Archives de l’auteur : Pierre Rose

Total en Afrique

Un méga projet pétrolier dans la région des grands lacs en Afrique.

 

En 2006, de larges réserves de pétroles ont été découvertes au cœur du parc naturel protégé des Murchison Falls en Ouganda. Total, associée à d’autres compagnies pétrolières anglaise et chinoise (Tullow et CNOOC Limited) s’est ainsi positionnée pour développer un projet d’une envergure colossale.

Total va forer plus de 400 puits, permettant d’extraire environ 200 000 barils de pétrole par jour. De plus, un oléoduc géant de 1445 km de long sera construit pour transporter le pétrole, impactant des territoires à la fois en Ouganda et en Tanzanie.

En tout, plus de 10 milliards de dollars sont investis pour ce projet pétrolier démesuré.

Pourtant, la mobilisation citoyenne a déjà gagné : dans cette même région des Grands Lacs, Total vient de renoncer à exploiter du pétrole dans le parc naturel des Virunga en République Démocratique du Congo. Il est donc impensable que la multinationale puisse tranquillement lancer en même temps ce projet similaire en Ouganda, juste de l’autre côté de la frontière.

Avant même le début de l’exploitation, les impacts sur les populations locales sont déjà très graves.

Découvrez en 2 minutes ce méga-projet pétrolier et les impacts qu’il va avoir sur les populations locales et l’environnement si nous ne faisons rien


Retrouvez cette vidéo sur totalautribunal.org


Avec les Amis de la Terre et 4 associations ougandaises, Survie a initié une démarche judiciaire visant le groupe Total concernant un méga-projet pétrolier en Ouganda. Soutenez la procédure !
C’est la première étape : le 24 juin, Total a reçu une mise en demeure, au titre de la nouvelle loi sur le devoir de vigilance des multinationales, pour les activités de sa filiale en Ouganda. En cause, un méga-projet pétrolier au coeur d’un parc naturel et qui entraine l’expulsion de milliers de personnes de leurs terres.

Explications complémentaires :

https://www.france24.com/fr/20190625-ouganda-total-forage-algerie-manifestation-etudiants-michael-jackson-10-ans-mort
https://www.totalautribunal.org/survie

Refus de l’extractivisme climaticide n° 394

Épuisement des ressources & Ravages de l’extractivisme

1/ Non à la réouverture de la mine de SALAU (Ariège) : 7 Juillet 2019 : Un dimanche pour Salau // Permis annulé
https://yonnelautre.fr/spip.php?article9324

2/ Agir contre l’extraction de l’or en Guyane : « Le gouvernement doit refuser la prolongation de la concession Montagne d’or »
Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, le collectif Or de question et de nombreuses associations demandent au gouvernement de mettre un terme au projet minier de la Montagne d’or, en Guyane.
http://www.leparisien.fr/environnement/le-collectif-or-de-question-le-gouvernement-doit-refuser-la-prolongation-de-la-concession-montagne-d-or-30-06-2019-8106465.php

3/ Total à La Mède : un scandale sanitaire se rajouterait-il au non-sens écologique ?
Malgré l’accord de Paris sur le climat, la fin annoncée des avantages fiscaux aux carburants issus de l’huile de palme et leur interdiction d’ici 2030 par l’Union européenne, Total vient de lancer la phase de test de sa bioraffinerie de La Mède. Objectif : une mise en service effective en septembre. Le mouvement France Nature Environnement, opposé de longue date à ce projet, s’inquiète des fumées noires qui s’échappent déjà des cheminées et répète son opposition au non-sens écologique que constitue cette bioraffinerie pro huile de palme.
https://www.fne.asso.fr/communiques/total-%C3%A0-la-m%C3%A8de-un-scandale-sanitaire-se-rajouterait-il-au-non-sens-%C3%A9cologique

4/ Au Brésil, le territoire des indiens Yanomami mis en péril par l’explosion de l’orpaillage
Encouragés par le discours du président Jair Bolsonaro et l’incurie des agences de l’Etat, des milliers de « garimpeiros » affluent sur les terres indigènes, apportant avec eux maladies et pollution au mercure.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/09/au-bresil-le-territoire-des-indiens-yanomami-mis-en-peril-par-l-explosion-de-l-orpaillage_5487111_3244.html

5/ Climat, droits humains : la pression judiciaire monte sur Total
En 2017, la France adoptait une loi pionnière sur le devoir de vigilance des multinationales. L’objectif de cette législation, poussée par une coalition de la société civile, était de pouvoir enfin obliger les entreprises à répondre devant la justice des atteintes graves à l’environnement ou aux droits humains occasionnées par leurs activités, y compris en sous-traitance. Ce qui – comme l’ont montré de nombreuses affaires, de Bhopal à l’Erika en passant par le Rana Plaza – était jusqu’ici mission quasi impossible en raison des lacunes du droit (lire nos articles au sujet de cette loi).
https://www.bastamag.net/Total-petrolier-climat-droits-humains-justice-devoir-de-vigilance
https://yonnelautre.fr/spip.php?article8971

6/ Ça surchauffe dans les centrales nucléaires
Il y a trois semaines, on décelait une contamination radioactive de la Loire. « Légère » ont dit les responsables de centrales. Aujourd’hui, on s’inquiète du niveau et de la température de la Loire, on s’interroge sur la résistance à la chaleur des groupes électrogènes, on se demande si les réacteurs vont résister à la surchauffe de nouvelles canicules. Les pouvoirs publics distribuent des capsules d’iode aux riverains de toutes les centrales ; « au cas où ». Le nucléaire est certes le système de production d’énergie le plus propre sur le plan des émissions des gaz à effet de serre. Il n’en demeure pas moins qu’en situations climatiques extrêmes, il semble dangereusement atteindre ses limites.
http://www.up-magazine.info/index.php?option=com_content&view=article&id=8805:ca-surchauffe-dans-les-centrales-nucleaires&catid=177:transition-energetique&Itemid=826

7/ Cuivre : quel avenir pour ce métal essentiel à la transition énergétique ?
Présentes dans de nombreuses technologies de décarbonation, les matières premières minérales sont essentielles à la transition énergétique. À la fois de manière directe, pour les intégrer dans les technologies, et indirecte, pour les inclure dans un composant lié mais indépendant de la technologie, à l’image des batteries pour les véhicules électriques.
L’ensemble des innovations de décarbonation est ainsi dépendant de la disponibilité de minerais devenus « stratégiques ».
https://theconversation.com/cuivre-quel-avenir-pour-ce-metal-essentiel-a-la-transition-energetique-119500

https://yonnelautre.fr/

Extraction minière

«  Sortir des énergies fossiles est une nécessité vitale pour la France, qui n’a toujours pas de pétrole et manque d’idées neuves »

Le climat n’est pas notre seule excellente raison de sortir d’urgence des énergies fossiles. Bien que gigantesques, les réserves mondiales de pétrole sont par nature limitées : tôt ou tard, les extractions de brut entreront en déclin. La production mondiale de pétrole « conventionnel » (le pétrole liquide classique, qui fournit les trois quarts des extractions mondiales de brut) est passée en 2008 par un maximum : elle devrait désormais décliner lentement mais inexorablement, prévient l’Agence internationale de l’énergie (AIE) (World Energy Outlook 2018, AIE).

L’AIE signale un déficit important et chronique de nouveaux projets d’extraction de pétrole conventionnel depuis le pic franchi en 2008. En 2025, le déficit pourrait atteindre 13 millions de barils par jour (Mb/j) – l’équivalent des capacités de production de l’Arabie saoudite – pour une demande totale de l’ordre de 100 Mb/j. Ce manque de pétrole conventionnel a été compensé jusqu’à présent par l’essor du pétrole de schiste, mais l’AIE estime qu’il faudrait que cette production double voire triple au cours des cinq prochaines années pour satisfaire la demande.

Or, l’agence n’envisage pas que cela soit possible, même en cas de remontée des cours du baril. Le « pétrole de schiste » demande de fracturer en profondeur la roche pour en libérer le brut. Parce qu’un puits de pétrole de schiste s’épuise vite et que la fracturation demande de lourds investissements, 90 % des entreprises responsables du boom amorcé en 2010 aux Etats-Unis perdent encore de l’argent neuf ans plus tard.

La Chine est devenue le premier importateur mondial de brut

Pour l’Europe, la situation est particulièrement préoccupante. La Russie, premier fournisseur de pétrole de l’Union européenne avec plus d’un quart des importations en 2018, a fait savoir, par la voix de son ministre de l’énergie, qu’elle s’attendait à ce que sa production décline à partir de 2021, une éventualité que confirme notamment l’AIE. La Norvège, deuxième fournisseur de l’Union, a connu une chute de plus de 40 % de sa production depuis un pic franchi en 2001.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Le gaz naturel liquéfié est en train de prendre une place incontournable »

La découverte récente d’un champ d’hydrocarbures important au large de ses côtes ne suffira pas, loin s’en faut, à inverser la tendance. Cette contrainte sur les approvisionnements de pétrole peut apparaître comme une bonne nouvelle pour le climat (à condition qu’elle ne stimule pas un regain de consommation de charbon). Cependant, la croissance économique et la stabilité de nos sociétés reposent encore pour beaucoup sur un approvisionnement croissant en pétrole.

Lire aussi Le marché pétrolier prudent après les attaques de pétroliers en mer d’Oman

Si le nouveau choc pétrolier redouté par l’AIE devait se matérialiser, le marché du gaz naturel serait également affecté, son prix étant en partie lié à celui du pétrole. La production de pétrole de l’Asie décline depuis 2015, tandis que sa consommation continue à croître fortement. La Chine est devenue le premier importateur mondial de brut. Si une concurrence pour les importations devait émerger entre la Chine et l’Europe dans un contexte d’offre insuffisante, l’atout des vastes réserves de change de Pékin serait difficile à contrer.

La voie de la sobriété systémique doit être ouverte

Sortir des énergies fossiles est donc une nécessité vitale pour la France, qui n’a toujours pas de pétrole et manque d’idées neuves. Nous naviguons déjà entre deux récifs : en tardant à mettre en œuvre une politique climatique sérieuse, nous courons le risque de subir aussi les conséquences des limites de la production mondiale de pétrole. Rappelons ici que notre siècle a débuté par une guerre motivée sans doute en dernier ressort par le contrôle de l’accès à l’or noir dans le golfe Arabo-Persique…

Face à cette « double contrainte carbone », la voie de la sobriété systémique doit être ouverte. Il nous faut réorganiser nos systèmes de production, de transport et d’habitat afin qu’ils soient (beaucoup) plus sobres en énergie et en matière. Une telle sobriété ne revient pas à demander aux gens de se serrer la ceinture : au contraire, conduite avec intelligence et audace, elle donnera de l’air au budget des plus modestes.

Lire aussi « Les objectifs de développement durable doivent guider les enseignements »

La sobriété systémique est une opportunité historique unique. Avec elle, l’économie fera… des économies, pour reconstituer enfin une capacité à investir sainement notre futur. Cette révolution comportementale et technique est partout en gestation. Pour être menée à bien, un débat démocratique lucide est indispensable, sans raccourcis ni boniments. Le temps de l’anticipation est bientôt terminé, après lui vient le temps périlleux de la réaction.

De gré (pour sauver notre climat) ou de force (pour anticiper les limites probables des approvisionnements en pétrole), la France peut conduire l’Europe à inventer une stratégie de transition énergétique cohérente, dont la sobriété des moyens productifs et des modes de consommation sera nécessairement la pierre d’angle. Notre nation se donnera alors un « avantage comparatif » décisif pour les décennies de bouleversement qui viennent. Anticiper l’inexorable, c’est triompher de l’avenir.

Matthieu Auzanneau (Directeur du Shift Project, groupe de réflexion sur la transition énergétique) et Maxence Cordiez (Ingénieur chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives /CEA)

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L’industrie minière sur la sellette

La publication par trente médias internationaux de l’enquête « Green Blood » sur leurs pratiques opaques et irresponsables pointe les limites du modèle des industries extractives.

Refus de l’extractivisme climaticide n° 393

Épuisement des ressources & Ravages de l’extractivisme

1/ Pourquoi il faut mettre fin aux subventions aux énergies fossiles sous forme de garanties à l’export
Le jeudi 20 juin, un amendement [1] porté par la députée Delphine Batho a été adopté en commission des affaires économiques, lors de l’examen du projet de loi énergie-climat sur la fin des subventions publiques aux énergies fossiles à travers les garanties à l’export. Cet amendement voté, contre l’avis du gouvernement, a été soutenu par le rapporteur de la loi, Anthony Cellier. Lors des débats dans l’hémicycle la semaine prochaine, la bataille risque d’être rude pour le maintenir dans le texte de loi. En plein état d’urgence climatique, le gouvernement osera-t-il déposer un amendement pour demander la suppression de cet article ?
https://www.amisdelaterre.org/Pourquoi-il-faut-mettre-fin-aux-subventions-aux-energies-fossiles-sous-forme-de.html

2/ Trafic de sable en Inde : un terrain miné pour les journalistes
Le sable est devenu une matière première très convoitée. En Inde, enquêter sur le trafic de sable est particulièrement dangereux pour les journalistes. Une enquête de la cellule investigation de Radio France en partenariat avec Forbidden Stories.
https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-22-juin-2019

3/ La construction d’une centrale thermique polluante et d’un gazoduc suscite la contestation en Bretagne
Des citoyens et associations environnementales s’opposent à la construction, dans le Finistère en Bretagne, par une filiale de Total, d’une centrale électrique à gaz de 450 mégawatts, accompagnée d’un gazoduc de 111 km de long pour l’alimenter. Des travaux préparatoires ont commencé fin janvier, mais les militants continuent de se mobiliser malgré des amendes, et même des gardes à vue. Le début du chantier est programmé en septembre, tandis que des procédures sont toujours en cours. Pourtant, en Bretagne, bien d’autres alternatives aux énergies fossiles existent. Basta ! s’est rendu sur place.
https://www.bastamag.net/climat-CO2-energies-fossiles-centrale-gaz-contestation-Landivisiau-direct-energie

4/ Internet des objets : une dépendance aux métaux rares source de grande vulnérabilité
Le 20 mars 2019, la Chine a annoncé mettre en place les premiers quotas sur la production de terres rares et de tungstène, ceci dans le but de freiner la dégradation de l’environnement inhérente à l’exploitation de ces minerais. Cette annonce, sans doute passée inaperçue aux yeux du plus grand nombre, annonce-t-elle la fin d’une ère pendant laquelle nous avons consommé sans compter les ressources minérales issues de la terre, sans penser que nous augmentions notre vulnérabilité ? Plus que jamais, ces questions deviennent centrales et s’imposent à tous les niveaux de décision, dès les phases les plus amont de la recherche.
https://theconversation.com/internet-des-objets-une-dependance-aux-metaux-rares-source-de-grande-vulnerabilite-119194

5/ 6.000 activistes ont neutralisé le charbon allemand
En fin de semaine dernière, des milliers d’Européens ont convergé vers l’ouest de l’Allemagne pour une vaste action de désobéissance civile : gripper l’espace de quelques heures l’industrie du charbon. Reporterre y était.
https://reporterre.net/6-000-activistes-ont-neutralise-le-charbon-allemand
https://www.bastamag.net/Ende-Gelande-charbon-occupation-activistes-climat-Extinction-Rebellion-Fridays-for-future

6/ La Bretagne sans mines a meilleure mine ! Rassemblement dimanche 30 juin à l’étang de Guern
Suite à la victoire d’ Attention mines ! de Silfiac et des collectifs bretons contre les permis miniers en avril dernier, Attention Mines réuni tous ses adhérents et sympathisants pour fêter l’événement le dimanche 30 juin à l’étang de Guern à partir de 11h autour d’un apéro offert et de pique-niques partagés avec possibilité de grillades, bar et gateaux… Scène ouverte à tous les musiciens volontaires.
http://alternatives-projetsminiers.org/la-bretagne-sans-mines-a-meilleure-mine/

7/ Golfe du Mexique : 17 000 litres de pétrole s’échappent chaque jour d’une plate-forme depuis quinze ans
Une nouvelle estimation de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique contredit celle de la compagnie de forage, multipliant par mille le pétrole répandu quotidiennement.
https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/26/maree-noire-dans-le-golfe-du-mexique-17-000-litres-de-petrole-deverses-chaque-jour-depuis-quinze-ans_5481748_3210.html

8/ L’exploitation du gaz de schiste dévaste les États-Unis
Grâce à l’exploitation des roches de schiste, la production de gaz et de pétrole américaine explose. Et cause des dégâts environnementaux en pagaille : destruction des paysages, pollution des eaux, séismes locaux, voie migratoire des oiseaux chamboulée…
https://reporterre.net/L-exploitation-du-gaz-de-schiste-devaste-les-Etats-Unis

9/ Green Blood : l’enquête hors norme sur les scandales environnementaux dans les mines
« Ils ont réduit des journalistes au silence. Pas leur enquête ». Pendant des mois, des journalistes du monde entier ont enquêté sur le secteur minier et son impact sur l’environnement poursuivant le travail de reporteurs sur place qui ont été censurés, menacés voire tués pour avoir osé informer. Le projet Green Blood dévoile un secteur minier opaque où la violence est courante.
https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/video-green-blood-l-enquete-hors-normes-sur-les-scandales-environnementaux-dans-les-mines-147404.html

10/ En 2020, l’éolien terrestre et le solaire seront moins chers que le charbon, le pétrole ou le gaz
Mardi 25 juin, le projet de loi Énergie-Climat passe en première lecture à l’Assemblée nationale. L’enjeu pour la France est d’accélérer sur les énergies renouvelables alors que leur coût de production est en baisse continue. Selon un nouveau rapport de l’Irena, dès 2020, l’énergie éolienne terrestre et le solaire photovoltaïque seront majoritairement produits à un coût inférieur à toute nouvelle option de centrale à charbon, à pétrole ou à gaz. Et cela sans soutien financier.
https://www.novethic.fr/actualite/infographies/isr-rse/infographie-en-2020-l-eolien-terrestre-et-le-solaire-seront-moins-chers-que-le-charbon-le-petrole-ou-le-gaz-147398.html

https://yonnelautre.fr/

L’exploitation du gaz de schiste dévaste les États-Unis

Grâce à l’exploitation des roches de schiste, la production de gaz et de pétrole américaine explose.

Et cause des dégâts environnementaux en pagaille : destruction des paysages, pollution des eaux, séismes locaux, voie migratoire des oiseaux chamboulée, émissions de méthane…

En quelques années, les États-Unis sont devenus les rois du pétrole. L’Energy Information Administration (EIA) table sur une moyenne de 12,45 millions de barils produits par jour en 2019 et 13,38 en 2020. « La production américaine de pétrole est 2,5 fois plus importante qu’en 2008 », calcule Daniel Yergin, de la société de consulting IHS. Si bien que le pays est devenu le premier producteur mondial, devant la Russie et l’Arabie saoudite. D’ici quelques années, il devrait même devenir exportateur net.

La production de gaz naturel a elle aussi connu son plus haut niveau en 2018, en hausse de 11% par rapport à 2017, elle-même déjà une année record, selon l’EIA. Le sous-secrétaire d’État à l’énergie a d’ailleurs trouvé un nouveau nom pour désigner cette ressource qui a vocation à s’exporter : le « freedom gas » (« gaz de la liberté »). Selon la Commission européenne, les exportations de gaz naturel liquide américain vers l’Europe ont augmenté de 272 % depuis juillet 2018.

Les paysages de plusieurs États américains ont été défigurés par les forages

À l’origine de ce phénomène, le boom de l’exploitation des roches de schiste depuis une quinzaine d’années. Le gaz de schiste a par exemple représenté 67 % de la production de gaz naturel sec en 2017. Et l’EIA prédit que le pétrole et le gaz de schiste fourniront encore la moitié des ressources énergétiques en 2050. Les apôtres de l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste arguent qu’elle permet d’obtenir une énergie plus propre que le pétrole conventionnel ou le charbon tout en investissant pendant ce temps-là dans les énergies vertes. Les défenseurs de l’environnement dénoncent, eux, ses conséquences ravageuses : destruction des paysages, pollution des eaux, séismes locaux, émission de gaz à effet de serre… Ce nouvel eldorado a, aussi, un coût pour la santé (cancers, naissances prématurées, impacts sur le système nerveux et respiratoire…) puisque 17 millions d’Américains vivent désormais à moins de 1,6 kilomètre d’un puits de gaz ou de pétrole.

Pennsylvanie, Texas, Dakota du Nord… Les paysages de plusieurs États ont été défigurés par les forages. Une étude publiée dans la revue Science en 2015 estimait déjà que des millions d’hectares de Grandes Plaines des États-Unis et du Canada étaient « en train d’être transformés en paysages industrialisés ». « C’est l’échelle de cette transformation qui est importante, car l’accumulation de la dégradation des terres peut avoir un impact à l’échelle continentale qu’on ne peut pas détecter lorsqu’on se focalise sur une seule région », écrivent les auteurs. Ils font état d’une « perte directe de végétation » au profit, par exemple, de la construction de routes d’acheminement d’hydrocarbures. Entre 2000 et 2012, c’est l’équivalent de plus de la moitié du pâturage annuel sur les terres publiques gérées par le Bureau de gestion du territoire américain (Bureau of Land Management) qui a disparu. Sur les terres agricoles, la perte est équivalente à 120,2 millions de boisseaux de blé, soit environ 6 % du blé produit en 2013 dans le Midwest. Les auteurs ont également estimé les conséquences sur la vie sauvage : voies migratoires chamboulées, comportement et mortalité de la faune modifiés, plantes invasives encouragées à s’implanter.

Autre coût environnemental : la pollution des eaux, engendrée par la technique utilisée depuis la fin des années 1990 pour extraire le pétrole et le gaz de schiste, appelée fracturation hydraulique (ou fracking). Pour briser la roche enfouie sous terre, il faut une quantité phénoménale d’eau et de produits chimiques injectés à forte pression. Le pompage sur place de cette ressource ou son importation depuis des lacs ou des rivières d’autres États menace les réserves d’eau potable. Des fuites risquent de polluer les nappes phréatiques, et le stockage des eaux usées ainsi que leur transport sont eux aussi des sources de pollution potentielle. Le problème n’a fait qu’évoluer avec le temps. Une étude publiée dans Sciences Advances a conclu que les entreprises de forage ont utilisé 770 % d’eau supplémentaire par puits entre 2011 et 2016. Conséquence : une augmentation de 1 440 % d’eaux usées toxiques relâchées.

En décembre 2016, l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) elle-même avait admis que la fracturation hydraulique pouvait mener à polluer les ressources en eau potable. « De nombreux chemins de contamination sont désormais prouvés, et les cas observés à travers le pays montrent que ces conséquences sont communes et inévitables », indique un rapport publié en 2018 par deux organisations de professionnels de santé (Concerned Health Professionals of NY et Physicians for Social Responsability). En Pennsylvanie, un solvant utilisé lors de la fracturation hydraulique a été retrouvé dans des puits d’eau potable situés près d’opérations de forage. Autre exemple : des chercheurs ont trouvé 19 contaminants — dont du benzene, cancérogène — dans des échantillons d’eau prélevés près de la formation de schiste de Barnett, au Texas.

Une nuée de petits séismes au Texas proviendrait de lignes de failles où de l’eau a été injectée

Le même rapport a compilé plusieurs études sur les séismes locaux attribués à la fracturation hydraulique : « Une étude de 2017 du bassin de Fort Worth a montré qu’une nuée récente de petits séismes dans le nord du Texas provenait de lignes de failles longtemps inactives dans des formations rocheuses profondes où de l’eau usée était injectée ; l’activité humaine est la seule explication plausible. » Toujours selon ce rapport, on apprend que :

« Le nombre de tremblements de terre de magnitude 3.0 ou plus est monté en flèche en Oklahoma depuis le début du boom de la fracturation hydraulique, avec moins de deux séismes par an avant 2009 et plus de 900 rien qu’en 2015. »

Les émissions de méthane (95 % du gaz naturel) sont également montrées du doigt. Ce gaz à effet de serre est en effet 25 fois plus puissant que le CO2. Or les experts estiment qu’environ 4 % du méthane libéré lors du forage s’échappe dans l’atmosphère. Dans la formation de schiste de Barnett, au Texas, les émissions de méthane ont été 50 % plus importantes qu’estimées par l’EPA. La fracturation hydraulique et les infrastructures qui l’accompagnent contribuent à la grande majorité des émissions de méthane dans la région, note le même rapport.

Les émissions de carbone ne sont pas en reste. Une étude de la National Oceanic and Atmospheric Administration s’est intéressée en 2012 aux émissions des puits de gaz du comté de Weld, au Colorado. Les chercheurs ont conclu que ces installations produisaient l’équivalent en carbone de un à trois millions de voitures. Ces émissions ne devraient pas baisser de sitôt : l’administration Trump est revenue sur les régulations environnementales mises en place par son prédécesseur, dont plusieurs s’attaquaient aux hydrocarbures de schiste. Sur les quelque 300 gazoducs et oléoducs en développement dans le monde, la moitié sont en Amérique du Nord. Rien que pour les États-Unis, une étude de Global Energy Monitor s’attend à ce que ces nouveaux pipelines soient à l’origine de 559 millions de tonnes de CO2 par an d’ici à 2040. reporterre

Refus de l’extractivisme climaticide n° 392

Épuisement des ressources & Ravages de l’extractivisme

1/ Energie et climat : le double jeu des compagnies pétrolières

Depuis 2015 et la COP21 de Paris, les plus grandes compagnies pétrolières auraient dépensé 1 milliard d’euros pour empêcher des mesures fortes en faveur de la protection de l’environnement, dénonce l’ONG InfluenceMap dans son dernier rapport. Polluer outrageusement ne suffit donc pas, des sommes colossales sont dépensées pour s’assurer que la transition soit la plus lente possible tout en prétendant, à travers des campagnes médiatiques, faire l’inverse…

2/ Monts de Lacaune (Tarn) : Une association s’organise contre la mine de tungstène

Après l’accord de principe de la municipalité et un arrêté préfectoral autorisant des forages pour explorer le sous-sol de la commune de Fontrieu en vue d’en extraire du tungstène, la résistance s’organise. Une première réunion n’avait convié que les propriétaires concernés et, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ensemble des riverains et habitants de la région veulent également avoir leur mot à dire. Quelque 120 personnes ont répondu présent à l’appel lancé par une poignée d’habitants et un collectif « Stop mines 81 » va se constituer. Il a été regretté que le vote se soit déroulé sans information préalable de la population et en bâclant l’étape de la consultation publique. Lors de cette deuxième réunion a été démêlé le vrai du faux de la première présentation qui, selon le collectif qui a creusé le sujet, n’a pas dit toute la vérité.
De l’or aussi
https://www.ladepeche.fr/2019/06/15/une-association-sorganise-contre-la-mine-de-tungstene,8258210.php

3/ En Amazonie colombienne, les terres autochtones pillées par l’extractivisme

Feu vert au fracking, une technique d’extraction du gaz polluante, multiplication des projets miniers… En Colombie, le plan national de développement porté par le gouvernement menace le bassin amazonien et les peuples autochtones qui y vivent.
https://reporterre.net/En-Amazonie-colombienne-les-terres-autochtones-pillees-par-l-extractivisme

4/ Greenpeace contraint une plate-forme pétrolière de BP à faire demi-tour

Des activistes étaient déjà montés la semaine dernière sur la plate-forme pétrolière pour l’occuper pendant six jours.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/17/greenpeace-contraint-une-plate-forme-petroliere-de-bp-a-faire-demi-tour_5477622_3244.html

5/ Crimes et pollution pour de l’or : le scandale de la mine de Mara-Nord, en Tanzanie

« Green Blood » (1/3). Meurtres, viols, fraudes fiscales et corruption. Telles sont les accusations qui pèsent sur la société britannique Acacia Mining, propriétaire de la mine de Mara-Nord.

Tous les soirs à la tombée de la nuit, c’est le même jeu du chat et de la souris à Kewanja, dans le nord de la Tanzanie, aux abords de la mine d’or de Mara-Nord. Monchena Mwita tente avec ses amis de franchir le mur de 2,50 m qui entoure le site exploité depuis 2006 par la société britannique Acacia Mining, pour grappiller quelques déchets de roche contenant des paillettes d’or.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/18/en-tanzanie-la-mine-d-or-accusee-d-atteintes-aux-droits-humains-et-a-l-environnement_5478104_3212.html

6/ Des milliers de personnes attendues en Allemagne pour bloquer les mines de charbon

Le campement a déjà commencé, près de Düsseldorf. Dans les jours qui viennent, des milliers d’activistes de toute l’Europe sont attendus dans l’ouest de l’Allemagne pour occuper et bloquer les gigantesques mines de charbon à ciel ouvert qui sont encore en fonction dans le bassin rhénan. L’Allemagne extrait toujours chaque année plus de 170 millions de tonnes de lignite, un type de charbon très polluant, et les brûle dans des centrales à qui émettent massivement des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

https://www.bastamag.net/climat-charbon-mines-pollution-Allemagne-mouvement-effet-de-serre-activistes
https://www.ende-gelaende.org/fr/action-4/
https://yonnelautre.fr/spip.php?article14854

7/ Montagne d’or : les paroles du gouvernement n’enterrent pas le projet

L’opposition au projet minier de Montagne d’or a-t-elle été entendue ? Des déclarations récentes de l’exécutif peuvent le laisser croire. Mais rien n’est encore définitif.
https://reporterre.net/Montagne-d-or-les-paroles-du-gouvernement-n-enterrent-pas-le-projet

8/ Justin Trudeau autorise l’agrandissement du Trans Mountain, oléoduc controversé au Canada

Souhaitée par l’industrie pétrolière, la décision prise au lendemain de la proclamation de l’« urgence climatique nationale » par le gouvernement est décriée par les écologistes.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/19/canada-trudeau-annonce-l-agrandissement-d-un-oleoduc-controverse_5478187_3244.html

10/ Dans l’Aude, trois enfants empoisonnés à l’arsenic, l’ancienne mine de Salsigne accusée

Trois enfants de la vallée de l’Orbiel (Aude), qui reçoit eaux et poussières de l’ancien site minier, ont révélé, après analyse, des taux d’arsenic qui justifient leur suivi par un centre antipoison. D’autres analyses sont en cours. La colère gronde chez les parents qui, depuis plusieurs années, réclament que l’État agisse.
https://www.mediapart.fr/journal/france/180619/dans-l-aude-trois-enfants-empoisonnes-l-arsenic-l-ancienne-mine-de-salsigne-accusee

11/ Il faut « interdire le cyanure dans l’exploitation minière aurifère et argentifère »

L’engagement de ministres à ne pas réaliser le projet de la « Montagne d’or » en Guyane est « une première victoire », il faut désormais « réformer le code minier », rappelle un collectif conduit par le député Fabien Gay
https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/06/21/il-faut-interdire-le-cyanure-dans-l-exploitation-miniere-aurifere-et-argentifere_5479638_3232.html

https://yonnelautre.fr/

Total sans complexe au Brésil

C’est certainement suite aux décisions de la COP 21 à Paris !!

Total –comme toutes ces multinationales- n’ont aucun complexe. L’extraction de matières fossiles n’a jamais été aussi florissante. Tant pis pour l’humanité … tant que cela rapporte !

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Total et ses partenaires ont pris la décision d’investissement permettant de lancer la deuxième phase du projet Mero (bloc de Libra), situé en eaux profondes à 180 kilomètres des côtes de Rio de Janeiro, dans la zone prolifique du pré-sel brésilien, sur le bassin de Santos.


Cette décision fait suite au démarrage de la production sur le champ en novembre 2017 (phase initiale ou Early Production System) et au lancement de la première phase du projet (Mero 1) environ un mois plus tard.

Le FPSO1 Mero 2 aura une capacité de traitement liquide de 180 000 barils par jour et son démarrage est prévu d’ici à 2022.

« La décision de lancer Mero 2 marque une nouvelle étape dans ce projet à grande échelle qui vise à développer les gigantesques ressources pétrolières du champ de Mero, estimées entre 3 et 4 milliards de barils », a déclaré Arnaud Breuillac, directeur général de l’Exploration-Production de Total. « Les partenaires du consortium de Libra pourront tirer profit de l’excellente productivité du champ pour développer un projet pétrolier majeur aux coûts techniques inférieurs à 20 dollars par baril et à point mort bas. Le projet contribuera à la croissance de la production du Groupe après 2020. Une fois le plein potentiel du champ développé, la production devrait atteindre plus de 600 000 barils par jour. »

D’une capacité de 50 000 barils par jour, le FPSO Pioneiro de Libra, qui a permis de démarrer la production en 2017, continue de produire selon les prévisions, tout en fournissant des informations utiles sur le champ, le réservoir et la productivité des puits.

Actuellement en cours de développement, le projet Mero 1 progresse comme prévu selon le calendrier, avec un démarrage prévu en 2021.

Après le lancement de Mero 2, le projet devrait se poursuivre avec deux FPSO supplémentaires de même capacité, sous réserve de l’approbation des partenaires. Ces quatre unités de production seront déployées dans le nord-ouest du bloc Libra (champ de Mero), les parties centrale et sud-est étant encore en cours d’exploration jusqu’en 2020.

Le consortium de Libra est opéré par Petrobras (40 %), en partenariat avec Total (20 %), Shell (20 %), CNOOC Limited (10 %) et CNPC (10 %). Pré-Sal Petróleo (PPSA) gère le Contrat de Partage de Production (PSA).

1FPSO : unité flottante de production, de stockage et de déchargement.
https://www.zonebourse.com/TOTAL-4717/actualite/Bresil-Total-lance-la-deuxieme-phase-de-developpement-du-champ-geant-de–28739015/
Total au Brésil

Total est présent au Brésil depuis plus de 40 ans où il emploie plus de 3 000 personnes. Ses cinq filiales opèrent dans les domaines de l’exploration et de la production, du gaz, des lubrifiants, de la chimie et des énergies renouvelables (solaire, biomasse).

Le portefeuille de l’Exploration-Production compte actuellement 22 blocs situés dans les bassins de Campos, Santos, Barreirinhas, Ceará, Espirito Santo, Foz do Amazonas et Pelotas.

Dans le cadre de son Alliance Stratégique avec Petrobras, Total détient une participation de 22,5 % dans la concession de la zone Iara située sur le bloc BM-S-11A, ainsi qu’une participation de 45 % (sujette à approbation des autorités brésiliennes) et le rôle d’opérateur dans le bloc BM-S-9A de la concession du champ de Lapa entré en production en décembre 2016 avec le FPSO Cidade de Caraguatatuba d’une capacité de 100 000 barils par jour.

En outre, Total et Petrobras mènent conjointement des projets de R&D sur différents sujets tels que l’intelligence artificielle, pouvant amener des gains d’efficacité et ayant des applications directes au Brésil.

Les deux compagnies ont également étendu le champ de leur Alliance Stratégique aux énergies renouvelables. En décembre 2018, Total Eren et Petrobras ont signé un accord pour la création en vue de créer une co-entreprise avant le 31 juillet 2019 pour développer des projets solaires et éoliens terrestres au Brésil.

À propos de Total

Total est un acteur majeur de l’énergie, qui produit et commercialise des carburants, du gaz naturel et de l’électricité bas carbone. Nos 100 000 collaborateurs s’engagent pour une énergie meilleure, plus sûre, plus abordable, plus propre et accessible au plus grand nombre. Présent dans plus de 130 pays, notre ambition est de devenir la major de l’énergie responsable.

Refus de l’extractivisme climaticide n° 391

Épuisement des ressources & Ravages de l’extractivisme

1/ Sortie du charbon : Crédit Agricole montre la voie, les autres banques à la traîne
Paris, le 6 juin 2019. Dans une stratégie climat publiée, Crédit Agricole dévoile de nouvelles mesures de restriction de l’ensemble de ses soutiens au secteur du charbon. Les Amis de la Terre France et Oxfam France félicitent le groupe pour des engagements qui marquent une tolérance zéro vis-à-vis de l’expansion de ce secteur et soutiennent une sortie totale du secteur dans les temps impartis par la science climatique pour limiter le réchauffement à 1,5°C maximum. Les deux ONG invitent les grandes banques françaises à suivre l’ambition du Crédit Agricole et rappelle que l’action de l’Etat est indispensable pour réguler le secteur financier et notamment limiter ses impacts sur le climat.
https://www.amisdelaterre.org/Sortie-du-charbon-Credit-Agricole-montre-la-voie-les-autres-banques-a-la-traine.html

2/ Total, EDF et les grandes banques françaises à l’assaut des énormes gisements de gaz mozambicain
Le Mozambique va-t-il se transformer en « Qatar africain » ? C’est en tous cas ce que souhaite son gouvernement, de même que de nombreuses multinationales occidentales, parmi lesquelles Total, Technip, EDF et les grandes banques françaises. Elles sont à la manœuvre dans les projets d’exploitation de gaz naturel au large des côtes du pays. Un terrible paradoxe, alors que le Mozambique vient de subir de plein fouet les conséquences concrètes du réchauffement climatique avec le passage du cylone Idai, qui a laissé derrière lui un millier de morts et deux millions de déplacés.
https://www.bastamag.net/Total-EDF-et-les-grandes-banques-francaises-a-l-assaut-des-enormes-gisements-de

3/ En Espagne, une entreprise promet de l’or pour ouvrir sa mine d’uranium
Malgré l’opposition des écologistes, le projet de la compagnie australienne Berkeley séduit le village de Retortillo, dans une région durement frappée par le chômage.
https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/06/12/en-espagne-une-entreprise-promet-de-l-or-pour-ouvrir-sa-mine-d-uranium_5475003_4500055.html

4/ Le défi très hasardeux des métaux rares
Première alerte :
https://www.tdg.ch/suisse/defi-metaux-rares/story/27770936
Deuxième alerte :
https://www.letemps.ch/culture/nondits-transition-energetique
YF

5/ Sarajevo, capitale des Balkans à bout de souffle
La pollution de l’air est à l’origine de près d’un décès sur cinq dans la capitale de Bosnie-Herzégovine. En cause, le chauffage au charbon et des voitures diesel hors d’âge.
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/13/sarajevo-capitale-des-balkans-a-bout-de-souffle_5475509_3244.html

6/ Madagascar : Justice a été rendue aux 9 citoyens qui s’opposent au projet d’exploitation d’ilmenite de Base Toliara dans le district de Toliara II

Neuf habitants de Benetse, Ampototse et Tsiafanoke avaient été arrêtés le 2 mai 2019 et mis en détention provisoire depuis le 9 mai 2019 en raison de leur participation à la manifestation de contestation du projet d’extraction d’ilménite de Base Toliara que les habitants de ces villages ont effectuée ensemble le 17 avril 2019. Le procès de ces 9 citoyens mentionnés ci-dessous a eu lieu le vendredi 7 juin 2019 au Tribunal d’Instance de Fianarantsoa.
https://yonnelautre.fr/spip.php?article13466#forum142351

7/ Rapport de développement insoutenable : Le cas Socfin au regard des communautés locales
Ce rapport est issu d’un travail d’enquête et d’interviews réalisé dans 5 pays différents (Libéria, Cameroun, Sierra Leone, Cambodge et Côte d’Ivoire) auprès de différents acteurs touchés par les activités des plantations agro-industrielles du groupe Socfin. Il vise à mettre en lumière les nombreux problèmes encore rencontrés à ce jour par les communautés riveraines de ces plantations, en faisant le parallèle avec les engagements pris par le groupe Socfin ou par les entreprises locales.
https://www.farmlandgrab.org/post/view/28988

https://yonnelautre.fr/

Le projet « Montagne d’Or » ne se fera pas

Une annonce du gouvernement !

Après plus de deux ans de mobilisation contre le projet Montagne d’Or, le gouvernement a formellement annoncé l’abandon du projet. C’est une très grande victoire pour la Guyane, la nature et le climat, dont le WWF se réjouit.

Le 23 mai dernier, à l’issue du Conseil de défense écologique, François de Rugy avait simplement constaté « l’incompatibilité du projet » avec nos standards environnementaux. Quelques jours plus tard, le gouvernement a clarifié sa position et annoncé que le projet ne se ferait pas.

Présent en Guyane depuis 20 ans, le WWF France avait successivement démontré le désastre écologique, le mirage économique et le rejet populaire que ce projet représentait. Néanmoins, la compagnie Montagne d’Or n’a pas encore fait ses valises et le WWF France poursuit sa mobilisation sur le territoire et en métropole. Nous allons en particulier suivre la réforme du code minier – annoncée par le gouvernement – afin de s’assurer que la Guyane ne soit plus jamais menacée par ce type de projet !

Le WWF France poursuit également sa forte mobilisation sur les autres enjeux guyanais : la lutte contre l’orpaillage illégal et l’accompagnement du développement des filières durables et locales créatrices d’emplois. Nous souhaitons que le gouvernement s’engage fortement sur ces deux priorités dans les prochaines semaines et serons attentifs aux mesures annoncées par François de Rugy lors de sa visite en septembre prochain.

Les peuples se sont exprimés lors de la #MarcheClimat et de la #PeoplesMarch.

Au tour des gouvernements ! http://t.co/NJX1KHgFHF #WWF

wwf