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Collectif 07 non au gaz et huile de schiste

LETTRE D’INFO N° 05-2019

Cette année 2019 a été une année de prise de conscience générale sur l’urgence à agir pour le climat et la biodiversité et 2020 verra se poursuivre les actions pour un changement de paradigme.

BONNES FÊTES DE FIN D’ANNÉE À TOUS.

DES FILMS ET DES DÉBATS

Le collectif « citoyens pour le climat 07 » a organisé les récentes marches pour le climat à Aubenas ayant remporté un franc succès.

Devant l’ampleur des menaces engendrées par les changements climatiques il est apparu assez rapidement qu’il était nécessaire de compléter ces marches par des actions plus pédagogiques. A partir de cet automne CPLC 07 présente, en partenariat avec la FRAPNA 07, un cycle de projections de films en rapport avec l’évolution du climat et plus généralement l’écologie dans différents lieux du bassin d’Aubenas.

Le cycle des ciné-débat enchaîne les projections en sud Ardèche.

L’occasion de mobiliser autour de nous, de rechargez nos batteries avec des exemples inspirants et de passer à l’action avec les initiatives locales.

– 10 décembre 2019 : Nouveau Monde au cinéma de Lussas

– 30 janvier 2020 : La Terre vue du coeur au cinéma Le Navire

– 10 mars 2020 : Thermostat climatique à la salle des fêtes de Largentière

– 9 avril 2020 : Permaculture : la voie de l’autonomie au cinéma Le Navire

Infos et programme des prochaines séances sur le site de « CITOYENS POUR LE CLIMAT 07 »

http://cplc07.blogg.org/des-films-et-des-debats-a170296262

FRAPNA 07 : https://www.fne-aura.org/ardeche/

QUELLES SONT LES CAUSES DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE EN FRANCE

La nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre entraîne régulièrement des débats houleux. Le point sur les secteurs polluants en France.

Quelles activités émettent le plus de gaz à effet de serre en France, et dans quelles proportions ?

– Les transports, première source de gaz à effet de serre

– Les voitures polluent plus que les poids lourds

– La consommation de viande, loin d’être anecdotique

– Responsabilité partagée entre ménages et entreprises

– Une pollution « moyenne », mais surtout délocalisée

https://www.stopaugazdeschiste07.org/article1448.html

CHESAPEAKE ENERGY, UN GÉANT DU SCHISTE AMÉRICAIN DÉPOSE LE BILAN

Depuis le début de l’année, plusieurs dizaines de compagnies américaines ont quitté le marché du schiste : les investisseurs, qui n’ont pas réussi à amortir leurs frais, placent de moins en moins d’argent dans ce secteur.

L’annonce de la faillite imminente de l’un des pionniers de la révolution de schiste, Chesapeake Energy, a suscité des inquiétudes.

Les investisseurs ont été pétrifiés par le rapport trimestriel de Chesapeake Energy, deuxième plus grand producteur de gaz aux États-Unis. Les pertes nettes de la compagnie ont atteint 101 millions de dollars, ce qui a dépassé toutes les attentes du marché.

Cette année, 26 producteurs ont fait faillite dans le secteur pétrolier et gazier aux États-Unis. Ces compagnies non viables dévoilent la face cachée du boom de schiste : les producteurs avec des frais élevés et un mauvais bilan n’attirent pas vraiment les investisseurs, qui s’intéressent avant tout au profit et non au développement de la production, souligne Bloomberg.

https://www.stopaugazdeschiste07.org/article1447.html

UNIVERSITÉ NÉGAWATT

Avec 160 participants réunis à Mèze (34), la 13ème Université négaWatt a fait salle comble en 2019 !

Actualités du Groupe négaWatt, décryptage de la question des matériaux dans la transition énergétique, discussion autour des politiques énergétiques françaises et européennes, rencontre avec Dominique Bourg, etc. :

Un tour d’horizon de ces deux jours en mettant à votre disposition les enregistrements des sessions plénières, les supports des intervenants ainsi que quelques photos des rencontres.

– Les matériaux critiques sont-ils une menace pour la transition énergétique ?

Plusieurs études et articles alertent sur la raréfaction de certains matériaux, notamment les terres rares, et les conséquences géopolitiques et environnementales de leur extraction. La transition énergétique est alors pointée du doigt. Au-delà des amalgames et des raccourcis, cet exposé a pour objectif de présenter de manière chiffrée les risques liés aux matériaux critiques et l’importance de la transition énergétique comparativement aux autres usages.

https://www.stopaugazdeschiste07.org/article1449.html

AUX ORIGINES DE LA LUTTE

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles De Schiste (Collectif 07 SGHDS) a mené durant 7 années une lutte exemplaire et il n’est peut-être pas inutile de revenir sur cette lutte, sur les moteurs de la motivation qui ont présidé à l’action, sur l’organisation et la stratégie collective mises en oeuvre mais aussi sur les illustres prédécesseurs qui ont guidés le collectif, à savoir Martin Luther King et la lutte contre la ségrégation raciale aux USA ainsi que l’éducation populaire par l’auto-organisation et pour la transformation sociale.

Cet article n’a pas vocation à porter une vérité gravée dans le marbre mais d’apporter un éclairage sur le mouvement de lutte contre les GHDS en Ardèche ainsi que des éléments de réflexions sur la ligne directrice qui l’a guidé.

– Naissance, structuration et gouvernance du Collectif 07 SGHDS

– L’Éducation populaire par l’auto-organisation et pour la transformation sociale

– Vers une théorie de la révolution non-violente

– Martin Luther King

https://www.stopaugazdeschiste07.org/article1450.html

NOUS Y VOILÀ, NOUS Y SOMMES

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé. « 

Superbe texte à écouter absolument

LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Dès la fin du XIXe siècle, des chercheurs prennent conscience que l’homme est en partie responsable de l’augmentation des gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote) dans l’atmosphère et que cela entraîne un réchauffement climatique à l’origine de dérèglements nombreux impactant et menaçant la biodiversité et par conséquent l’avenir de l’humanité elle-même.

Aujourd’hui, la communauté scientifique conclut que l’augmentation des gaz à effet de serre due à l’activité humaine depuis la révolution industrielle joue un rôle important dans le réchauffement global et qu’il est désormais temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

https://www.stopaugazdeschiste07.org/article1368.html

NOUS VOULONS DES COQUELICOTS

Bien que hors objet du collectif, le scandale des SDHI ne peut laisser indifférent et s’informer n’est jamais un luxe.

SDHI est un sigle qui désigne les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase1, des fongicides, une sous-classe de pesticides, utilisés dans l’agriculture qui bloquent la respiration des cellules. Ils sont connus pour leur toxicité sur les vers de terre (30 % de moins chaque année), les pollinisateurs comme les abeilles, les poissons, les grenouilles et sont un danger potentiel pour l’être humain et l’ensemble de la biodiversité.

Le 15 avril 2018, une tribune de chercheurs CNRS, INRA, INSERM appelaient à une suspension de leur utilisation. Ces scientifiques, spécialistes réputés des maladies mitochondriales, toxicologues, cancérologues, pédiatre, sont très inquiets des conséquences possibles de ces pesticides sur la santé des êtres humains et sur l’environnement

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/les-outils/
https://fr.wikipedia.org/wiki/SDHI

RÉFÉRENDUM ADP – AÉROPORTS DE PARIS

Bien que hors objet du collectif, le scandale des SDHI ne peut laisser indifférent et s’informer n’est jamais un luxe.

L’entreprise groupe ADP (Aéroports de Paris) doit-elle être privatisée ou rester un bien commun, une propriété publique ?

Ce serait la plus grosse privatisation française de l’histoire – la troisième au monde, et aucune privatisation d’aéroport au monde n’a jamais inclus tant de milliers d’hectares constructibles n’ayant rien à voir avec l’activité d’un aéroport.

Des enjeux écologiques, économiques, stratégiques, démocratiques et constitutionnels.

https://www.adprip.fr/signez.html

NO GAZARAN – NI ICI NI AILLEURS – NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN

Refus de l’extractivisme climaticide n° 406

Épuisement des ressources & Ravages de l’extractivisme

1/ En 2019, une baisse record du charbon dans la production d’électricité à travers le monde
Cette chute marque la fin de décennies de hausse. Mais si le déclin est durable en Europe et aux Etats-Unis, la Chine continue de multiplier les projets de construction de nouvelles centrales.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/25/en-2019-une-baisse-record-du-charbon-dans-la-production-d-electricite-a-travers-le-monde_6020393_3244.html

2/ Même Aramco parle aujourd’hui de pic pétrolier (peak oil), le maximum de la consommation de pétrole dans le monde
Le « peak oil » (pic pétrolier) est un serpent de mer. Depuis près de 70 ans, il est annoncé à intervalles réguliers, par des experts, des scientifiques, le Club de Rome, des institutions internationales, des groupes écologiques… Mais la limite physique et économique de la production de pétrole n’a jamais été atteinte et est toujours repoussée. Les réserves théoriques d’or noir exploitable ne baissent pas. Ainsi, si la production de pétrole dit conventionnel a atteint un pic en 2006, l’exploitation intensive, notamment aux Etats-Unis, du pétrole de schiste a permis à l’offre de continuer à augmenter. Et selon les dernières projections de l’Agence Internationale de l’Energie, la consommation de pétrole ne devrait pas commencer à se stabiliser dans le monde avant les années 2030.

3/ Déchets Nucléaires en France : Un rapport cinglant sur la gouvernance
Après cinq mois de travail, la Commission nationale du débat public dresse un constat très sévère sur les plans de gestion des déchets nucléaires en France. Ces plans techniques ne répondent pas aux attentes des citoyens, qui réclament d’être associés aux choix stratégiques de la filière, sans être entendus.
https://www.la-croix.com/France/rapport-cinglant-gouvernance-dechets-nucleaires-2019-11-25-1201062624

4/ Recycler le phosphore, ressource en voie de disparition
Essentiel au fonctionnement des organismes vivants et indispensable à l’agriculture moderne, le phosphore est pourtant une ressource limitée qui s’amenuise de manière inquiétante. Récupérer le phosphore des eaux usées des stations d’épuration, dans lesquelles il est abondant, pour le recycler, est une solution prometteuse. Les scientifiques de l’unité OPAALE d’Irstea, experts dans le domaine, ont développé un procédé innovant dans le cadre d’un projet européen.
https://www.irstea.fr/fr/toutes-les-actualites/ecotechnologies/recycler-le-phosphore-ressource-en-voie-de-disparition

5/ En Guyane, l’orpaillage clandestin augmente dans le parc national
Le mercure, utilisé par les chercheurs d’or, est en vente libre au Suriname voisin. Un commerce dénoncé par les Amérindiens du Haut-Maroni, qui sont les premières victimes de la pollution des cours d’eau.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/28/l-orpaillage-clandestin-augmente-dans-le-parc-national-de-guyane_6020796_3244.html

6/ « À quel point ce type de substance va affecter nos vies ? » : les Brésiliens démunis face à la marée noire qui souille leurs côtes
Le Brésil est touché par une immense marée noire sans précédent, alors que s’ouvre lundi la COP 25. Les habitants ont le sentiment d’être abandonnés par le gouvernement, face à une crise environnementale hors norme.
https://www.francetvinfo.fr/monde/bresil/a-quel-point-ce-type-de-substance-va-affecter-nos-vies-les-bresiliens-demunis-face-a-la-maree-noire-qui-souille-leurs-cotes_3725345.html

7/ Charbon, pétrole, gaz : une production d’énergies fossiles incompatible avec les objectifs climatiques
La seule production de charbon prévue en 2030 excède de 150 % le niveau compatible avec l’objectif de contenir le réchauffement à 2 °C.
Charbon, pétrole et gaz forment un cocktail délétère. Une addiction dont l’humanité ne parvient pas à se sevrer et qui l’entraîne irrémédiablement vers de graves maux. D’ici à 2030, les pays prévoient de produire beaucoup trop d’énergies fossiles, bien plus que ce qu’impliquerait le respect des objectifs de l’accord de Paris de 2015 : 53 % de plus que ce qu’il faudrait pour contenir le réchauffement à 2 0C d’ici à la fin du siècle et 120 % de trop pour le limiter à 1,5 0C. Ces estimations sont le fruit d’un travail inédit de plusieurs organismes de recherche, avec le soutien du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), dans un rapport publié le 20 novembre [1].
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article51358

8/ « Exploitation minière respectueuse des forêts » : La stratégie de la Banque mondiale pour reverdir l’image de l’exploitation minière dans les forêts
Un oxymore désigne « une déclaration qui semble exprimer deux choses contradictoires ». La Banque mondiale a l’habitude d’utiliser des oxymores. Avec un rapport intitulé « Pour une exploitation minière respectueuse des forêts » et un « Fonds pour une exploitation minière climato-intelligente », elle en ajoute deux autres à sa collection.
https://wrm.org.uy/fr/les-articles-du-bulletin-wrm/section1/exploitation-miniere-respectueuse-des-forets-la-strategie-de-la-banque-mondiale-pour-reverdir-limage-de-lexploitation-miniere-dans-les-forets/

9/ Le pétrole, les forêts et les changements climatiques
Même si le pétrole est à l’origine des changements climatiques ainsi que des échanges inégaux mondialisés et de nouvelles offensives colonisatrices, les économies continuent d’être profondément pétrolières. Aujourd’hui, des hégémonies anciennes et nouvelles se concurrencent pour en contrôler l’accès.
https://wrm.org.uy/fr/uncategorized/le-petrole-les-forets-et-les-changements-climatiques/

10/ Niveau record pour les émissions de CO2 d’origine fossile
Les émissions de CO2 d’origine fossile devraient augmenter de 0,6% en 2019 pour atteindre un record de près de 37 milliards de tonnes de CO2. Après une interruption temporaire de la croissance de 2014 à 2016, c’est la troisième année consécutive marquée par une augmentation des émissions mondiales de CO2 : +1,5% en 2017, +2,1% en 2018 et la projection pour 2019 est de +0,6%. Les tendances quant à l’utilisation mondiale du gaz naturel et du pétrole suggèrent qu’une nouvelle augmentation des émissions n’est pas exclue en 2020.
https://global-climat.com/2019/12/06/niveau-record-pour-les-emissions-de-co2-dorigine-fossile/

https://yonnelautre.fr/

COP 25

Qui (ne) fait (pas) sa part du travail dans la lutte contre le dérèglement climatique ?

C’est donc ce lundi que la COP25 a démarré à Madrid. Pendant une dizaine de jours, scientifiques, experts du climat, et représentants des États discuteront des moyens de ralentir le réchauffement du climat notre planète.

Fin 2018, les principaux gaz à effet de serre ont franchi de nouveaux records de concentration dans l’atmosphère, en particulier le CO2 avec 407,8 parties par millions (mg/kg). Pour les experts du GIEC, quand bien même les États tiendraient leurs engagements sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ce sera au moins +3 °C d’ici la fin du siècle, alors que chaque demi-degré supplémentaire augmente l’intensité et la fréquence de catastrophes météorologiques comme les canicules, les sécheresses ou les inondations. A l’heure de l’ouverture de la COP25, voici un état des lieux des plus gros et plus faibles pollueurs de notre atmosphère.

Quels sont les mauvais élèves de la lutte en faveur du climat ?

  • Le paradoxe chinois

En tête du classement des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, il y a sans surprise la Chine. D’après le consortium d’experts, Climate Action tracker, la consommation accrue de combustibles fossiles a entraîné une augmentation de 2,3% des émissions de CO2 l’année dernière et de 4% au premier semestre 2019, alors que les émissions semblaient se stabiliser entre 2014 et 2016. « Considérant la population, la démographie qu’elle représente, mais aussi parce qu’elle a massivement investi dans les centrales à charbon, la Chine est un gros émetteur de CO2. Et donc, en plus de devoir affronter des enjeux liés au réchauffement planétaire, la Chine doit faire face à des enjeux de santé publique qui sont gigantesques à cause de la pollution. Et puis, en termes d’émission de CO2, il faut également prendre en compte tous les financements et les exportations auxquelles le pays contribue. On sait que la Chine est un pays qui a développé son économie essentiellement sur les exportations. Et enfin, la Chine a participé à une augmentation des émissions mondiales de CO2 en finançant des projets très polluants, » précise Juliette Boulet, porte-parole de Greenpeace et membre de l’équipe « climat » de l’ONG.

Mais, si la Chine investit dans des projets polluants, « elle a développé un gros pan de ses exportations dans le développement du photovoltaïque et des énergies renouvelables, comme l’éolien. Et donc d’une part, elle produit son électricité à l’intérieur de son territoire avec d’une part énormément de centrales à charbon, mais aussi de l’hydroélectricité et la construction de barrages gigantesques, qui ne sont pas émetteurs de CO2 mais posent des problèmes en matière de déplacement de population, et d’impact sur la biodiversité, et d’autre part, elle est devenue un des acteurs prioritaires dans le développement du photovoltaïque », souligne-t-elle.

  • Les USA sous Trump

Avec les Chinois, les Américains figurent dans les mauvais élèves en matière de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. En effet, comme l’explique Juliette Boulet, « les USA ont une histoire importante liée aux énergies fossiles. Et dans le futur, ils veulent vraiment investir et développer le gaz de schiste, qui est une énergie extrêmement polluante, et qui nécessite des processus d’extraction extrêmement polluants. » Et la tendance ne risque pas de s’inverser dans les prochaines années. Le 4 novembre dernier, Donald Trump a envoyé une notification officielle aux Nations Unies du retrait de son pays des accords de Paris.

  • Une Russie « rétrograde »

La porte-parole de Greenpeace qualifie la nation dirigée par Vladimir Poutine comme « rétrograde ». « La Russie a pas mal investi dans les énergies fossiles d’une part, et d’autre part, elle est aussi un pays encore très nucléarisé. Par ailleurs, elle joue un rôle extrêmement néfaste dans les négociations internationales, car la Russie ne veut pas du tout d’avancées dans les négociations. Ils ont aussi développé des contacts très rapprochés avec tous les pays arabes, dont l’Arabie saoudite, qui est un grand exportateur de pétroles. »

Des gros pollueurs, mais pas seulement

Face à ces gros émetteurs de CO2, certains pays ont décidé de prendre la lutte contre le réchauffement de la planète, à bras-le-corps. Il s’agit du Costa Rica et du Maroc.

  • Le Costa Rica, exemplaire

En effet, le Costa Rica a massivement investi dans les énergies renouvelables pour sa production d’électricité, d’après la porte-parole de Greenpeace. « C’est un pays extrêmement exemplaire, qui a réussi à transformer complètement son économie dans le secteur du transport », souligne Juliette Boulet. En février dernier, le président costaricain, Carlos Alvarado, a ainsi lancé un plan national de décarbonations avec l’objectif d’en faire l’un des premiers états au monde à atteindre zéro émission nette d’ici 2050. Entre autres mesures, ce plan prévoit que 100% des bus et des taxis seront à zéro émission d’ici le milieu du siècle, avec un quota de 70% visé pour 2035. En 2050, 60% de la flotte de véhicules légers (particuliers comme administratifs) devront fonctionner sans émission, avec 100% des ventes respectant ce critère « au maximum » au milieu du siècle.

  • Le Maroc, paradis du photovoltaïque

Selon Juliette Boulet, si le Maroc fait aujourd’hui figure d’exemple dans le domaine des réductions des émissions de CO2, c’est « parce qu’ils ont des lieux propices à investir dans les énergies renouvelables. Ils ont beaucoup de kilomètres de côtes maritimes, beaucoup de soleil et aussi le désert tout proche qui leur permet d’installer notamment des grands champs photovoltaïques. Cela fait leur force dans les initiatives développées en faveur du climat. Cela ne veut pour autant pas dire qu’il n’y a pas de risque de construire, notamment, une centrale à charbon aussi, mais a priori le Maroc et le Costa Rica joue un rôle intéressant en matière d’investissement dans les technologies qui peuvent être propices au climat.« 

  • L’Inde : un cas particulier

Jusqu’à encore 2017, l’Inde figurait dans le top 5 des pays affichant le plus d’émissions de CO2. Mais, aujourd’hui, elle est devenue un des leaders mondiaux en matière d’investissement dans les énergies renouvelables, dépassant les investissements dans les énergies fossiles. « Le président Modi a, en effet, massivement investi dans l’installation de panneaux photovoltaïques. Ce qui se justifie, le pays bénéficiant d’un taux d’ensoleillement important », confirme l’attachée de presse de l’ONG de défense de l’environnement. L’Inde pourrait devenir un chef de file mondial du climat bénéficiant d’une classification « compatible avec 1,5 ° C » si elle abandonnait ses projets de construction de nouvelles centrales au charbon.

Les émissions de CO2 augmentent, et c’est tout ?

Non, le réchauffement de la planète a également des conséquences sur le régime des pluies. Celui-ci est perturbé, car la chaleur de l’air accélère l’évaporation des étendues d’eau. Résultat : on assiste à des phénomènes climatiques intenses, voire extrêmes comme les inondations, les canicules et les sécheresses. Le réchauffement climatique accentue également la pression sur les océans. « Les océans sont tellement malmenés que le risque est grand qu’il y ait une perte de biodiversité très importante, et qu’ils ne jouent plus non plus le rôle de moteur. Au plus les températures augmentent, au plus l’eau s’évapore, et plus les océans vont s’acidifier. Et au moins, ces océans vont pouvoir jouer leur rôle de capteur de CO2 », affirme notre expert.

La fonte des glaciers continentaux et l’expansion de l’eau due au réchauffement déclenchent un autre processus : la hausse du niveau des océans. Cette hausse pourrait atteindre 30 à 60 cm environ d’ici 2100, et ce même si les émissions de gaz à effet de serre sont fortement réduites et si le réchauffement planétaire est limité à une valeur bien en dessous de 2 °C, mais environ 60 à 110 cm si ces émissions continuent d’augmenter fortement », alerte le Giec.

Voilà le constat. Et maintenant ?

En 2015, l’accord de Paris a engagé 192 pays dans une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement à + 2 °C. Nous sommes quatre ans plus tard, et force est de constater que le réchauffement de notre planète s’est accentué. Selon l’ONU, les 4 dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète. Un récent rapport de l’Organisation des Nations Unies précisait également que les émissions de CO2 avaient encore progressé de 1,5% par an ces 10 dernières années et qu’elles ne donnaient aucun signe de ralentissement alors qu’il faudrait qu’elles baissent de 7 à 6% par an, chaque année entre 2020 et 2030 pour espérer respecter la limite de +1,5 °C.

L’enjeu de la COP25 sera alors de remettre sous la loupe les pays qui font mal, ceux qui ne respectent pas leurs engagements pris lors de la COP21 de Paris. « C’est la dernière fois qu’on peut faire pression sur eux pour la concrétisation des engagements avant la tenue de la COP26 à Glasgow, en 2020. La COP26 sera une COP cruciale, parce que c’est là que les États doivent remettre ce qu’on appelle les NDC, autrement dit les « contributions nationales en faveur du climat », et normalement augmenter les ambitions qui sont comprises dans ces NDC », affirme la porte-parole de Greenpeace. 

Pour comprendre ce que sont les Nationally Determined Contributions, il faut remonter à la COP de Paris. Afin de rester sous la barre des 2 °C, chaque Etat a dû remettre ses contributions nationales, c’est-à-dire ses engagements pour rester en dessous de 2 °C. « Or, on sait que les contributions nationales de chaque Etat prises à Paris, en 2015, en termes d’engagements sont complètement insuffisantes. Ils savent qu’ils vont devoir revoir ces contributions à la hausse, mais personne ne l’a encore fait formellement. La COP25 à Madrid, c’est, entre guillemets, la répétition générale avant 2020 », explique Juliette Boulet.

Car, si les citoyens se mobilisent davantage pour le climat, s’ils sont plus respectueux de l’environnement, le politique doit encore faire sa part, pour éviter de voir la terre se réchauffer de 3 degrés supplémentaires.

rtbf.be

Vingt compagnies

Ces 20 portent la responsabilité historique de la crise climatique.

Un jour sans doute l’histoire jugera. Vingt sociétés, vingt compagnies pétrolières ou gazières, dont plus de la moitié sont des entreprises d’État, détiennent le triste record d’être, à elles seules, responsables de 35 % des émissions de gaz à effet de serre. Elles ont, pendant des décennies, contribué au dérèglement climatique et à la situation de non-retour vers laquelle nous nous dirigeons. À elles seules, en toute connaissance de cause, elles ont favorisé le déversement de centaines de milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Toutes connaissaient la portée et les conséquences de leurs actions depuis au moins cinq décennies. Aucune n’a fait marche arrière. Au contraire, aujourd’hui encore elles dépensent des centaines de millions de dollars en lobbying pour acheter la complicité des responsables politiques et s’offrir le droit de massacrer la planète. Toutes disent être vertueuses et vertes. Toutes mentent.

𝐂𝐞𝐬 𝟐𝟎 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐢𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐣𝐞𝐭𝐞́ 𝟒𝟖𝟎 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐂𝐎𝟐 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝟏𝟗𝟔𝟓.
↬En milliards de tonnes de dioxyde de carbone ou équivalent.
Saudi Aramco 59.26
Chevron 43.35
Gazprom 43.23
ExxonMobil 41.90
National Iranian Oil Co 35.66
BP 34.02
Royal Dutch Shell 31.95
Coal India 23.12
Pemex 22.65
Petróleos de Venezuela 15.75
PetroChina 15.63
Peabody Energy 15.39
ConocoPhillips 15.23
Abu Dhabi National Oil Co 13.84
Kuwait Petroleum Corp 13.48
Iraq National Oil Co 12.60
Total SA 12.35
Sonatrach 12.30
BHP Billiton 9.80
Petrobras 8.68

Up-magazine.info

TOTAL assigné pour ses activités en Ouganda

Le géant pétrolier français veut exploiter 400 puits de pétrole sur six champs dans un parc national protégé et construire le plus grand oléoduc du monde en Ouganda. Les populations locales sont expulsées dans des conditions dénoncées par les ONG. Celles-ci ont décidé de saisir le tribunal au nom du devoir de vigilance.

Après la mise en demeure, le tribunal. Mercredi 23 octobre, plusieurs ONG – les Amis de la Terre France, Survie, AFIEGO, CRED, NAPE/Amis de la Terre Ouganda et NAVODA – ont annoncé avoir saisi le tribunal afin d’assigner en référé la société mère française Total S.A. concernant ses nouvelles obligations légales créées par la loi sur le devoir de vigilance des multinationales de 2017. Cette décision fait suite à la mise en demeure, fin juin (lire notre boîte noire), du géant pétrolier français, lui demandant de réviser son plan de vigilance et de revoir sa mise en œuvre effective concernant un méga-projet pétrolier dont il est l’opérateur principal en Ouganda. 

Total y travaille sur un vaste projet d’extraction de pétrole – 400 puits sur six champs situés dans un parc national protégé – et le plus grand oléoduc « chauffé » du monde – 1 445 kilomètres pour apporter le pétrole jusqu’à l’océan Indien via la Tanzanie. Interrogé en mai 2019 sur le risque environnemental d’opérer dans cette réserve, le groupe Total assurait pouvoir laisser à son départ « un environnement dans un meilleur état que celui qu’il a trouvé ». « Les opérations couvriront moins de 0,1 % de la superficie du parc », ajoutait Total.

L’Ouganda n’a estimé que récemment, en 2006, ses réserves pétrolières. Celles-ci s’élèvent à 1,7 milliard de barils au moins, ce qui pourrait classer le pays aux alentours de la 30e place des producteurs mondiaux. Ces réserves se trouvent cependant dans le parc national de Murchison Falls, grand de 4 000 km2.

À l’issue d’un délai de trois mois après la mise en demeure, les ONG ont constaté que Total avait rejeté leurs accusations, les autorisant à saisir la justice. Jugeant d’une urgence sociale et environnementale, c’est le juge des référés qui a été saisi. La loi relative au devoir de vigilance permet d’obliger une entreprise à respecter ses obligations, le cas échéant, sous astreinte. « Total pourrait ainsi être contrainte de revoir son plan de vigilance afin de réellement prendre en compte les impacts des activités du groupe pétrolier sur les populations locales et l’environnement, estiment les ONG dans un communiqué commun. Le juge pourrait aussi exiger la mise en œuvre effective de mesures urgentes pour prévenir des violations ou des dommages imminents. »

Pour Thomas Bart, militant de Survie qui a coordonné l’enquête sur place, « les impacts désastreux de ce projet se font déjà cruellement sentir pour les milliers de personnes dont les terrains et maisons sont accaparés, pour la biodiversité exceptionnelle de cette région d’Ouganda. Les écosystèmes que doit traverser un oléoduc géant sont menacés à très court terme. Il y a urgence à empêcher cela. Si l’on considère les risques de cet oléoduc dans leur globalité, on parle de dizaines de milliers de personnes qui seraient touchées par un tel projet ».

Juliette Renaud, responsable de campagne sur la Régulation des multinationales aux Amis de la Terre France, explique pour sa part : « Total a trop longtemps agi en toute impunité, nous espérons que cette action en justice marquera un tournant. Au-delà de l’urgence d’agir contre ce projet scandaleux, l’enjeu de ce premier cas judiciaire est aussi la juste reconnaissance du contenu réel des nouvelles obligations de vigilance que cette loi impose aux multinationales : ces dernières ne peuvent plus se cacher derrière de simples déclarations d’intention. Une première jurisprudence très attendue en la matière pourrait ainsi servir pour de nombreux autres cas. Nous défendrons donc l’application de la lettre et l’esprit de cette loi qui vise à renforcer la lutte contre l’impunité des multinationales. »

Selon cette loi, les grandes multinationales sont tenues de publier chaque année, dans leur rapport annuel, un plan de vigilance cartographiant les risques aussi bien sur les droits humains que sur l’environnement que font peser les activités de leurs filiales et même de leurs sous-traitants. Ce plan de vigilance doit être suffisamment précis. Et surtout, il doit être accompagné d’actions destinées à empêcher, prévenir, ou endiguer ces risques.

C’est là que le bât blesse. Selon les ONG présentes mardi 25 juin à une conférence de presse à Paris, le plan de vigilance de Total publié au printemps 2019, au moment de la parution de son rapport annuel 2018, est incomplet et flou. Or les ONG ont relevé, en Ouganda, des « violations ou graves risques de violations des droits humains » de la part de la filiale à 100 % de Total sur place (immatriculée aux Pays-Bas…) et de deux sociétés sous-traitantes. 

Dans un accord avec le gouvernement, Total s’est en effet engagé à racheter les terres des paysans expulsés pour laisser place aux champs pétroliers puis, dans un avenir proche, au parcours de l’oléoduc. Mais sur place, les paysans sont expulsés avant même de recevoir une compensation, avec interdiction de revenir à leurs champs. Cette situation entraîne une impossibilité de subvenir aux besoins de leur famille, une déscolarisation, voire des problèmes de famine.

Présent fin juin à la conférence de presse parisienne, Dickens Kamugisha, avocat, directeur exécutif de l’association AFIEGO, a détaillé la situation : six millions de personnes vivent de cette région de pêche et d’agriculture ; dans son étude d’impact, Total estime que 50 000 personnes doivent être déplacées. « Mais les gens doivent accepter les compensations proposées car un système de “cut off date” risque sinon de leur faire tout perdre », a ajouté Dickens Kamugisha. 

Les ONG ont précisé avoir des témoignages concrets dans leur dossier, mais ne pas pouvoir les rendre publics pour des raisons de sécurité. Celles-ci ont en effet beaucoup de mal à travailler sur place. 

Un « poste de police pétrolière » (des policiers ougandais qui ne semblent être qu’au service de l’industrie pétrolière) a été mis en place à l’entrée du futur site, juste en face des bureaux du sous-traitant de Total chargé de procéder au rachat des terres. Ce poste sert de filtre en intimidant ONG et habitants sur place. Les premières peuvent difficilement travailler, les seconds n’osent pas parler. 

Ailleurs dans le pays, le travail des ONG est également mis à mal. Dickens Kamugisha a raconté des attaques de bureaux la nuit par la police gouvernementale, le vol d’ordinateurs, etc. « Nos partenaires menacés d’arrestation, c’est une situation très difficile », a résumé Juliette Renaud.

Les ONG ont bien tenté de se tourner vers la justice ougandaise, sans plus de succès. La Constitution de 2015 oblige certes à compenser les terres saisies avant les expulsions, mais ce n’est pas le cas ici. « Nous avons fait un recours en 2014 devant la Cour suprême d’Ouganda mais l’affaire n’est toujours pas audiencée et en attendant les gens n’ont rien », a expliqué Dickens Kamugisha.

Les risques pour les droits humains pourraient également concerner le pays voisin, la République démocratique du Congo. La région qui jouxte l’Ouganda est particulièrement instable politiquement. Or le projet prévoit de mettre en place des forages horizontaux sous le lac Albert, qui est partagé par les deux pays, pouvant donc donner le sentiment que les Ougandais prennent le pétrole congolais. 

Le lac Albert est également concerné par les risques environnementaux qui pèsent sur le projet. Total insiste sur le fait que le premier puits est à 15 km du lac, mais de l’eau va être pompée et donc devoir être transportée. En outre, le projet nécessite le passage, sous le Nil, d’un oléoduc. En cas d’accident, c’est tout l’est de l’Afrique qui pourrait être affecté. 

Enfin, le parc national de Murchison Falls compte des espèces protégées et est classé en zone humide d’importance internationale, précieuse pour la conservation des oiseaux, connue pour abriter des espèces rares, vulnérables et menacées. Le parc dans son ensemble abrite plus de 500 espèces d’animaux – différentes antilopes, lions, éléphants, hippopotames, phacochères – dont certaines menacées, comme la girafe de Rothschild.

À cette heure, on ne sait même pas combien l’exploitation pétrolière est susceptible de rapporter à l’Ouganda, dont le PIB s’élevait en 2018 à 28,36 milliards de dollars (730 dollars par habitants) – à mettre en regard de la capitalisation boursière de Total, évaluée à 130 milliards d’euros environ début 2019. Le gouvernement ougandais affirme que 80 % des gains iront au pays, mais les ONG sont échaudées par un épisode précédent, lorsque les entreprises ont refusé de payer les taxes normalement dues à l’occasion de rachats de titres.

Séismes en Ardèche

La piste d’une origine humaine envisagée

Un groupe de chercheurs est actuellement au Treil pour déterminer si l’origine du séisme peut être d’origine humaine. L’usine Lafarge est notamment dans le viseur.

L’information n’est pas encore confirmée, mais une équipe de chercheurs travaille actuellement sur la question. Le Point a révélé jeudi 14 novembre que le séisme de magnitude 5,1 survenu le 11 novembre au Teil (Ardèche) pourrait avoir été causé par l’activité du cimentier Lafarge. La carrière de calcaire du groupe est située à proximité de la commune ardéchoise.

Les mesures prises sur le terrain indiquent que le tremblement de terre a frappé la croûte terrestre à un ou deux kilomètres de profondeur. « Or, c’est très étonnant pour un pays comme la France où les séismes se situent généralement entre 5 et 20 kilomètres de profondeur », relève auprès du Point Jean-Robert Grasso, membre du laboratoire ISTerre. « Une faible profondeur est une particularité que l’on retrouve lors des séismes induits par l’activité humaine. »

D’autres indices ont mis la puce à l’oreille de l’équipe pluridisciplinaire dépêchée sur place et composée de membres de GéoAzur, ISTerre et de l’IRSN. Les chercheurs ont notamment observé que le séisme n’avait entraîné que très peu de répliques. « Après un choc principal d’une magnitude de 5, on s’attendrait à beaucoup plus de répliques. D’où un questionnement sur l’origine du séisme », explique le collectif.

Le cimentier Lafarge dans le viseur

L’une des pistes évoquées ramène au cimentier Lafarge, dont le fief historique est situé entre les communes du Teil et de Viviers, non loin de Montélimar. Les chercheurs s’appuient sur différents exemples de cas où la présence d’une carrière a entraîné un séisme, notamment aux États-Unis.

France Bleu Ardèche, en plus de confirmer les informations du Point, avance une autre possibilité. Le séisme aurait pu être provoqué par le changement climatique. Ainsi des pluies intenses consécutives à une période de sécheresse peuvent exercer une pression et déformer la terre.

sudouest.fr

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Un autre article dans le midi libre

https://www.midilibre.fr/2019/11/15/seisme-en-ardeche-des-elements-troublants-o

Refus de l’extractivisme n° 405

Épuisement des ressources & Ravages de l’extractivisme

1/ Agir contre le changement climatique dans le Monde : Les jeunes mettent les énergies fossiles au ban et ça marche !
Ce qui a démarré par la révolte d’une poignée d’étudiants américains est devenu en quelques années un mouvement international baptisé « Go Fossil Free » (Sortir des énergies fossiles). Aujourd’hui, il se targue de réunir plus de 1 100 institutions, pesant 11 500 milliards de dollars, et 58 000 particuliers engagés à ne plus soutenir le charbon, le pétrole et le gaz. Voici le huitième épisode de notre série consacrée à la mobilisation des jeunes pour le climat.
https://www.novethic.fr/actualite/energie/energies-fossiles/isr-rse/generation-climat-quand-les-jeunes-mettent-les-energies-fossiles-au-ban-et-que-ca-marche-147886.html

2/ Les assureurs et les banques se sont engagés à sortir du charbon mais sont encore loin du compte
À quelques jours du Climate Finance Day, trois ONG interpellent les banques, assurances et sociétés de gestion sur leurs stratégies d’exclusion des entreprises du charbon. Selon un rapport des Amis de la Terre, Banktrack et Unfriend Coal, ces trajectoires demeurent encore insuffisantes et doivent être renforcées s’ils veulent tenir leur engagement d’atteindre la neutralité carbone.
https://www.novethic.fr/actualite/finance-durable/isr-rse/la-sortie-du-charbon-ne-va-pas-assez-vite-pour-les-ong-147896.html

3/ La France découvre un trésor de lithium dans son sous-sol, mais n’est pas certaine de pouvoir l’exploiter
La France, au côté de l’Allemagne, est bien décidée à ne pas se laisser distancer dans la course à la batterie pour la voiture électrique. Au cœur de cette technologie, on trouve entre autres le lithium aujourd’hui produit dans une poignée de pays à travers le monde. La découverte d’importants filons en Alsace laisse espérer un approvisionnement national jusqu’à 10 %. Cependant, l’exploitation de matières premières en France est aujourd’hui très difficile.
https://www.novethic.fr/actualite/environnement/ressources-naturelles/isr-rse/la-france-decouvre-un-tresor-de-lithium-dans-son-sous-sol-mais-n-est-pas-certaine-de-pouvoir-l-exploiter-147891.html

4/ Climat : la banque européenne d’investissement renonce à financer les énergies fossiles, une décision « historique »
La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé jeudi qu’elle cesserait de financer de nouveaux projets liés aux énergies fossiles, y compris le gaz, à partir de 2022. Une décision saluée pour sa contribution à la lutte contre le changement climatique.
https://www.novethic.fr/actualite/finance-durable/isr-rse/climat-la-bei-renonce-a-financer-les-energies-fossiles-une-decision-historique-147906.html

5/ Changement climatique : l’étrange fin du procès du pétrolier Exxon
Ce devait être la version pétrolière des grands procès du tabac. Le procès américain d’Exxon, initié par l’Etat de New York, s’est finalement clôt par un coup de théâtre, le vice-procureur ayant abandonné trois des quatre charges qui pesaient sur le pétrolier. Une stratégie qui peut sembler déroutante mais qui a sa logique dans la perspective des nombreux procès climatiques à venir.
https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/changement-climatique-l-etrange-fin-du-proces-du-petrolier-exxon-147910.html

6/ Les peuples autochtones face à l’extraction des ressources
Selon les Nations Unies, les peuples autochtones comptent quelque 370 millions de personnes sur la Terre, réparties dans 90 pays et plus de 5000 cultures différentes. Quelles réalités sociales et économiques recouvrent la notion de peuple autochtone d’un pays à un autre ?
https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-15-novembre-2019

7/ La Chine continue à construire massivement des centrales à charbon
En matière de transition énergétique, il faut souvent soigneusement distinguer les discours et la réalité. Quand l’Amérique de Trump a décidé de se retirer des accords de Paris sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la Chine s’est empressée de réaffirmer son engagement à lutter contre le réchauffement climatique. Elle l’a encore fait il y a quelques semaines. Des promesses difficiles à tenir. La Chine est de loin le premier émetteur de CO2 de la planète avec 9,5 gigatonnes l’an dernier (+2,5%). Cela représente près de 27% des émissions mondiales.
https://www.transitionsenergies.com/chine-construire-massivement-centrales-charbon/
À la veille de la COP25, la Chine pointée du doigt pour son addiction au charbon
Après la sortie officielle des Etats-Unis de l’Accord de Paris, c’est un bien mauvais signal envoyé à la communauté internationale à quelques jours de la COP25. Dans un nouveau rapport du Global Energy Monitor, la Chine est de nouveau pointée du doigt pour sa production électrique au charbon. Après avoir suspendu la construction de nouvelles centrales pour lutter contre la pollution de l’air, le pays a accru ses capacités de 43 gigawatts en seulement un an et demi, annihilant les efforts du reste du monde.
https://www.novethic.fr/actualite/energie/energies-fossiles/isr-rse/a-la-veille-de-la-cop25-la-chine-pointee-du-doigt-pour-son-addiction-au-charbon-147924.html

8/ Amazonie : l’avocat des autochtones harcelé par le groupe pétrolier Chevron
Le géant pétrolier Chevron, condamné après des décennies de pollution en Amazonie, harcèle l’avocat phare des autochtones. Steven Donziger a refusé de leur livrer son ordinateur et est désormais assigné à résidence.
https://reporterre.net/Amazonie-l-avocat-des-autochtones-harcele-par-le-groupe-petrolier-Chevron

9/ Au Brésil, la marée noire, d’origine toujours inconnue, atteint les côtes de l’Etat de Rio
Trois mois après la découverte des premières traces d’hydrocarbures sur les plages, plus de 2 000 km de côtes ont été touchées, et le président se prépare « au pire ».
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/23/au-bresil-la-maree-noire-d-origine-toujours-inconnue-atteint-les-cotes-de-l-etat-de-rio_6020288_3244.html

https://yonnelautre.fr/

Un rapport sur les entreprises fossiles

Il pointe le lobbying intense des entreprises fossiles à Bruxelles et Paris

Pour se désintoxiquer du pétrole, il y a bien entendu les « petits gestes » comme se débarrasser de sa voiture pour une plus propre ou bien limiter son utilisation de plastique. Il y a aussi la politique. Où cela risque d’être plus compliqué. Dans un rapport rendu public jeudi 24 octobre, quatre ONG – les Amis de la Terre France et Europe, Corporate Europe Observatory, Food & Water Europe et Greenpeace – révèlent que l’argent coule à flots en Europe quand il s’agit, pour l’industrie fossile, d’influencer la décision politique. Une version française du rapport a été publiée dans la foulée par les Amis de la Terre France et l’Observatoire des multinationales.

BP, Chevron, ExxonMobil, Shell et Total – secondés par leurs groupes de pression basés à Bruxelles – ont déclaré avoir consacré, entre 2010 et 2018, plus de 250 millions d’euros à des campagnes de lobbying « destinées à retarder, affaiblir et saboter l’action en faveur du climat », selon le rapport. Les cinq géants du pétrole ont dépensé 123,3 millions d’euros dans des activités de lobbying en UE, tandis que leurs 13 groupes de pression ont estimé leur contribution à 128 millions d’euros supplémentaires. Deux cents lobbyistes sont de fait au service de cette activité en ce moment même.

Or, rappellent les ONG, les cinq principales multinationales pétrolières et gazières sont collectivement responsables de 7,4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre enregistrées entre 1988 et 2015. En 2018, elles ont réalisé plus de 82 milliards de dollars US de bénéfices, tandis que leurs dirigeants empochaient près de 80 millions de dollars. 

« Depuis 2010, des lois sur le climat et l’énergie, dont l’importance dépasse largement le cadre de Bruxelles, ont été édulcorées et affaiblies pour se plier aux desiderata de la filière. Les objectifs climatiques de l’UE pour 2030 ont été adoptés sans le moindre engagement en matière d’économies d’énergie et avec une cible terriblement inadaptée concernant les énergies renouvelables, le gaz fossile se taillant la part du lion dans la stratégie 2050 du continent », peut-on lire dans le rapport.

« La seule participation de ces lobbyistes à la prise de décision constitue en soi un conflit d’intérêts sans précédent, auquel il nous faut immédiatement mettre fin », poursuivent les auteurs. Ceux-ci donnent un exemple : en 2014, alors que l’UE s’accordait sur des objectifs climatiques et énergétiques pour 2030, le top 5 des majors pétrolières et gazières et leurs associations professionnelles ont déclaré avoir consacré 34,3 millions d’euros à influencer l’UE. « Résultat ? Des propositions d’objectifs trop peu ambitieuses pour espérer confiner le réchauffement climatique sous les 1,5 degré ou permettre à l’Europe d’assumer sa juste part de responsabilité à l’égard de la planète. »

La France est tout aussi concernée que l’Europe, même si les acteurs ne sont pas tout à fait les mêmes : le « top 5 » des entreprises du pétrole, du charbon et du gaz les plus actives auprès des décideurs est composé de Total, Uniper, EDF, Engie et Vermilion. Pour l’année 2018, ces firmes ont dépensé jusqu’à 7,3 millions d’euros en lobbying et déclarent employer 53 lobbyistes à Paris. 

« Contrairement au registre des lobbies de l’Union européenne, il est par contre impossible d’avoir des informations sur le nombre de rendez-vous que les lobbyistes de l’industrie fossile ont avec les décideurs politiques en France », note le rapport.

Les ONG explorent également « l’influence néfaste de l’industrie fossile sur notre processus démocratique » à travers une série d’exemples qui « témoignent de la redoutable efficacité des tactiques mises en œuvre » et des « liens étroits » que l’industrie fossile entretient avec « les décideurs afin de saper et de dévoyer l’action en faveur du climat aux niveaux national, communautaire et international »

La France est particulièrement concernée par les allers-retours public-privé et la « tendance s’est encore accentuée depuis l’élection d’Emmanuel Macron ». En mai 2019, le groupe Total a par exemple procédé à un recrutement remarqué : celui de Jean-Claude Mallet, qui a passé sa carrière de haut fonctionnaire dans le secteur de la défense avant de devenir conseiller spécial de Jean-Yves Le Drian au ministère des armées puis à celui des affaires étrangères. En 2016, il avait débauché Denis Favier, ancien patron du GIGN et de la gendarmerie, pour en faire son directeur de la sécurité. 

Pour appuyer son propos, le rapport donne d’autres exemples. Ainsi, la loi Hulot de 2017 visant à mettre fin aux hydrocarbures en France « devait permettre l’abandon progressif de l’extraction des énergies fossiles en interdisant le renouvellement des permis d’exploitation : certains projets pétroliers et gaziers devaient prendre fin dès 2021, et il n’y devait plus rester que quelques puits ouverts en 2030 », rappelle le rapport. 

L’attaque des lobbies a eu lieu en deux temps. D’abord, la compagnie pétrolière Vermilion, au travers d’un cabinet d’avocats, a menacé de poursuivre l’État devant les tribunaux d’arbitrage internationaux. Le Conseil d’État a compris le message, se rangeant du côté des « droits et libertés » du secteur privé. Une partie du texte a été amputée. 

Mais dans un second temps, les lobbies de l’industrie ont « mis à contribution les deux mois de débat législatif pour affaiblir davantage la loi, la version finale permettant même le renouvellement, sous certaines conditions, des permis d’exploitation au-delà de la date limite de 2040 ».

Autre exemple : le 20 juin dernier, un amendement porté par Delphine Batho organisant la fin des subventions publiques aux énergies fossiles à travers les garanties publiques à l’exportation est adopté en commission des affaires économiques, avec l’aval du rapporteur de la loi énergie-climat, Anthony Cellier. En séance, quelques jours plus tard, l’amendement disparaît au profit d’un amendement gouvernemental demandant… un rapport sur le sujet.

Que s’est-il passé ? L’alors ministre de la transition écologique François de Rugy évente une partie du mystère en séance : si cet amendement reste dans la loi, ce serait un coup de massue pour le site de General Electric à Belfort, qui produit des turbines à gaz. Or, le directeur de General Electric, Hugh Bailey, fut en 2016 conseiller en affaires industrielles et financement des exportations au cabinet d’Emmanuel Macron, à l’époque ministre de l’économie. Cette année-là, l’État avait octroyé une garantie de 70,3 millions d’euros à General Electric Energy Product pour une centrale à gaz en Irak. Une enquête est depuis ouverte pour prise illégale d’intérêts, et l’on a appris que la commission de déontologie de la fonction publique, qui a autorisé Hugh Bailey à pantoufler, n’était pas au courant de cette garantie octroyée au moment même où il conseillait Macron.

Enfin, le rapport fait état d’un aller-retour express entre le public et le privé, au niveau européen cette fois. En 2014, Chris Davies, qui vient de passer quinze ans au sein du Parlement européen, crée son propre cabinet de lobbying. Farouche défenseur des technologies de capture et stockage du carbone (CSC) – quand bien même ces solutions seraient très décriées –, il finit par co-rédiger des « amendements avec Shell et BP » et se targue d’avoir « fait chanter » la Commission européenne pour arracher des subventions publiques pour les projets pilotes de CSC. Il a en outre été engagé par la société de lobbying Fleishman-Hillard, qui compte parmi ses clients les groupes de pression du secteur des carburants fossiles, dont Shell et BP. 

En 2019, Chris Davies est finalement réélu député européen. « Quelques mois plus tard, relève le rapport, des publicités du groupe de pression GasNaturally faisaient leur apparition dans le métro bruxellois, représentant un Chris Davies, député européen, insistant au nom des entreprises fossiles sur la nécessité de recourir au CCS “pour endiguer la crise climatique”. »

Les ONG concluent leur rapport en appelant à « chasser l’industrie fossile de nos politiques ». Elles demandent notamment la mise en place d’un « garde-fou pour interdire à l’industrie pétrolière et gazière l’accès aux processus de décision », la fin du « traitement de faveur réservé à l’industrie fossile » (qui a sa place dans les négociations climatiques) ou encore le rejet des « partenariats avec l’industrie fossile ». Il paraît peu vraisemblable qu’Emmanuel Macron y réponde favorablement.

Les mines d’uranium ne sont plus rentables au Niger

Elles sont victimes de l’effondrement des cours mondiaux

Première question : quand s’arrêtera donc ce type d’exploitation scandaleuse sur le plan humain et écologique ?

Deuxième question : quand s’arrêtera cette production d’énergie nucléaire qui laissera des traces indélébiles pour les générations à venir ?

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La production d’uranium, qui représentait encore 60% des recettes d’exportation du Niger en 2010, est dans une mauvaise passe. Les mines s’épuisent et sont trop chères à exploiter, depuis que les cours se sont effondrés à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima. 

Les deux mines d’uranium nigériennes du français Orano (ex-Areva) sont mal en point. L’une, la Cominak, arrêtera sa production en mars 2021, a annoncé le 23 octobre dans un communiqué le groupe nucléaire français. L’autre, la Somaïr, également en fin de vie, a fortement réduit la voilure et le nombre de ses salariés en raison des cours bas de l’uranium.

Des centaines d’emplois sont menacés dans un pays parmi les plus pauvres du monde. « L’épuisement des réserves ne permet plus la poursuite des opérations. Avec des coûts d’exploitation très élevés et une forte baisse des prix de l’uranium, la Cominak est déficitaire depuis 2017, malgré la mise en œuvre de plans d’économies », souligne le communiqué.

Selon le ministre nigérien des Mines, Hassane Barazé, « la Cominak avait clôturé l’exercice 2018 avec une perte nette d’au moins 17 milliards de FCFA (25,9 millions d’euros)« .  Le prix spot de l’uranium « varie actuellement autour de 36 000 FCFA (54 euros), alors que les coûts de production de la Cominak tournent autour de 50 000 FCFA (76 euros)« , a précisé le ministre.

Vue

Le Japon a fermé près de 45 réacteurs nucléaires

Les prix de l’uranium se sont effondrés, après l’arrêt des 54 réacteurs japonais qui a suivi la catastrophe de Fukushima en 2011, puis la remise de 9 d’entre eux en service. L’Allemagne a également programmé l’arrêt de son activité nucléaire à l’horizon de 2022. La production de yellow cake (uranium) est devenue surabondante.

Orano (ex-Areva) continue à exploiter le gisement à ciel ouvert de la Somaïr, lui aussi en fin de vie, mais avec moins de salariés. Le site a produit 2 164 tonnes d’uranium en 2016, à raison de 2 à 3 kilos par tonne de minerai dégagées. La France importe chaque année de l’ordre de 8000 tonnes d’uranium naturel pour alimenter son parc de 58 réacteurs nucléaires. Mais le Niger ne représente plus que 32% de ses importations. Elle s’approvisionne également auprès du Kazakhstan, du Canada et de l’Australie, les trois grands producteurs mondiaux.

Le reste de la production mondiale se partage entre la Namibie, l’Afrique du sud, l’Ouzbékistan, l’Ukraine et les Etats-Unis.

Le gisement d’Imouraren attend des jours meilleurs 

La Chine, autre grande consommatrice d’uranium, est également présente au Niger avec la société chinoise China National Nuclear Corporation, qui exploite depuis 2011 un site à Azelik, situé à 200 km au sud-ouest d’Arlit. Mais la Chine est également un producteur d’uranium.

Le gisement d’uranium d’Imouraren découvert en 1966 au sud d’Arlit et relancée par Areva en 2009 n’est lui toujours pas exploité. Ce gisement à ciel ouvert de 20 km², mais de très faible teneur (0,08%), pourrait produire près de 5 000 tonnes d’uranium métal par an pendant 35 ans. A condition que les cours mondiaux se reprennent, ce qui dépend de l’avenir de l’industrie nucléaire dans le monde

 Source : France Info 

Total fait encore parler de lui !

C’est au sujet de l’huile de palme

Total  a souvent TOTALment faux ! et TOTAL MENT

Un article du journal LeMonde

L’Assemblée rejette l’amendement controversé sur l’huile de palme

Les députés avaient voté précipitamment, la veille, un texte prévoyant le report à 2026 de l’exclusion de l’huile de palme de la liste des biocarburants.

Après le tollé suscité par un premier vote favorisant l’huile de palme, l’Assemblée nationale a fait marche arrière dans la soirée du vendredi 15 novembre en maintenant son exclusion de la liste des biocarburants qui bénéficient d’un avantage fiscal, contre l’avis de l’exécutif. Les députés ont annulé à une écrasante majorité (58 à 2) lors d’une nouvelle délibération les effets du vote litigieux de jeudi.

Confronté à un tollé des écologistes et à l’embarras de sa majorité, le premier ministre, Edouard Philippe, était monté en personne au créneau, vendredi, pour réclamer un second vote, « constatant l’absence d’un débat suffisant sur un sujet aussi important », même si le gouvernement était favorable à l’amendement.

L’Assemblée avait voté à toute vitesse, la veille, un amendement prévoyant le report à 2026 de l’exclusion de l’huile de palme de la liste des biocarburants. L’adoption de cet amendement a surpris, alors que les députés avaient justement voté l’an dernier la suppression de ce régime fiscal favorable. Le groupe Total avait tenté un recours mais le Conseil constitutionnel avait débouté le groupe pétrolier, jugeant que le Parlement pouvait tout à fait supprimer cet avantage.

« Lobbying éhonté » de Total

Le gouvernement, qui a fait de l’écologie une de ses priorités, est resté vendredi sur sa position en appelant une nouvelle fois à voter en faveur de l’amendement. Mais il a été déjugé par sa propre majorité

« Cette niche fiscale est complice d’un écocide, on ne peut pas soutenir ça », a fustigé l’ancienne ministre de l’environnement Delphine Batho, alertant sur la disparition des orangs-outans. D’autres députés ont dénoncé « un vote en catimini » jeudi.

Le vote de jeudi avait été immédiatement dénoncé par les associations écologistes comme le résultat d’un « lobbying éhonté » de Total, qui a entamé début juillet l’exploitation d’une raffinerie d’agrocarburants à La Mède, près de Marseille.

Le site, qui emploie 250 personnes, a prévu de traiter 650 000 tonnes d’huiles et de graisses par an et de s’approvisionner en huile de palme « durable et certifiée » à hauteur de 300 000 tonnes au maximum, selon le groupe pétrolier.

L’utilisation massive d’huile de palme dans l’industrie, des carburants aux cosmétiques en passant par l’alimentation, est accusée par les défenseurs de l’environnement de provoquer une déforestation massive et une menace sur la biodiversité des forêts tropicales mondiales.

Fin octobre, le PDG de Total, Patrick Pouyanné, avait plaidé sa cause en demandant « juste à être au même niveau de compétition que nos concurrents européens qui, contrairement à nous, bénéficient d’un avantage fiscal jusqu’en 2030 ».

Côté écologistes, l’association France nature environnement (FNE) a dénoncé « un chantage à l’emploi mené par Total autour de l’usine de La Mède, usine dont la légalité est débattue en justice à la suite d’une plainte ». Et de dénoncer un « désastre environnemental » causé, selon elle, par la production intensive d’huile de palme : « Chaque jour, des milliers d’hectares sont brûlés pour faire pousser ces palmiers, déforestant une grande partie de l’Asie du Sud-Est et de l’Afrique ».

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi : La taxation de l’huile de palme, deux ans de bataille législative