Depuis le temps qu’on le dit !

Le pétrole de schiste américain en perte de vitesse

La croissance de la production américaine de brut marque le pas. La productivité des puits recule au Texas et les petites compagnies pétrolières réduisent leurs investissements afin d’améliorer leurs profits alors que les cours mondiaux restent déprimés.

La productivité des puits diminue : ceux qui ont été forés récemment dans le Bassin permien du Texas génèrent 20 % de brut de moins qu’il y a un an.

Cette fois-ci, le ralentissement maintes fois annoncé est bien là. Pour la première fois depuis deux ans, la production de pétrole de schiste est en train de marquer le pas aux Etats-Unis. La croissance est toujours là, mais elle plafonne à 700.000 barils par jour de plus en rythme annuel, alors qu’elle était deux fois plus importante en fin d’année dernière, montrent les chiffres de l’Energy Information Administration (EIA). En 2018, la production avait même bondi de plus de 2 millions de barils par jour, un record absolu dans l’histoire américaine.

Une conjonction de facteurs explique ce coup de frein dont l’impact sera crucial sur les cours mondiaux, tant les Etats-Unis sont devenus un pivot des marchés pétroliers. D’abord, la productivité des puits diminue : ceux qui ont été forés récemment dans le Bassin permien du Texas génèrent 20 % de brut de moins qu’il y a un an, toujours selon l’EIA.

Moins de forages

Ensuite,  les nouveaux forages sont moins nombreux. Face à un prix du baril toujours bas (moins de 53 dollars pour le WTI ce mardi),  les producteurs indépendants subissent une pression croissante de leurs actionnaires afin d’améliorer leurs profits. La réduction des investissements est le moyen le plus rapide pour y parvenir. Ils devraient reculer de 15 % au second semestre 2019 par rapport au premier, estime Barclays. Résultat, le nombre de forages en cours ne cesse de reculer depuis huit mois.

 « Les fonds d’investissement et les banques sont de plus en plus réticents à financer les producteurs indépendants, observe Alexandre Andlauer, analyste chez Kpler. En conséquence, l’activité de fracturation hydraulique est au plus bas depuis le printemps 2017. Il se pourrait même que la production de schiste n’augmente pas du tout en 2020, mais cela dépendra de ce que feront  les majors comme Exxon ou Chevron  ».

Le scénario du plafonnement

Certains experts commencent à revoir leurs prévisions de moyen terme à la baisse, en particulier pour le Bassin permien, la région la plus prolifique qui se situe à cheval sur le Texas et le Nouveau-Mexique. Sans amélioration de la productivité et des cours, les volumes plafonneraient à 10 millions de barils d’ici à 2025, a calculé Rob West, chercheur associé à l’Oxford Institute for Energy Studies, alors que la barre des 20 millions serait atteinte avec une productivité accrue. Ce spécialiste estime toutefois qu’il est trop tôt pour confirmer le scénario du plafonnement.

lesechos.fr

*********     ******

Une autre bonne nouvelle

La semaine dernière, les promoteurs de projets gaziers avec des projets postulant à la prochaine liste PIC sont venus présenter ces projets à Bruxelles. Ces réunions auxquelles Jacqueline et Frida avons participé nous donnent quelques nouvelles prometteuses: Tout d’abord, MidCat n’a même pas été présenté parce que seule la partie espagnole a postulé (et pas la partie française), ce qui élimine automatiquement le projet de la prochaine liste. Première grande victoire donc! Pour ce qui est de STEP, on a réservé un accueil glacial à Enagas qui présentait le projet, avec le soutien de la CRE qui a soutenu nos remarques. Enagas a bien galéré à répondre et n’a vraiment pas fait forte impression (les portugais n’ont rien dit, soit dit en passant).