Gaz de Lacq

Enfin des enquêtes sur la santé des habitants

Quatorze ans après la découverte d’une surmortalité parmi les riverains de l’ancien plus gros site de forage de gaz en France, l’État se décide à enquêter sur l’état de santé des habitants. Mais des problèmes persistent.

 Des habitants du bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), l’ancien plus gros site de production de gaz en France, sont-ils morts de la pollution de l’air causée par les forages ? Jusqu’à présent, il était impossible de le savoir malgré les informations inquiétantes révélées par des chercheurs : entre 1968 et 1998, ils établissent une surmortalité de 14 % pour les personnes de moins de 65 ans vivant dans la zone directement à proximité de l’usine de Lacq, par rapport aux habitants de la zone témoin la plus éloignée. Pour l’ensemble des cancers, une surmortalité de 30 à 40 % est repérée entre 1991 et 1998 dans la zone exposée, alors qu’elle connaissait une sous-mortalité avant 1976.

 Dans leur rapport remis en 2002, les scientifiques n’apportent aucune preuve d’un lien de causalité directe entre la présence de l’usine et les morts supplémentaires du bassin de Lacq. En revanche, leurs résultats « soulèvent la question d’une possible relation » entre l’activité industrielle du bassin de Lacq et l’évolution de la mortalité, ainsi que d’un « possible impact sanitaire des polluants émis par cette industrie ». Ils appellent à conduire des travaux supplémentaires.

Pendant quatorze ans, ces études n’ont toutefois pas été menées. L’Agence régionale de santé (ARS) a bien procédé à une évaluation des risques sanitaires – elle a montré en 2007 que les habitants, y compris dans les écoles, les crèches, les hôpitaux et les maisons de retraite, étaient exposés à plus de 140 substances différentes dans l’air. Mais ces études « ne prennent en compte que les polluants atmosphériques et non le risque global », elles « ne tiennent pas compte de l’éventuelle exposition professionnelle et ne sont pas en mesure d’estimer d’éventuels effets-cocktails », c’est-à-dire l’effet cumulé des molécules, analyse la Cour des comptes dans un référé adressé au gouvernement en janvier 2015. Une actualisation des données sur l’évaluation des risques doit être présentée lors d’un prochain comité de suivi.
Jusqu’à présent, l’ARS refusait de reconnaître l’existence d’une surmortalité locale. En 2009, elle s’oppose au lancement d’une nouvelle étude épidémiologique pour ne pas « briser la paix sociale ». En avril 2016, le responsable du pôle de santé publique et environnementale de l’ARS, Michel Noussitou, lors d’un entretien avec Mediapart, refuse d’employer le terme « surmortalité », car il est « connoté » : « Vous voulez faire le buzz avec un mot qui a un sens très particulier en épidémiologie », affirme-t-il alors.  L’agence vient de changer de position. Elle a annoncé dans un communiqué daté du 1er juillet la mise en place de nouvelles études « pour éclairer la situation du bassin industriel de Lacq ». Doivent être lancées une analyse qualitative du contexte local ainsi que deux études épidémiologiques pour « préciser les données de santé des populations vivant à proximité ». Leurs résultats sont annoncés d’ici fin 2017. Par ailleurs, une commission de suivi du site de Lacq doit être créée. Le mot « surmortalité » ne figure pas dans le communiqué.

La commission de suivi doit remplacer les instances en place jusque-là, dont les associations de riverains dénoncent l’inutilité. Le lancement de ces nouvelles études met en œuvre une recommandation de Santé publique France (le nouveau nom de l’Institut national de veille sanitaire). Les médecins épidémiologistes missionnés doivent actualiser les données de l’enquête de 2002 en la poursuivant jusqu’à janvier 2014, explique le quotidien Sud Ouest. La seconde enquête analysera les données statistiques des médecins locaux (activité des hôpitaux, ventes de médicaments, registre des cancers).
Sur la défensive, l’ARS réfute avoir changé d’avis : « La puissance publique et l’ARS  n’ont pas changé d’avis sur ce dossier » et rappelle l’enquête lancée entre 2003 et 2007 sur les risques sanitaires de zone (celle dont la Cour des comptes explique qu’elle ne répond pas aux questions posées sur les liens entre l’usine et la santé des riverains) : « Cette étude, innovante à l’époque, a permis de prendre en compte l’ensemble des émissions de la zone, y compris celles des nouvelles activités sur le bassin », écrit-elle dans sa réponse à Mediapart. Pourquoi initier ces nouvelles études aujourd’hui ? « L’ARS a pris en compte les interrogations relayées par les élus, les associations et la Cour des comptes et a saisi le ministère de la santé sur l’opportunité de la mise en place d’une surveillance épidémiologique autour du bassin de Lacq », répond-elle. C’est parce que la direction générale de la santé en a fait la demande que l’ARS commande aujourd’hui ces nouvelles études.

Pour Cathy Soublès, de la la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso), l’association qui a déclassifié l’étude épidémiologique de 2002 pour alerter l’opinion publique, l’annonce de la conduite de nouvelles études « est une avancée. Mais des points importants sont toujours manquants : aucune prise en compte n’est prévue pour les personnes qui travaillent sur le site, ni pour les intérimaires ». Les élus locaux se montrent sceptiques. « Ce n’est qu’une étude parapluie dilligentée par des pouvoirs publics qui ne veulent aucun reproche », a déclaré le député socialiste David Habib, pour qui « aucun élément objectif ne laisse à penser qu’on est plus malade ou plus susceptible de mourir dans le bassin de Lacq qu’ailleurs ». Selon Jacques Cassiau-Haurie, président de la communauté de communes de Lacq-Orthez : « Il est urgent de prouver qu’on peut continuer à faire vivre notre territoire. »

La surmortalité que les services de l’État se décident enfin à étudier pourrait être liée à l’activité de l’ancien site de forage de gaz. Mais le bassin de Lacq est aujourd’hui touché par d’autres problèmes de santé. Depuis quelques années, des riverains dénoncent de nouvelles nuisances : odeurs parfois insoutenables, irritations, problèmes respiratoires. Les forages de gaz à usage commercial ont cessé en 2013, du fait de l’épuisement du gisement. Mais son exploitation industrielle se poursuit. Le site de Lacq s’est reconverti en pôle pétro-chimique. Vingt sites classés Seveso potentiellement dangereux pour l’environnement se côtoient sur le bassin. « Il va falloir trouver une solution. On ne peut pas laisser tomber les riverains », plaide Gilles Cassou, président de l’association des riverains des sites industriels du bassin de Lacq (Arsil). Or pour l’instant aucune nouvelle étude n’est prévue à ce sujet. L’ARS rappelle qu’en 2015 une enquête exploratoire a permis « d’objectiver la présence de symptômes signalés par 20 foyers (symptômes irritatifs affectant les sphères ORL, cutanées, ophtalmologiques et respiratoires) n’ayant néanmoins impliqué aucune hospitalisation ».

Mais Gilles Cassou s’impatiente : « Il y a encore et toujours des émanations. On en prend toujours plein les poumons et plein le nez. Les problèmes physiques directs ressentis sont toujours les mêmes : irritations des yeux, des voies respiratoires, avec nez bouché, toux et bronchospasmes. » Il décrit des riverains « fatigués » qui en ont assez d’appeler le numéro d’alerte mis à la disposition des personnes incommodées. L’odeur de mercaptan, ce produit ajouté au gaz pour des raisons de sécurité, « est extrêmement forte, à un niveau qu’on n’avait plus connu depuis trente ans. On se réveille le matin en ayant envie de vomir ». Il est actuellement en arrêt de travail, et a dû quitter son lieu de travail et son domicile à cause des gênes subies. Le soir du 28 août, il signale « des émanations si fortes qu’en quelques minutes de nombreuses personnes du village de Lacq ont appelé le site Induslacq ». Mais d’autres riverains disent ne ressentir aucune gêne physique. Si bien qu’entre les uns et les autres, le ton monte.

Dans un courrier du 29 juillet adressé à l’Arsil, le préfet des Pyrénées-Atlantiques reconnaît que « les irritations persistent et restent à caractériser en ce qui concerne la ou les sources ». Il annonce qu’un nouveau programme d’analyse va être mis en œuvre, et rappelle que le respect des prescriptions réglementaires en matière de rejets atmosphériques a été vérifié pour tous les industriels de la plate-forme de Lacq. En tout, neuf inspections ont été conduites, de jour et de nuit. Mais l’État ne sait toujours pas expliquer d’où vient le problème.

https://www.mediapart.fr/journal/france/300816/gaz-de-lacq-enfin-des-enquetes-sur-la-s

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A Lacq, un demi-siècle de pollutions cachées

Autour du principal gisement gazier de France sont installées 21 usines classées « Seveso », dont les émanations empoisonnent la vie des riverains.

Certaines nuits, Gilles Cassou prend sa voiture et fonce. Pour aller trouver le sommeil loin de chez lui. Ou finir aux urgences d’Orthez (Pyrénées-Atlantiques) sous assistance respiratoire. La faute à une odeur insoutenable. « A chaque fois, j’ai l’impression que je fais un infarctus », raconte ce Béarnais de 54 ans au physique de pilote automobile, sa grande passion. Les médecins ne lui ont pas trouvé de pathologie mais son pneumologue lui a donné un conseil, quand les spasmes arrivent : « Foutre le camp, vite. »

Sa grande maison bleue, Gilles Cassou a bien songé à l’abandonner définitivement. Mais elle est « invendable ». Avec sa belle piscine et sa vue sur le pic du Midi d’Ossau, elle ne manque pourtant pas d’atouts.

Mais la propriété a un sérieux handicap : elle offre aussi une vue imprenable sur le complexe industriel de Lacq. Depuis le jardin, on distingue les panaches orange, bleus et blancs qui s’échappent des cheminées et des torches. Sur la terrasse, une odeur d’œuf pourri irrite le nez et déclenche les raclements de gorge. Mardi 29 mai, on entend aussi une alarme hurler pour signaler un « dysfonctionnement » sur le site. « Encore un rejet de sulfure d’hydrogène ? », s’interroge Gilles Cassou.

Les effets physiologiques ont commencé à se manifester il y a cinq ans. Et il n’est pas le seul à s’en plaindre. Lors des pics, sa mère est prise de « brûlures au visage ». La chatte Misty est sous cortisone pour calmer sa toux. Pour « retrouver un air respirable », il a créé en 2015 l’Association des riverains des sites industriels du bassin de Lacq (Arsil). Elle regroupe aujourd’hui plus de 150 familles de Lacq et des communes voisines de Mont, Lagor ou Abidos. En octobre 2017, ils étaient une centaine à battre le pavé derrière la banderole « Riverains intoxiqués, stop aux rejets polluants ».

+Plusieurs mises en demeure+

De mémoire de Lacquois, la première manifestation contre la pollution des usines remonte à… 1960. A cette époque, un millier d’agriculteurs défilent, excédés de voir leurs récoltes brûlées par les émanations de dioxyde de soufre et de fluor.

Gilles Cassou connaît l’histoire de Lacq. Son père a été maire pendant vingt-cinq ans et il travaille pour Total, au pôle de recherche et d’étude. Les quatre plates-formes du bassin industriel génèrent encore environ 8 000 emplois directs et indirects. « On était fier d’intégrer des entreprises prestigieuses », rappelle le président de l’Arsil.

Lacq, ce « Texas béarnais », a fait la fierté de la France des « trente glorieuses ». En 1951, la Société nationale des pétroles d’Aquitaine (l’ancêtre de Total) découvre une gigantesque poche de gaz naturel, dont la particularité est d’être fortement soufrée. Six ans plus tard, l’exploitation commerciale démarre. Des usines poussent dans les champs et des fleurons de l’industrie lourde (Pechiney, Rhône-Poulenc) s’installent. La première « ville nouvelle » de France, Mourenx, sort de terre avec sa Tour des célibataires. Un mois après son élection, c’est à Lacq que Charles de Gaulle vient saluer l’indépendance énergétique du pays. En 1960, le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev y fait escale, curieux de découvrir ce petit Bakou.

Le sous-sol béarnais fournit un tiers des besoins en gaz des Français et fait vivre 20 000 personnes dans la région. Mais les gisements ne sont pas inépuisables. En 2013, Total arrête la production commerciale, les usines ferment par effet domino et le site accélère sa reconversion dans la chimie fine : le soufre qui sort des derniers puits de gaz est utilisé pour fabriquer des produits phytosanitaires, pharmaceutiques ou cosmétiques.

En 2015, la Cour des comptes pointe les risques environnementaux et sanitaires entourant la mutation du bassin et de ses 21 usines classées « Seveso » et demande à l’Etat de renforcer le contrôle de rejets industriels jugés « potentiellement dangereux ». Les cheminées recrachent plus de 140 substances plus ou moins toxiques. Du dioxyde de soufre, du sulfure d’hydrogène, des oxydes d’azote… Un composé attire particulièrement l’attention : l’acrylonitrile. Cette substance n’a pas seulement une odeur âcre et piquante. Utilisé dans la confection de plastiques et de fibres textiles, il est classé cancérogène possible pour l’homme.

En 2014, la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) met la main sur des rapports d’inspection des installations classées. Ils montrent que l’usine Arkema n’envoie pas ses effluents gazeux chargés en acrylonitrile à l’incinérateur, comme l’y oblige un arrêté préfectoral de 1997, mais à la torche et donc dans l’air. Et que les premiers rappels à l’ordre datent de 2010.

Après plusieurs mises en demeure, l’exploitant a obtenu un délai jusqu’en 2020 pour se mettre aux normes. L’association a découvert que la Sogebi s’adonnait à la même pratique illégale depuis la mise en service de la nouvelle unité de traitement du gaz en 2013. Filiale de Total, la Sogebi épure le gaz brut (300 000 m3 par jour contre 33 millions dans les années 1970) extrait du sous-sol, qui alimente ensuite d’autres entreprises du bassin.

+« Un bassin sacrifié »+

Excédée par la « mansuétude de l’Etat », la Sepanso décide de saisir la justice. En août 2015, l’association dépose une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui. Une enquête préliminaire est ouverte par le parquet de Pau. Elle avance lentement. Le fondateur de la Sepanso, Michel Rodes, a été entendu fin février par les gendarmes. « Il y a non-assistance à personne en danger. Nous sommes des cobayes », accuse celui qui dénonçait déjà la pollution au soufre et au fluor à Lacq au mitan des années 1970.

« C’est un bassin sacrifié, déplore son collègue de la Sepanso et ex-délégué CGT chez Total, Patrick Mauboulès. Longtemps, l’argument pour attirer les entreprises, c’était : “Vous pouvez venir polluer ici, on est Seveso.” » Le problème des odeurs en est la dernière manifestation sur un territoire souillé depuis un demi-siècle. Dans plusieurs communes, la consommation de l’eau de la nappe alluviale du Gave de Pau est interdite. Elle est polluée notamment par des composés chimiques chlorés comme le très dangereux tétrachlorure de carbone (CCl4). Jusqu’en 2012, une des usines du groupe Arkema en rejetait jusqu’à 100 tonnes par an, quand l’Europe en fixait une limite à 16 tonnes pour l’ensemble des Etats.

La Sepanso reproche aussi aux autorités d’avoir « caché » pendant douze ans une étude alarmante réalisée par l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (Isped) de Bordeaux. L’association a appris l’existence du texte rendu public en 2002 à la faveur du rapport de la Cour des comptes en 2015. Elle portait sur le risque sanitaire autour du bassin de Lacq entre 1968 et 1998 et concluait à une « surmortalité » de 14 % (136 décès supplémentaires) chez les moins de 65 ans dans les zones les plus proches des usines. Cet « excès de surmortalité » atteignait 56 % dans la dernière décennie avec une augmentation des cancers respiratoires de 34 %. Des collègues et des voisins morts de cancers, Gilles Cassou en recense « une dizaine ». « Un oncle qui travaillait sur le site est parti en cinq jours d’une leucémie foudroyante », se souvient-il.

La Sepanso réclame une actualisation du travail de l’Isped. « Un protocole est en cours de rédaction », fait-on savoir à l’agence régionale de santé (ARS) de la Nouvelle-Aquitaine. L’étude permettra d’avoir des données sur la période 1999-2014. Les résultats sont attendus pour le « deuxième semestre 2018 ». Au même moment, l’ARS devrait également rendre publiques les conclusions d’une « étude exploratoire de morbidité ».

Du côté des industriels, on assure prendre le nouveau problème des odeurs très au sérieux et on joue la carte de la « transparence ». Une ligne téléphonique a été ouverte en juin 2015. Odeurs, irritations, maux de tête, nausées… près d’un millier de signalements ont été enregistrés.

+« Effet cocktail »+

« Le personnel de la plate-forme est à votre écoute : maintenons la courtoisie dans nos échanges », précise la lettre aux riverains éditée par Induslacq, le groupement des industriels de Lacq. Afin de « renouer un dialogue serein », le syndicat propose d’organiser une « conférence riveraine » tous les deux mois. « C’est très mal parti », prévient le président de l’Arsil, qui reproche aux industriels d’avoir passé sous silence une fuite d’acrylonitrile, le 30 mars, sur le site de l’usine Toray. « Les analyses de l’air réalisées depuis les premiers signalements n’ont pas permis d’identifier l’origine des odeurs mais nous poursuivons les recherches », assure Gilles Noguérol, président de la Sogebi et d’Induslacq.

Un récent rapport de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), dont Le Monde s’est procuré une copie, préconise « des campagnes de mesures en continu ». Il note que les dépassements récurrents de la valeur guide de l’Organisation mondiale de la santé pour le dioxyde de soufre « ne peuvent expliquer à eux seuls l’ensemble des effets signalés ». Pris individuellement, les autres polluants respectent les seuils de toxicité. Aussi, l’Ineris recommande de s’intéresser à l’« effet cocktail » d’une exposition répétée à plusieurs substances dont « les connaissances actuelles ne permettent pas d’évaluer les risques sanitaires ».

Gilles Noguérol mise, lui, sur le travail des « nez » pour retrouver la trace des odeurs. Pendant un an, dix-huit riverains formés par un cabinet spécialisé ont participé à une campagne dite de « veille olfactive » autour de la plate-forme. Elle vient de livrer ses résultats. Entre novembre 2016 et novembre 2017, 333 journées ont fait l’objet de « perceptions » olfactives. Environ 7 % ont été jugées « irritantes » et pourraient être associées à des rejets d’oxydation soufrés, chlorés et azotés, souligne le rapport.

Une deuxième phase devrait être lancée en septembre avec de nouveaux « nez », à l’intérieur du site cette fois. Sur ce point, le président de l’Arsil rejoint celui d’Induslacq : « Notre corps est la machine la plus performante pour identifier les molécules. »

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