dernière était poursuivie par Gastem pour 1 M$. La localité située dans la Baie-des-Chaleurs a adopté, en 2013, un règlement sur la protection de l’eau potable. Le texte fixe la distance entre un puits artésien et un puits d’exploration à deux kilomètres. «Cela montre que les municipalités ont un droit de regard», a expliqué Carole Dupuis.

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