Porcherie industrielle d’Heuringhem

AIVES : déjà 5 années de lutte contre la porcherie industrielle d’Heuringhem !

Pour en savoir beaucoup plus : http://www.aives.fr/

Oui, cela fait 5 années que notre association est en lutte contre ce que la Conf’ Paysanne a qualifié de « ferme-usine ». Mais cela fait aussi 5 années que notre association défend et promeut une agriculture paysanne de proximité et de qualité respectant au mieux notre environnement et le bien-être des animaux. Ainsi des militants d’AIVES participent par exemple à la création d’une AMAP dans nos villages, ainsi nous participons aux Fêtes Paysannes comme celles de Loos-en-Gohelle et de Grande-Synthe, …

La population locale ainsi que la majorité de ses élus est toujours très majoritairement hostile à ce projet de « ferme-usine » à Heuringhem ;chaque fin d’année l’association AIVES compte environ 500 adhérents, en grande majorité des habitants des 2 villages concernés par le projet, Heuringhem et Ecques. Près de 1 000 personnes ont adhéré au moins une année à AIVES !

Notre pétition lancée en février 2016 par Agir pour l’Environnement pour dénoncer cette porcherie industrielle et pour soutenir le Maire d’Heuringhem qui refusait de signer le permis de construire a recueilli plus de 60 600 signatures ! Une Cyber@ction, que nous avons lancée en février 2017 pour demander au Préfet du Pas de Calais de ne pas soutenir au Tribunal Administratif de Lille l’arrêté qui autorise l’exploitation de cette usine à viande, compte aujourd’hui près de 6 500 participations.

Au niveau national, d’une façon ou d’une autre, nous avons obtenu le soutien de nombreuses associations comme La Confédération Paysanne, les Ami(e)s de la Conf’, le Collectif Plein Air, la LPO, L214, NOVISSEN, …

Mais malheureusement, malgré notre mobilisation locale et malgré les très nombreux soutiens, les premiers cochons sont entrés dans la ferme-usine mi-mars. Les procédures juridiques sont cependant loin d’être terminées aussi bien au niveau du permis de construire qu’au niveau de l’autorisation à exploiter. Nous espérons obtenir bientôt une annulation, au moins partielle, de l’arrêté d’autorisation à exploiter tant les réglementations en matière de protection de l’environnement nous semblent non respectées ! En particulier, la règle des 170 kg d’azote à l’hectare à ne pas dépasser dans les zones d’épandage du lisier est bafouée en l’état actuel du dossier. Et ce alors que nous sommes dans une zone vulnérable aux nitrates et que notre nappe phréatique, en plus de notre consommation locale, alimente en eau potable la région lilloise, les usines agro-alimentaires Bonduelle et Coca-Cola !

Lors de l’audience du 28 mars 2017 au Tribunal Administratif de Lille, où notre recours contre l’autorisation à exploiter était étudié, le Rapporteur Public abondait dans notre sens puisqu’il a demandé l’annulation, au moins partielle, de l’arrêté autorisant l’exploitation de la porcherie. Mais nous savons les pressions que subissent les diverses administrations dans ce dossier ! Nous espérons toujours que la défense de notre environnement et de notre santé l’emportera sur les lobbies de l’agro-industrie.

Parallèlement à ces actions judiciaires, AIVES poursuit sa dénonciation des dangers de l’agrobusiness au niveau de la santé en participant activement à des réunions d’information comme récemment sur les perturbateurs endocriniens avec l’APSH ou sur les particules fines avec NOVISSEN. La lutte contre la porcherie industrielle d’Heuringhem comme celle contre tous les projets d’élevage intensif passe aussi, voire surtout, par une information des consommateurs afin qu’ils puissent devenir des consom’acteurs. Ils choisiront ainsi les meilleurs produits issus d’une agriculture paysanne respectueuse de notre environnement, de notre santé et du bien-être des animaux.

AIVES, quoi qu’il arrive au niveau juridique, continuera son combat parce qu’il est juste !