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20 avril

 

Un échange à Trois voix, à partir de vidéos

 

 

 

Non au gaz de couche !

Deux petites vidéos sur la manif de Divion ; envoyées par Guy à Gérard :

https://www.youtube.com/watch?v=FqHGoY5ksyQ

https://www.youtube.com/watch?v=m51yuFKX3wU

 

 

 

Réponse de Gérard, autre syndicaliste

 

La parole d'un syndicaliste (aussi crédible qu'un autre ! )

Exploités durant notre carrière, nous savons ce qu'est le Capitalisme...

Mais il ne faut pas tout confondre...

 

J'étais à Oignies-Courrières à la fermeture des puits de mines...

La CGT proposait de liquéfier, et le "Monde" et autres en faisaient des gorges chaudes.

Mauroy a laissé le charbon au fond et a acheté moins cher en Pologne, puis en Afrique du Sud, etc... là où le Capital pouvant exploiter aisément.

 

En 2010 il faut dire NON au GAZ de SCHISTE.

Mais le Gaz de couche est là, dans les veines de charbon (et non de silice - silicose), déjà prêt à sortir, dangereux à l'occasion !

Il n'y a rien à injecter, c'est une aubaine, mais qui s'arrêtera dans 30, 50 ans ?

 

Le Capital avec Gazonor s'en est saisi, et la Région Nord (et les verts, etc …) ont laissé faire !

Ce Capital est aujourd'hui Australien ! ! !

 

C'est pourquoi je conseille de lire l'article de mon copain H.TOBO

http://www.hervepolypcf62.com/article-debat-sur-le-gaz-de-couche-la-cgt-pour-la-nationalisation-de-gazonor-121710668.html

Les "Nouveaux Chiens de garde" ne le diffusent pas ! Donc à faire connaître.

 

De même il faut dénoncer le Capital avant le FN. Pourquoi ?

 

Fils de 1968, on se demandait comment définir le Fascisme ? On l'a fait, mais ça reste insatisfaisant.

Car le Fascisme est l'état sous-jacent, dissimulé de la Bourgeoisie où la Propriété est source de droit.

" Les Bourgeoisies deviennent fascistes, quand elles voient qu'elles ne pourront éviter une révolution. "

 

Ca doit approcher en cette période...

 

 

Le commentaire de Christine

 

Dans ce courrier de Gérard, il y a confusion entre le gaz de mine qui est effectivement là et que l'on va chercher sans forage, sans rien injecter comme il est dit dans le courrier. Bien sûr, ce gaz est exploité depuis 30 ans par gazonor et nous ne nous opposons pas à son exploitation.

 

Mais le gaz de couche est contenu dans des couches de charbon beaucoup plus profondes (1600 à 2000 m) et qui n'ont pas été exploitées pour le charbon.

 

Pour le récupérer, il faudra faire des forages déviés voire de la fracturation pour avoir une exploitation rentable ; ce qui est potentiellement dangereux pour les nappes phréatiques (2 nappes superposées dont l'une est potable et l'autre pas, à cet endroit), des fuites de méthane à prévoir (comme partout ailleurs où ce gaz est exploité) et des séismes possibles (c'est maintenant dénoncé par les scientifiques), qui sont associés à ce type de forages.

 

De plus cela ne rapportera que très peu d'emplois (1 ou 2 par forages) ; pour toutes ces raisons, nous nous opposons fermement à l'exploration et à l'exploitation des gaz de couche

19 avril

 

Trois documents

 

 

Boycotter l'industrie pétrolière

Un temps de Pauchon : 4 émissions à écouter sur France Inter

Gaz de schiste : la brèche ukrainienne ; un article dans le numéro de politis de cette semaine

 

Boycotter l'industrie pétrolière

 

Boycotter l’industrie pétrolière, « ennemi numéro un de la survie de notre civilisation »"

 

« Nommer l’adversaire »

Dans cette optique, « nommer l’adversaire » est crucial pour comprendre ce qui fait obstacle à une transition énergétique réelle et ambitieuse. Une fois l’adversaire identifié, il devient en effet possible d’élaborer des stratégies et de mettre en place les politiques alternatives adéquates. C’est ainsi que sont justifiées des pratiques de désobéissance civile de masse récemment organisées aux États-Unis, devant la Maison-Blanche et sur les sites de construction des pipelines et infrastructures, pour bloquer l’exportation du pétrole issus des sables bitumineux du Canada. Ce que Naomi Klein a dénommé « une stratégie pour étrangler les sables bitumineux de l’extérieur ».

 

Une stratégie et des pratiques qui ont également pris pied en Europe. A travers des occupations de terrain sur lesquels lorgnent les industriels gaziers ou en bloquant l’arrivée des camions nécessaires aux travaux d’installation et de forage, les mobilisations contre l’exploitation des hydrocarbures de schiste en Pologne, en Roumanie, au Royaume-Uni se situent clairement dans la même dynamique. Autre exemple, le mouvement « No Dash For Gas » (Pas de ruée sur le gaz) a occupé une semaine durant, fin 2012, deux cheminées de la central au gaz d’EDF à West Burton. L’objectif ? Stopper la production d’électricité pour dénoncer la construction de 40 nouvelles centrales au gaz, sous peine d’un « changement climatique irréversible ».

 

Pour lire l’article complet de M. Combes et N. Haeringer :

http://www.bastamag.net/Boycotter-l-industrie-petroliere

 

 

Un temps de Pauchon ; sur France Inter

 

Chaque émission dure moins de 6 minutes.

 

- LUNDI 14 avril

http://95.81.147.19/1U1FcdQEJgJmDZV5KfC5Npc9EYNOcIAL4uoE=/podcast09/10616-14.04.2014-ITEMA_20614245-0.mp3

 

- MARDI 15

http://95.81.147.19/1U1FanQEJvZegXw_z8CSvhOwO_tdaxlH_DHw=/podcast09/10616-15.04.2014-ITEMA_20614757-0.mp3

 

- MERCREDI 16

http://95.81.146.19/1U1FdmgEJHetT3N1zzip5WVs37ER2rPTSM8I=/podcast09/10616-16.04.2014-ITEMA_20615245-0.mp3

 

- JEUDI 17

http://95.81.147.19/1U1Fd4QEJA108b9RDP3bqtjY5NU93GzKKalw=/podcast09/10616-17.04.2014-ITEMA_20615756-0.mp3

Gaz de schiste : la brèche ukrainienne

 

Un article de Politis (numéro de cette semaine).

Il y est fait mention du gaz de couche et du site houille ouille ouille 59/62

 

La France épargnée ?

Pas d’exploitation du gaz de schiste en France pendant le mandat, a maintes fois rappelé François Hollande. Après la raclée des municipales, la menace paraît bien écartée jusqu’en 2017, même avec des ministres favorables à cette énergie, comme Arnaud Montebourg (Économie) ou Laurent Fabius (Affaires étrangères).

 

Mais il ne s’agit que d’un moratoire, dont le point de rupture est précisé par Ségolène Royal (Écologie) – opposée « en l’état actuel des technologies ». Or, l’industrie bruisse d’annonces : des alternatives à la fracturation hydraulique, très polluante, seraient sur le point d’émerger. Total y est très attentif [1], Montebourg promettait une révélation au printemps.

 

Et, sur le terrain, les militants signalent régulièrement des tentatives industrielles limites, comme le permis accordé pour explorer le « gaz de couche » dans d’anciens gisements de houille [2].

 

À voir : le documentaire No gazaran, de Doris Buttignol, actuellement en salles, retrace la formidable mobilisation anti-gaz de schiste née fin 2010.

 

 

[1] voir www.politis.fr/Gaz-de-schiste-la-technologie,26390.html

[2] http://houille-ouille-ouille-5962.com/

 

Pour lire l’autre article de P. Piro dans ce numéro de Politis de cette semaine : LaBrecheUkrainienne

9 avril

 

Reportage RADIO sur le gaz de couche et la manifestation à Divion ce 13 avril

 

 

Le sujet du gaz de couche et la manif du 13 avril a été diffusé lundi 7 avril sur radio PFM (Arras, FM 99.9)

http://www.radiopfm.com/reportages-chroniques/reportages-entretiens/article/manifestation-gaz-de-couche-non

 

22 minutes et 8 secondes

 

Situation géographique de la région divionnaise

 

Communiqué par Aurélie

 

Voici le lien du site qui permet de connaitre les Plans de prévention des risques naturels de toutes les communes

http://macommune.prim.net/d_commune.php?insee=62457

Pour Houdain

 

Mouvements de terrains miniers - Effondrements localisés

Transport de marchandises dangereuses

Séisme Zone de sismicité: 2

Mouvement de terrain

Inondation

Pour Divion

 

Mouvements de terrains miniers - Tassements

Mouvement de terrain

Inondation

Emissions en surface de gaz de mine

Mouvements de terrains miniers - Effondrements localisés

Transport de marchandises dangereuses

Séisme Zone de sismicité: 2

Mouvements de terrains miniers - Glissements ou mouvements de pente

Fontis

et ils vont faire un forage sur ces sols instables ....

 

Laissé sur le répondeur de "Là-bas si j'y suis"

 

Texte envoyé à l’émission de D. Mermet (du lundi au jeudi, de 15 h à 16 h sur France inter)

 

Nous habitons dans la région Nord/Pas-de-Calais

Un grand projet se met en place ; grand projet qui nous inquiète et que nous ne voulons pas. Il s’agit d’exploiter le gaz de couche sur un territoire grand de 2000 km2.

 

Ceci avec l’accord de hauts dirigeants UMP, PS et PC qui pensent que cela favorisera notre indépendance énergétique.

Pour cela ils se font aider par des parlementaires (Bataille et Lenoir, les deux Dupont des catastrophes à venir) qui prétendent que la population –qui n’a pas été consultée- n’est pas défavorable à cette opération ; opération économique et financière.

 

Ils oublient que cette exploration et cette exploitation du gaz de couche –qui nécessitera à un moment donné l’utilisation de la fracturation hydraulique- va entraîner :

1°) la pollution des nappes phréatiques et de l’air ; avec des conséquences sur la santé

2°) le saccage des paysages et de la nature

3°) des risques de séismes et d’effondrement du sous-sol et du sol dans une région minière déjà bien endommagée par l’exploitation du charbon

4°) un bilan carbone pire que celui du charbon

 

Nous avons déjà vu et eu connaissance des dégâts occasionnés par cette exploitation aux USA, en Australie et ailleurs. Nous ne pouvons l’accepter.

 

Les travaux de forage envisagés vont se focaliser d’abord sur Avion –près de Lens- et Divion –près de Béthune.

Ceci certainement début juillet : comme par hasard pendant les vacances !

 

Ce n’est pas possible de laisser faire. Si on perd cette bataille ; on verra fleurir 150 forages dans le Nord/Pas-de-Calais et cela risque de donner des arguments pour l’exploitation du gaz de schiste dans la région parisienne et dans le Sud.

 

C’est pourquoi, grâce au collectif Gaz houille 62, avec le collectif Houille-ouille-ouille 59/62 et avec le soutien des collectifs français opposés aux pétrole et gaz de schiste et de houille, nous organisons une grande manifestation le dimanche 13 avril à 14 h. Elle démarrera à Divion –près de Béthune- au lieu-dit « la croix de grès ».

 

Nous sommes assurés de la présence de personnes venant de Lorraine, de la région Parisienne et du Sud.

Des associations victimes de projets inutiles, nuisibles et imposés seront également présentes.

Cette manifestation très festive sera précédée d’un pique-nique.

 

Nous sommes sensibles aux actions menées sur ce problème, notamment en Angleterre et en Pologne.

 

Nous dirons avec force :

Gaz de couche, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain.

Venez nombreux le 13 avril avec votre bonne humeur et vos idées pour lettre de l’ambiance.

8 avril

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DES COLLECTIFS FRANCAIS

NON AUX PETROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE

 

 

 

Les collectifs "NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille" réunis en coordination nationale à Merlieux et Fouquerolles (02) les 5 et 6 avril 2014, réaffirment à l'occasion de la nomination du nouveau gouvernement, leur opposition à l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste et de houille.

 

Inquiétude et vigilance traduisent la position des collectifs sur la feuille de route ministérielle concernant la loi sur la transition énergétique, car elle ne fait aucune mention de l'efficacité et de la sobriété qui sont prioritaire dans toute réflexion sur le sujet. Cette loi ne doit pas nous imposer de nouvelles sources d'énergies fossiles (telles que les pétrole et gaz de schiste et de houille). Pour nous, l'abandon des énergies fossiles doit être un des points forts de la future loi, afin de lutter efficacement contre le dérèglement climatique.

 

Quant à la réforme du Code Minier, elle ne peut être adoptée par ordonnance mais doit être l'occasion d'un véritable débat démocratique et parlementaire.

 

Dans le prolongement de la rencontre euro-méditerranéenne de Saint-Christol-lez-Alès de mars dernier, les participants ont élaboré une position commune qui se traduira aux prochaines élections européennes, par une campagne d'interpellation des candidats, portant sur nos luttes mais aussi sur les traités de libre échanges en cours de négociations (TAFTA...).

 

Concernant les permis, nous demandons le non-renouvellement du permis de Château-Thierry (dont l'échéance est juin 2014), et le rejet de la demande du permis d'exploration dit "de Soissons", qui concernent du pétrole de schiste, vu les couches géologiques ciblées.

 

Dans le Nord / Pas-de-Calais, l'exploration des gaz de couche, par forage est imminente et pourrait déboucher sur l'exploitation de tous les bassins miniers français.

 

C'est pourquoi les collectifs appellent à la mobilisation du 13 Avril, à Divion (62)

 

Des alternatives aux hydrocarbures existent. Sortons des schémas archaïques et productivistes et de la frénésie extractiviste !

 

NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTE ET DE HOUILLE, NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN

 

 

Communiqué de presse fait à Mérlieux et Fouquerolles (02) et daté du 6 avril

 

http://www.nongazdeschiste.fr/

Lettre ouverte des collectifs citoyens et associations opposés

à l’exploration et l’exploitation des réserves d’hydrocarbures non conventionnels

 

Le 4 mars

 

Pour lire le document complet : lettre ouverte

 

Co-signataires :

Agir pour l'Environnement

Aitec-IPAM

Amis de la Terre France

Attac France

Confédération paysanne

Convergence citoyenne pour la Transition énergétique

Coordination Eau Ile-de-France

Attac-Artois-Ternois

Cèze et Ganière (07)

Eau Secours 62

Hainaut59 (59)

 

Les collectifs :

Collectif Houille-Ouille-Ouille 59/62

Collectif Vigilance Gaz de Gardanne Pays d'Aix (13)

Collectif Stop Gaz de Schiste 39

Collectif Stop Gaz d'Hydrocarbures de Lorraine et d'Alsace

Collectif Auzonnet Cèze et Ganière (30)

Collectif Hautes Cévennes (30)

 

Gaz de couche, gaz de schiste : même dégâts

 

Nous, collectifs citoyens et associations nationales, souhaitons alerter la population, les élus, les administrations, les médias et le monde scientifique des dangers et conséquences dramatiques que représentent les projets d’exploration ou d'exploitation de gaz de couche dans les anciens bassins houillers (Nord/Pas-de-Calais, Jura, Lorraine, Provence, Cévennes)

 

De quoi parle-t-on ?

 

Le gaz de couche (coalbed methane en anglais) est du méthane piégé dans les micropores du charbon des veines profondes non exploitées ou incomplètement exploitées.

C’est un hydrocarbure de roche mère, non conventionnel comme les huiles et gaz de schiste.

 

 

Technique d’extraction des gaz de couche

 

Pour exploiter le gaz de couche, il est nécessaire de coupler à un forage vertical des forages horizontaux en étoile qui s'étendent dans la veine de charbon. Par le pompage de l’eau en bas du puits, il est possible de créer une dépression qui facilite la libération du méthane. La stimulation par l'injection d’un fluide, que ce soit de l’eau ou un autre fluide de fracturation, permet l'exploitation industrielle du gaz de couche

Aux Etats Unis et au Canada qui exploitent ces gaz, c'est le plus souvent la fracturation hydraulique qui est utilisée pour rentabiliser les forages.

 

Si la fracturation hydraulique est interdite en France pour l'exploration et l'exploitation de ces gaz, la loi de juillet 2011 laisse ouverte la possibilité d'utilisation de la fracturation hydraulique pour des puits d'expérimentation.

 

Nous craignons que cette exploration ne soit prétexte à contourner la loi.

 

En effet les rapporteurs de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, contre l’avis de tous les experts ne considèrent pas le gaz de couche comme un hydrocarbure de roche mère et passent ainsi sous silence la nécessité de la stimulation.

Quant à l’Académie des sciences, elle propose de faire de l’expérimentation pour la fracturation hydraulique dans les anciens bassins "charbonniers".

...

 

Article dans "Marianne"

 

 

paru dans l'hebdomadaire le 14 février, page 45

 

Malgré les engagements du président de la République à ce qu'il n'y ait pas de recherche de gaz de schiste en France, il ressort d'une récente information publiée dans Libération, qu’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, ne s’y résout pas, guettant le moment politique propice pour présenter un rapport préconisant la technique dite « propre » de la NFP (« Non Flammable Propane »), par injection de fluoropropane au lieu de la fracturation hydraulique avec eau et additifs chimiques, alors utilisés en moindre quantité.

Selon l'Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques dans son rapport de novembre 2013,

cet NFP « supprime à 100% le risque industriel ». Cet argument, virtuel et impossible à vérifier autrement qu'en prenant des risques réels, sur le terrain, là où vivent des personnes en chair et en os, relève de la négation de la réalité dans laquelle nous vivons, et toutes les critiques à l'encontre de cette démarche, qu'elles proviennent des Verts, du NPA ou de membres du gouvernement, sont fondées. Les collectifs «stop gaz de schiste et de couche partagent ce rejet.

La technique NFP prétendument « propre » aggrave un autre risque,

intellectuel celui-là :

s'enliser dans des débats stériles sur des énergies fossiles de plus en plus extrêmes. Extrêmes dans leurs méthodes d'extraction de plus en plus brutales. Extrêmes dans l’atteinte à des sites de plus en plus précieux visés par les consortiums pétroliers. Extrêmes dans les moyens à mettre en œuvre pour une piètre rentabilité. Il y a trois décennies, il fallait grosso modo 1 baril de pétrole pour en produire 100. Actuellement il en faut 1 pour produire environ 10 barils de pétrole !

 

Nous sommes lancés dans une course

contre nous-mêmes, anachronique et suicidaire.

Gaz à effet de serre 25 fois plus nocif que le CO2 dont nous ne savons déjà que faire tant il aggrave le dérèglement climatique, le méthane recherché représenterait surtout de quoi alimenter la spéculation et le gaspillage. Toute production d'énergie fossile génère des dégradations irrémédiables, au moment de l'extraction, lors de la transformation et lors de la consommation, or quiconque comprend que l'air respirable, l'eau potable et les sols arables, sont nos fondamentaux, irremplaçables au point que quelques minutes sans air, quelques jours sans eau et quelques semaines sans nourriture, signeraient notre arrêt de mort, comprend que cette course aux énergies fossiles est un anachronisme d'autant plus aigu qu'elle se situe dans un contexte de dégradation avancée des milieux naturels qui permettent la vie.

 

Les effets sur l'emploi ?

600.000 puits forés aux Etats-Unis - détruisant sur leur passage les terres arables, la ressource en eau et l'atmosphère - ont généré 500.000 emplois, soit 0,8 emploi destructeur par puits. Et l'impossibilité définitive à créer des milliers d'emplois agricoles sains, pérennes et protecteurs des personnes autant que du milieu naturel dont elles sont tributaires à partir de terres arables, se résume à cette équation : 1km² = 100 hectares, 1 hectare = 1 emploi en agriculture paysanne ; 7054 km² de permis pétroliers déjà attribués uniquement en Lorraine (30% de sa superficie totale) = environ 700.000 emplois potentiels perdus, par terres arables vouées à devenir friches industrielles.

 

Les financements ?

En Lorraine, nous avons « l'exemple » de European Gas Limited : un consortium australo-américano-britannique financé au départ par Enron (la société américaine qui avec Merrill Lynch, avait été au centre du plus grand scandale financier des dernières décennies), immatriculé en Angleterre et au Pays de Galles pour n'avoir pas à déclarer ses résultats comptables en France, dirigé par un PDG qui a créé un « cayman based investment fund » (maoming investments). Ce consortium si vertueux attend 20 millions € en aides publiques françaises, tous les ingrédients pour un prochain méga scandale !

 

En résumé, tous les collectifs s'accordent sur ce point :

ni gaz de schiste ni gaz de couche ni ici ni ailleurs ni aujourd’hui ni demain ni fracturation hydraulique ni technique de Perlimpinpin.

Gaz-houille 62 ,

collectif anti-exploration du gaz de couche à Divion,

sort de terre

 

 

L’exploration du gaz de couche à Divion, ils n’en veulent pas. Et le font savoir. Sur les conseils de Christine Poilly, du collectif Houille ouille ouille, ces habitants de Divion, Bruay et Houdain ont créé le leur, Gaz Houille 62. Pour l’instant, ils sont une vingtaine. Une réunion d’information est prévue mardi 18 février, à Divion.

 

« Agir aujourd’hui pour vivre mieux demain. » Ça ressemble à une pub pour une assurance, mais le collectif Gaz Houille 62 n’a rien à vendre. Son unique cheval de bataille, c’est d’arriver à annuler l’exploration du gaz de couche par Gazonor, à Divion, dans la parcelle cadastrale 58, section ZB. Quelque part dans le champ longé par la rue André-Lebacq, qui va de Divion à Houdain… et à quelques centaines de mètres de la cité du Transvaal. Un petit retour en arrière s’impose.

 

Depuis 2011, Gazonor, qui exploite déjà le gaz de mine du bassin minier, entend explorer le gaz de couche resté coincé dans les veines de charbon inexploitées. Le 12 juillet dernier, le préfet a donné son feu vert pour deux sites. Un à Avion, l’autre à Divion, afin d’en étudier la rentabilité. Deux cas qui posent problème à plusieurs élus, .... Plusieurs membres du collectif Houille ouille ouille organisent des réunions publiques afin d’informer les habitants du secteur de cette décision, dont la dernière a eu lieu fin janvier, à la mairie de Marles-les-Mines.

 

« Fédérez-vous »

 

Ce soir-là, une trentaine de personnes sont présentes. Venus de Divion, Houdain, Hénin-Beaumont, Liévin… C’est que l’exploration du gaz de couche ne fait pas que des heureux. Les deux principaux vecteurs d’inquiétude ? « Le risque de pollution de la nappe phréatique suite aux forages, et un possible effondrement, dans une zone déjà bien entamée par l’exploitation des mines », selon Christine Poilly, du collectif Houille ouille ouille.

 

...

L'union faisant la force, la militante conseille de créer un collectif. Il a vu le jour jeudi.

 

Pour l’instant, ils sont une vingtaine, habitant Divion, Houdain, Bruay (la nappe phréatique de la craie ne s’arrête pas aux panneaux des villes…). Et espèrent voir grossir leurs rangs.

 

Pour ce faire, ils comptent afficher leurs réticences à ce projet à leurs fenêtres, sur leurs façades, dans leur jardin… Une page Facebook devrait bientôt voir le jour.

 

« Les élus sont assis sur leur cul ! »

 

Certains membres du collectif sont assez remontés contre leurs élus. Lors de la réunion d’information de janvier, l’un d’eux avait même lancé « les élus sont assis sur leur cul. Quand on est pour un tel projet, on doit savoir pourquoi ».

 

Or selon plusieurs membres de Gaz Houille 62, les maires d’Houdain et de Divion n’ont pas conscience des enjeux écologiques liés à ce forage d’exploration.

 

Gaz Houille 62, qui compte organiser une réunion d’information à Divion le 18 février, va solliciter la mairie pour obtenir le prêt d’un local.

L’occasion de demander au maire pourquoi la population n’a pas été prévenue au moment du feu vert préfectoral, il y a… six mois ?

 

Pourquoi le Conseil Régional Nord/Pas-de-Calais va au devant d'un fiasco

 

Un document du collectif GDHC de Lorraine montrant ce qui se passera si on exploite le gaz de couche.

Alors que notre pays n'entrevoit toujours pas de sortie à la crise que nous vivons actuellement et qu'un nombre de plus en plus important d'économistes établissent une corrélation entre le prix augmentant du pétrole et la baisse de la croissance, la possibilité d'acquérir le statut privilégié de producteur d'hydrocarbure donne de quoi rêver. Découvrir du pétrole ou du gaz à une époque où ces ressources montrent des signes inquiétants de fébrilité, assurerait une bouffée d'oxygène économique à des régions qui, comme la Lorraine ou le Nord-Pas-de-Calais, souffrent d'une désindustrialisation confirmée par un nombre de chômeurs parmi les plus élevés dans la population.

 

L'exemple américain, rapporté par nombre de médias peu informés et d'élus convaincus, pourrait servir de référence pour réussir un miracle énergétique made in France. Malheureusement, les miracles cachent parfois de vulgaires artifices. Le déchiffrage donné dans ce courrier est de nature à faire douter des réels bénéfices de cette industrie dans nos régions, voire même à craindre d'un cauchemar industriel et environnemental.

 

Est-ce que la solution d'un savoir-faire à la française peut suffire à fermer la porte à la réflexion d'un principe de précaution, pourtant nécessaire à toute innovation industrielle ou technologique ? Quelles positions les élus, toujours soucieux du bien-être économique de leurs citoyens, doivent-ils tenir face à cette manne inespérée au visage de Janus ? Loin de la confrontation caricaturale entre modernes optimistes et archaïques angoissés, entre défenseurs de l'emploi et protecteurs de nappes phréatiques, le débat doit nous donner à réfléchir sur la responsabilité que nous prenons pour en autorisant l'exploitation de nouvelles ressources fossiles dans le contexte préoccupant d'un dérèglement climatique de plus en plus omniprésent.

 

A la lecture de nombreux articles de presse, de livre ou d'interventions d'experts (géologues, économistes, paysagers,..) notre collectif, composé exclusivement de citoyens, veut défendre ces idées que sont l'intérêt général et le bon sens. Notre position s'oppose donc aujourd'hui à toute exploration et exploitation d'hydrocarbures non conventionnels dans notre pays.

 

Au travers de ce mémorandum rédigé sous un œil uniquement économique (nous supposons que les risques environnementaux vous sont connus), nous vous proposerons de chercher des éléments contredisant la véracité et la pertinence de nos arguments. Ainsi, en toute liberté et en toute responsabilité, votre décision ne pourra se réfugier derrière la défense de l'ignorance.

 

Pour en savoir plus : Lorraine_Lettre au CR NPDC

 

Avec les questions posées suivantes :

 

-Cette industrie va créer de l'emploi ?

-Le prix du gaz va baisser ?

-L'indépendance énergétique pour les 100 ans à venir !

 

Et un début d’analyse de l’entreprise EGL qui devrait explorer la région

 

Ni ici, Ni ailleurs, Ni aujourd'hui, Ni demain

 

Le projet 'gaz de couche'

Un article paru dans reporterre le 15 juin

 

D’un projet industriel à un projet financier

En 2004, la société European Gas Limited (EGL) demande un permis de recherche exclusif (PERH) en vue de l’exploitation du gaz de couche (CBM) et gaz de mine (CMM). Elle obtient le permis « bleue Lorraine ».

 

Le gaz de mine est le méthane qui s’échappe naturellement des galeries des anciennes mines de charbon. L’entreprise Gazonor l’extrait par simple captage depuis 1992, ce qui contribue à la mise en sécurité du bassin minier du Nord. Le gaz de couche est le méthane contenu dans les couches profondes de charbon (1000 à 2000 m). A quelques exceptions près, partout dans le monde où ce gaz est exploité (États-Unis, Australie, Chine), la très controversée technique de la fracturation hydraulique est utilisée.

Pour estimer la ressource en gaz de couche le forage de Folschviller est réalisé en 2008. Il a, d’après la presse, subi une fracturation hydraulique2. C’est le seul puits qui a permis une certification de ressources. EGL a foré d’autres puits en Lorraine mais aucun n’a donné de résultats probants : ennoyage en continu, rencontre de failles très importantes…

 

La suite : projet gdc

 

14 juin

Lettre à Nicolas HULOT

 

 

Une lettre a été envoyée au ministre de la transition écologique et solidaire à propos du projet « gaz de couche », dans les bassins miniers du Nord de la France et de la Lorraine.

 

Monsieur le Ministre, en Décembre 2015 au moment de la COP 21, vous déclariez : « …la cohérence est que l’humanité doit renoncer volontairement à 70-80% des énergies fossiles déjà connues qu’elle a sous les pieds » ; suite à la décision de Mr Trump de se désengager des accords sur le climat, vous expliquiez sur Europe 1 : « On est sur le fil du rasoir, les choses se déterminent maintenant ».

Nous partageons évidemment ces constats. Il faut donc que la France soit exemplaire et n’autorise pas, sur son propre sol, la recherche de nouvelles énergies fossiles, surtout lorsqu’elles sont extrêmement polluantes. Puisqu’il faut en sortir, commençons dès aujourd’hui à trouver d’autres solutions ; plus nous tarderons, plus nous cumulerons de gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui amplifient les dérèglements climatiques.

 

Alors, pourquoi continuer à renouveler ou à prolonger des permis de recherche d’hydrocarbures comme ce fut encore le cas ces derniers mois (Permis du Valenciennois, Permis Attila (Meuse), Permis de Claracq…) ?

 

Une initiative TRES intéressante

à REPRODUIRE

 

Une arrageoise a écrit au

Crédit Mutuel Nord Europe

 

 

 

Au directeur du Crédit Mutuel Nord-Europe

 

4, place Richebé, 59000 Lille

 

 

Monsieur,

 

Je suis fort contrariée du projet d’exploitation du gaz de couche dans notre région.

 

Dans cette région, le nombre de sites pollués est déjà très important et la nature a déjà suffisamment payé ; les hommes n’ont pas moins été épargnés.

 

Ainsi, aujourd’hui, tous les indicateurs sanitaires sont dans le rouge ; la mortalité prématurée est le double de la moyenne nationale ; la prévalence des cancers est également la plus forte en France, de même que toutes les maladies induites par la pollution de l’eau et de l’air.

 

Cette exploitation, loin de rétablir une justice sociale, va continuer de nous mettre à contribution pour enrichir des actionnaires peu scrupuleux (après moi le déluge).

 

Nous sommes tous concernés par ce scandale de santé publique.

 

Je vous demande de ne pas être complice, de ne pas cautionner ce projet qui va encore dévaloriser notre région.

 

Refusez de financer ces énergies sales.

 

J’espère que vous saurez mettre en avant des considérations éthiques en utilisant notre argent dans notre intérêt.

 

Recevez, Monsieur, mes salutations les plus cordiales.

Les gaz de couche dans le Nord et le Pas-de-Calais

Version 4 pages actualisée le 30 mars 2017

Pour lire le document : 4 pages

29 janvier

 

Pour ou contre le gaz de schiste ?

Question posée aux candidats

 

 

 

Depuis quelques années la question de l'exploitation du gaz de schiste se pose en France et soulève des questions liées à l'environnement et à la santé publique. On peut alors se demander si les candidats à la Présidentielle y sont favorables, ou non. Pour obtenir et évaluer leurs réponses, apportez votre voix à la question qui leur est adressée par le groupe ATTAC-57.

 

https://blogs.mediapart.fr/why-book/blog/160217/candidats-pour-ou-contre-le-gaz-de-schiste

 

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commentaire

 

L'important est peut-être de savoir quelle est la position des candidats.

Le problème est surtout de savoir si le candidat élu tiendra son engagement.

Tout le monde sait que Hollande était l’ennemi de la finance. On a vu ce que cela a donné.

Commençons par la question du gaz de couche. C’est là le nœud du problème. Si le gaz de couche est exploité, le gaz de schiste le sera dans la foulée.

Donc, les régions concernées par le gaz de couche sont la Lorraine et le Nord/Pas-de-Calais.

Qu’est-ce qui se passe ? Tout d’abord les « socialistes » ont voulu s’occuper du code minier et avaient l’intention de refuser l’exploitation du gaz de schiste. Mais ils ne sont pas contre celle du gaz de couche … sous prétexte que l’on n’utiliserait pas la fracturation hydraulique. Ce n’est pas grave si l’expérience dans différents pays montre que le gaz de couche est exploité avec fracturation. Puisque les « socialistes » ont dit qu’il ne faudrait pas fracturer !!!

Ce qui est grave est que les « socialistes » ont montré la voie dans laquelle vont s’engouffrer les nouveaux élus qui ont des assurances qu’il faut exploiter gaz de couche et de schiste.

Voilà ce que c’est que de lancer une proposition de loi en fin de mandat en sachant que cela n’ira pas à son terme. Mais c’est bon pour les candidats « socialistes » qui pourront prétendre qu’ils sont contre l’exploitation du gaz de schiste.

En attendant, que se passe-t-il ? Cela commence à bouger en Lorraine et l’entreprise qui est à l’origine de cet état de fait est prête à foncer pour le plus grand bien des financiers qui sont derrière cette opération !

Bravo les « socialistes ».

La seule résistance -comme pour d’autres problèmes- ne peut pas venir véritablement des élus : ils sont trop à prendre des trains en marche. La seule réponse possible qui pourrait faire changer de cap ne peut venir que de la mobilisation des habitants qui savent ou devraient savoir les conséquences néfastes de ce type d’exploitation.

Ce n’est que comme cela que la Lorraine ne sera pas encore persécutée. C’est comme cela que, par ricochet, le Nord/Pas-de-Calais ne sera pas la deuxième victime de ce productivisme climaticide.

C’est pour cela qu’il est important que tous les habitants des deux régions (et aussi celle du Jura et de la région d’Alès) réfléchissent collectivement pour empêcher ce massacre.

4 février

Code minier :

Lettre ouverte à Audrey Linkenheld,

députée du Nord

 

Un électeur a écrit une lettre à sa députée à propos du code minier. A. LINKENHLED lui a répondu. Nous lui avons fait remarquer qu'elle était la seule personne à avoir répondu à un courrier sur ce sujet.

Puis nous avons expliqué nos arguments.

 

Voici, en pièce jointe, la lettre ouverte envoyée à Audrey LINKENHELD :

29 janvier

Le code minier sera-t-il adopté avant la fin de la législature ?

 

 

Article paru sur mediapart :

https://blogs.mediapart.fr/p-rose/blog/290117/le-nouveau-code-minier-sera-t-il-adopte-0

 

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La presse le pense :

« il y aura interdiction de l’exploitation du gaz de schiste. »

Rien n’est moins sûr !

Tout est fait pour donner une image de gauche du côté du parti socialiste… et c’est tout !

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La réalité est tout autre.

On habille le projet des industriels avec une grosse poire à manger : permettre l’exploitation du gaz de couche, sous prétexte que cela ne nécessitera pas l’utilisation de la fracturation hydraulique.

En annexe, on se refuse normalement à exploiter le gaz de schiste.

Tout le monde connaît les conséquence d’une exploitation du gaz de couche. C’est assez décrit sur ce blog.

 

Malgré tous les effets négatifs, une plate-forme a débuté en Lorraine : 16 forages sont déjà autorisés sur les 200 prévus en Lorraine et 150 dans le Nord/Pas-de-Calais !  

D’autre part, l’utilisation de la fracturation hydraulique, tant décriée, paraît inévitable au vu des échecs sur les puits sans fracturation déjà forés en Lorraine, ceci afin de permettre une exploitation rentable du point de vue des financiers.

 

Ces projets de forage ne créeraient que très peu d’emplois : deux par puits !  

La Française de l’Énergie estime la production à 5% de la consommation française sur 20 ans. Soit une seule année de la consommation totale française. Est-ce bien raisonnable de faire autant de dégâts pour si peu de production énergétique, par ailleurs polluante ?

Ce projet de loi aura donc surtout servi à légitimer l’exploitation des gaz de couche ! c’est le prix à payer pour ménager les industriels tout en mettant surtout en avant l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste. La Lorraine et le Nord/Pas-de-Calais ont déjà souffert du productivisme lié au charbon. Les industriels pensent donc -avec un certain nombre d’élus- que la population courbera l’échine une fois de plus ! Par cette proposition de loi, les initiateurs veulent en mettre une autre couche !

Le rapporteur du projet de loi n’hésite d’ailleurs pas à penser que cette proposition d’exploitation du gaz de couche permettra de débloquer -même après la fin de la législature- les dizaines de demandes de permis miniers bloqués et de relancer ainsi une exploitation minière responsable. Jolie perspective !

 

Qu’en est-il de l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste ?

Le rapporteur du projet de loi veut interdire l’exploitation du gaz de schiste, sans se donner les moyens de coercition pour contrer les entreprises qui passeraient outre. Par ailleurs, il s’est dit opposé à la sortie des énergies fossiles. Cela limite déjà fortement la portée de ce projet de loi.

La droite est évidemment largement opposée à ce texte qu’elle présente comme réactionnaire. Cela signifie donc que le sénat ne laissera rien passer.

Qu’à cela ne tienne ! Ce n’est pas bien grave. Globalement, les socialistes auront tenu leurs « promesses » - même s’ils auront tout de même sacrifié deux grandes régions pour le gaz de couche.

Les socialistes ne peuvent évidemment pas aller jusqu’au bout de leur logique à cause de ces élus LR ; mais l’honneur est sauf !

Le problème reste entier : on n’aura pas été très loin -en cinq ans- dans le domaine de la transition énergétique. On peut considérer que le bilan est globalement négatif.

Cela laisse les mains libres pour les futurs élus qui n’ont pas caché leur désir d’exploiter gaz de schiste et gaz de couche.

 

Pour en savoir plus, lire le document en pièce jointe : code minier

24 janvier

Code minier : Lettre ouverte à 3 députés du Pdc

 

6 députés (dont 3 du Pas-de-Calais) sont signataires de l’amendement n°72 relatif à l’étude de la modification du code minier.

 

Voici ce que cela veut dire pour eux :

"Cette politique définit notamment les ressources énergétiques qui présentent un intérêt national ou régional dont notamment le gaz de mine et le gaz de houille"

 

EXPOSÉ SOMMAIRE

Les ressources énergétiques de notre sous-sol présentent un intérêt pour notre pays. Leur exploitation représente une opportunité au regard de la facture énergétique de la France. Il est nécessaire de ne pas négliger les richesses de notre sous-sol et de connaître les potentialités de ces ressources notamment en ce qui concerne le gaz de houille et le gaz de mine.

L’exploitation de ces ressources énergétiques peut jouer un rôle non négligeable dans nos régions, pour

nos habitants et en conséquence pour notre pays. Le gaz de houille, notamment, est un vrai potentiel pour les territoires en termes de retombées économiques, notamment la création d’emplois directs et indirects et le développement économique.

 

Voici, en pièce jointe, la lettre ouverte qui a été envoyée à Yann CAPET, Guy DELCOURT et Philippe KEMEL :

24 janvier

Code minier : Ca sent le gaz

l

 

Un quatrième forage est en cours en Lorraine (à Lachambre), depuis quelques jours et la réforme du code minier va clairement dans le sens de l'exploitation du gaz de  couche. 

 

Dans le Nord, le président de Gazonor a été remplacé par un proche de Moulin (directeur de la Française de l'énergie) ; ça sent pas très bon, surtout qu'ils affirment dans leurs documents qu'ils commenceraient à forer dans le Nord en 2018

 

 

Des députés se distinguent avec leur amendement

 

Kemel (Carvin ...), Delcourt (Avion-Lens), Capet (Audruicq-Calais) ; voilà pour le pdc.

Restent la Lorraine (Le Déaut) et le reste (Mobihan et ... hors de France)

Ils défendent sûrement l'emploi !!!!

Il faudra leur demander des comptes.

Ils sacrifient l'environnement au profit de l'emploi : 2 créations par puits !

 

dur dur 2017 pour le climat, et en plus, avec Trump, Fillon et toute la bande de clown, ça va pô s'arranger...

 

 

 

Amendement N° 72

Présenté par M. Kemel (Pas-de-Calais), M. Capet (Pas-de-Calais), M. Pellois (Morbihans), M. Le Déaut (Meurthe et Moselle), M. Delcourt (Pas-de-Calais) et M. Premat (hors de France) : ils sont tous socialistes

"Cette politique définit notamment les ressources énergétiques qui présentent un intérêt national ou régional dont notamment le gaz de mine et le gaz de houille"

 

EXPOSÉ SOMMAIRE

Les ressources énergétiques de notre sous-sol présentent un intérêt pour notre pays. Leur exploitation représente une opportunité au regard de la facture énergétique de la France. Il est nécessaire de ne pas négliger les richesses de notre sous-sol et de connaître les potentialités de ces ressources notamment en ce qui concerne le gaz de houille et le gaz de mine.

L’exploitation de ces ressources énergétiques peut jouer un rôle non négligeable dans nos régions, pour nos habitants et en conséquence pour notre pays. Le gaz de houille, notamment, est un vrai potentiel pour les territoires en termes de retombées économiques, notamment la création d’emplois directs et indirects et le développement économique.

 

Dernière minute

La réforme du Code minier arrive à l’Assemblée nationale sans convaincre

http://www.lagazettedescommunes.com/483038/la-reforme-du-code-minier-arrive-a-lassemblee-nationale-sans-convaincre/

 

La réforme du code minier arrive devant les députés, mardi

http://www.ouest-france.fr/environnement/la-reforme-du-code-minier-arrive-devant-les-deputes-mardi-4751914

 

Vers un code minier contraire à l’urgence climatique ?

http://www.amisdelaterre.org/Vers-un-code-minier-contraire-a-l-urgence-climatique.html

23 janvier

Code minier : en discussion à l'assemblée nationale

les 24 et 25 janvier

 

 

 

 

DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR INTERPELLER NOS DÉPUTÉ-E-S.

 

Pour en savoir plus :

http://www.stopaugazdeschiste07.org/article1245.html

 

Vous pouvez envoyer un courriel à vôtre député-e

Rechercher l’adresse de courriel de vôtre député-e :

http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/liste/alphabetique

 

Madame la députée, monsieur le député

La proposition de loi portant adaptation du Code Minier au code de l’Environnement sera présentée les 24 et 25 janvier 2017 en séance plénière de l’Assemblée nationale et devra y être votée par les député-e-s pour que ce texte puisse entrer en vigueur.

Cette proposition de loi engage l’avenir des citoyens et des territoires.

 

Je vous demande, s’il vous plaît, en tant qu’élu-e d’agir afin :

 que la procédure de réforme du code minier aille à son terme avant les échéances électorales.

 que l’amendement interdisant les hydrocarbures non-conventionnels soit voté.

 que l’amendement déposé puis retiré par Sabine Buis portant sur la définition des hydrocarbures non-conventionnels soit réintégré et voté en place de celui de JP Chanteguet.

 

Vous savez que cela concerne notre région qui sera, si cela passe, impactée par l'exploitation du gaz de couche.

 

 

Je vous prie de croire à l'expression de mes sentiments les meilleurs.

23 janvier

Code minier : en discussion à l'assemblée nationale

les 24 et 25 janvier

 

 

Vers un code minier contraire à l'urgence climatique ?

 

Le texte relatif à la réforme du code minier sera examiné en séance de l'Assemblée nationale les 24 et 25 janvier. Ce qui ne présage pas obligatoirement d'une adoption avant la fin de la législature, les amendements risquant d'être nombreux.

 

Dans l'indifférence presque générale, une refonte du code minier est en cours de discussion à l'Assemblée nationale. Contre toute attente, et alors que l'Accord de Paris sur le climat est désormais entré en vigueur, les députés laissent la porte ouverte à de nouvelles exploitations pétrolières et gazières. (Texte initié par Isabelle Lévy et Claude Taton des collectifs contre les gaz de schiste).

 

Extraits de l'article de mediapart

 

“Paris - Toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels sera refusée en France, en accord avec la loi de transition énergétique qui prévoit une baisse de la consommation des énergies fossiles", selon Ségolène Royal. Dépêche AFP datée du 12 janvier 2016.

C'était en 2016.

De toute évidence, Chanteguet prend une toute autre direction que Ségolène Royal.

 

Que s’est-il passé pour en arriver là ?

La révision du code minier, promesse de campagne en 2012, envisagée par le gouvernement pour être conforme à la Charte de l’Environnement a été repoussée, enterrée, freinée jusqu’il y a peu. Fin novembre 2016, les députés du groupe socialiste déposent précipitamment une proposition de loi portant réforme du code minier. En réalité, il s’agit d’une seconde proposition ; un premier texte avait été déposé sur le même sujet le 21 septembre dernier, très vite retiré sous la pression de la société civile car jugé trop libéral.

On aurait pu se réjouir sur l’air du « Mieux vaut tard que jamais » : voilà les députés et le gouvernement enfin désireux de “moderniser” le Code Minier. Oui, mais non.

La Proposition de Loi passe à côté des principaux défis auxquels nous sommes confrontés en ce début de 21ème siècle, notamment le réchauffement climatique. Qu'il est loin l'engouement autour de la COP21 organisée à Paris en décembre 2015.

 

80% des hydrocarbures doivent rester dans le sol

...

 

Gaz de couche, gaz de mine, grisou ? 

Rappelons que l’exploitation du gaz de couche n’a strictement rien à voir avec celle du gaz de mine (le grisou). C’est en jouant, sur la confusion entre le grisou (qui s’échappe des veines de charbon déjà exploitées) et le gaz de couche (qui se trouve piégé dans des couches de charbon non encore exploitées), qu’il a justifié son amendement.

La captation du grisou c’est bon pour la santé. La libération du gaz de couche, avec ou sans fracturation, c’est l’assurance de produire des fuites de méthane et d’augmenter notablement le réchauffement climatique , sans oublier les impacts sanitaires et environnementaux importants au niveau local (pollution de l'air, de l'eau , etc...)  

Mais le rapporteur, Jean Paul Chanteguet semble ignorer la différence entre gaz de mine (grisou) et gaz de couche (CBM) comme le font, intentionnellement, les industriels. Il a défendu son point de vue en assumant qu’il ne fallait pas renoncer aux hydrocarbures…

On peut reconnaître une cohérence certaine entre le forcing pour faire adopter son amendement (CD340) et son refus de faire référence à l’accord de Paris…

... 

Etude environnementale, un écran de fumée ? 

On pourrait aussi évoquer l’innovation de l’étude environnementale présentée dans cette proposition de loi: certains députés avaient déposé des amendements pour que cette étude environnementale se déroule au tout début de l’instruction, que tous les postulants à untitre minier y soient soumis. Cela semblait logique dans le cadre d’une adaptation du code minier à la Charte de l’Environnement. Que nenni! Jean Paul Chanteguet a refusé : cette étude environnementale se déroulera une fois le choix du candidat déjà effectué, en gros une cerise sur un gâteau!

...Le refus de Chanteguet inacceptable.

 

A la veille de l'examen de la proposition de loi en assemblée, nous appelons dont les députés à revoir la copie et rendre le code minier conforme aux exigences de lutte contre les dérèglements climatiques : il est temps de sortir de l'âge des fossiles et de prévoir et organiser la transition. Nous appelons les députés, et le rapporteur de la loi, Jean-Paul Chanteguet, à ne pas essayer de faire disparaître l'urgence climatique derrière un coup de baguette magique. Nous appelons également Ségolène Royal à agir pour que son engagement à “ne plus explorer ni exploiter les hydrocarbures” ne soit pas abandonné à quelques semaines de la fin du quinquennat.

 

Pour en savoir beaucoup plus :

https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/230117/vers-un-code-minier-contraire-lurgence-climatique

17 janvier

Code minier : Delphine BATHO intervient en commission

 

 

Delphine Batho souligne les faiblesses du texte de loi modifiant le code minier

La Commission des Affaires Économiques examinait pour avis, le 11 janvier, la proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement. La députée, Delphine Batho, y est intervenue en questionnant tout au long de la séance les insuffisances de ce texte et identifiant quels en étaient les enjeux.

 

Au cours de la première partie de la séance consacrée aux déclarations liminaires sur la proposition de loi, l'ancienne ministre de l’Écologie, Delphine Batho, n'a eu cesse de réaffirmer les principes généraux qui devraient, selon elle, être présents dans la modification du code minier.

 

- la conformité du droit minier aux principes constitutionnels de la Charte de l'Environnement et aux principes généraux du droit de l'environnement.

 

- la réaffirmation que c'est la démocratie qui doit décider ou pas de l'utilisation et de l'exploitation des ressources naturelles et non les multinationales

 

- conforter l’État dans son droit d’interdire clairement des techniques d'extraction et de décider de ne pas autoriser l'exploitation d'une ressource en se référant à l'Accord de Paris (COP 21)

 

- la sortie des énergies fossiles pour instaurer un modèle énergétique post-carbone.

 

- la prise en compte de la raréfaction des ressources naturelles disponibles en se tournant vers une économie circulaire afin de mettre fin à l'extractivisme

 

- l'instauration d' une véritable participation du public en amont de tout processus décisionnel

 

- la sécurisation juridique des décisions de l’État pour que celles-ci ne soient pas contestées par les industriels.

L'examen du texte par la Commission des Affaires Économiques était la première étape du parcours législatif de cette proposition de loi qui sera examinée par la Commission du développement durable de l'Assemblée Nationale, les 17 et 18 janvier. Ensuite, elle sera débattue et soumise au vote des députés, en plénière, à l'Assemblée Nationale les 24 et 25 janvier, le gouvernement ayant engagé la procédure accélérée.

 

 Pour en savoir plus :

http://colibrinfo.blog4ever.com/delphine-batho-souligne-les-faiblesses-du-texte-de-loi-modifiant-le-code-minier

 

 

Pétition pour REFUSER L'EXTRACTION DU GAZ DE COUCHE

 

sur cyberacteurs

Les renseignements personnels ne seront aucunement accessibles et les courriers seront envoyés également à Ségolène Royal.

 

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/refusons-extraction-gaz-couche-1219.html

 

3331 participations ; 9 janvier au matin

Attention : cette pétition s'est arrêtée le 10 janvier

 

sur change

 

https://www.change.org/p/madame-s%C3%A9gol%C3%A8ne-royal-ministre-de-l-environnement-de-l-%C3%A9nergie-et-de-la-mer-nous-refusons-l-extraction-du-gaz-de-couche?recruiter=608361023&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

601 soutiens ; 9 janvier au matin

Pour lire la pétition : texte

vous pouvez donc dès à présent la signer

et la diffuser dans votre entourage

21 décembre

Lettre aux maires

 

Cette lettre a été envoyée courant novembre.

Elle a été adressée aux maires du Pas-de-Calais concernés par la possible exploration /exploitation du gaz de couche.

 

Pour la lire : lettre

7 décembre

FDE (Française de l'énergie) écrit

 

Nous avons eu connaissance d’une lettre que « Française de l’Énergie » aurait envoyé à la commission de suivi local de Lachambre.

 

Vous la trouvez en pièce jointe : FDE 161124

 

C’est un chef-d’œuvre de fermeture ... sous couvert de dialogue.

Le courrier commence bien : la transparence serait le grand engagement de cette entreprise !

Tout de suite après ce préambule, il faut lire à deux reprises que cette entreprise ne supportera pas tout acte « important » occasionnant injures ou dégâts sur le ou les sites dont elle a la responsabilité (!).

Elle est tellement dans son système qu’elle ne s’explique par sur ce qu’elle appelle le « processus de transparence ».

Elle aurait d’ailleurs beaucoup de mal à préciser ce qu’elle entend dans ce domaine. Elle n’a jamais rien expliqué sur sa façon de faire. Elle a toujours mis ses intérêts en première position, agissant par différents coups de force et ne donnant que très peu d’informations … et après coup ! Bien entendu, elle ne tient pas du tout compte de la position des personnes qui -à juste titre- dénoncent ses méthodes.

C’est ce qui caractérise la stratégie FDE : absence de dialogue, sous couvert de transparence ! Comprenne qui voudra ! Ses mots ne sont pas compatibles avec ses actes.

Il ne faut pas compter sur FDE pour préciser les impacts négatifs du gaz de couche sur l’environnement. FDE ne voudra pas admettre qu’ils sont les premiers responsables de plus gros ”dégâts” à long terme en détruisant l’environnement et le climat.

 

Du côté des collectifs opposés, la position est claire : pas d’exploration ou d’exploitation du gaz de couche.

C'est d’ailleurs grâce aux collectifs de citoyens responsables que  les informations au public ont pu être faites.

Les dangers de l’extraction du méthane sont bien connus. C’est pourquoi il faut laisser sous terre les énergies fossiles. L’urgence climatique l’impose.

 

FDE n’empêchera pas de continuer le combat contre cette production d’énergie prétendue « renouvelable ».

 

17 novembre

Communiqué de presse "ça sent le gaz"

Communiqué signé par les collectifs contre les pétroles et gaz de schiste et de couche

 

Pour avoir la version pdf (avec la liste des signataires) : CP

 

Nous demandons l’arrêt des travaux à Lachambre, en Lorraine

 

La société « La Française de l’énergie » prétend exploiter le gaz de couche, en Lorraine et dans le bassin minier du Nord. Or, la perméabilité du charbon en Lorraine est très faible : 1,7 millidarcy, ce qui rend cette exploitation non rentable hors fracturation hydraulique, ce que l’entreprise a parfaitement démontré. En effet, le seul puits qui a permis de certifier des ressources est celui de Folschviller qui a été fracturé (avant la loi de 2011) et depuis, malgré la technique innovante et infaillible tant vantée par M. Moulin, président de l’entreprise, les forages sont des échecs. A Tritteling, 3500 m de drains multilatéraux n’ont pas ajouté un seul m3 de gaz dans les réserves prouvées de l’entreprise. Dans le Nord, la géologie est plus défavorable encore, avec des couches plus minces et très plissées.

Le BRGM avait déjà exprimé en 2013 cette difficulté d’une exploitation rentable des gaz de charbon sans fracturation hydraulique, liée à la faible perméabilité des charbons français !

Pourtant, l’entreprise s’entête, profite de la complicité de l’état et 16 nouveaux forages sont déjà autorisés : Pontpierre, Longeville, Lachambre, Zimming… en Lorraine, Avion et Divion dans le Nord/Pas-de-Calais.

 

De nombreux témoignages en provenance d’Australie où le gaz de couche est exploité, renforcent nos craintes sur les dégâts sanitaires et environnementaux inhérents à cette exploitation : menaces sur la quantité d’eau disponible, risques de contamination de la nappe phréatique, fuites de méthane, affaissements de terrains, séismes, …

« la Française de l’Énergie : LFDE» est née suite à une opération de marketing d'une autre société, EGL, elle-même endettée à hauteur de 26 millions d'euros. LFDE garde les mêmes incapacités financière et technique et a pu obtenir son introduction en bourse en juin 2016. Elle rachète dans la foulée Gazonor, ce qui lui permet d’avoir enfin des revenus, puisque Gazonor commercialise du gaz de mine.

Le dossier d’introduction en bourse est basé sur des mensonges ; mensonges sur les surfaces de permis, incluant des surfaces non encore attribuées à LFDE, mensonges sur les techniques qui seront utilisées (techniques inefficaces), sur les réserves de gaz largement surestimées…

Les actionnaires espérés se sont vite évanouis et l’action est passée de 27 € en juin à 11 € environ en novembre.

Alors que le code minier prévoit l’étude de la capacité financière et de la capacité technique par les services de l’État avant toute délivrance de permis, on ne peut qu’être étonné devant les acceptations de travaux de forages qui se multiplient.

Et bien sûr, la première raison qui interdit l’exploitation des gaz de schiste et de couche est le réchauffement climatique

Les scientifiques affirment qu’il faut laisser 80% des énergies fossiles dans le sous-sol afin de ne pas dépasser les deux degrés de réchauffement de la planète, au-delà desquels les conditions d’une vie acceptable sur terre seraient menacées. Où est donc le sens de continuer à explorer pour trouver de nouvelles énergies fossiles ? Malgré les beaux discours de nos gouvernants lors de la COP 21 à Paris, les accords signés ne sont pas contraignants, peu ambitieux et laissent aux multinationales une part belle pour continuer leur business « as usual ».

Les lobbys pétro-gaziers sont à l’œuvre (lobbyisme à l’intérieur des institutions européennes : promesse d’embauche aux élus, financement de projets, corruption de tous ordres) ; la production d’énergie fossile continue et même les prix baissent parce qu’il y a surproduction : RIEN ne change !

La baisse drastique de production de fossiles à laquelle on était en droit de s’attendre au vu des cris d’alerte des scientifiques n’a pas lieu !

Pire, on nous présente maintenant le gaz comme énergie de transition alors que les fuites de méthane inhérentes à l’extraction de gaz de schiste et de couche est comprise entre 6 et 8% des volumes extraits et que le méthane est un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2 pour le réchauffement climatique !

Face à une entreprise mensongère, ne prenant en compte aucune exigence ni de la population inquiète des risques sanitaires à venir, ni de la contrainte climatique, nous demandons l’arrêt de ces forages.

Pour les collectifs, les gaz de schiste et de couche,

c’est donc ni ici ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain !

 

Contacts presse

 

En Lorraine : Marieke Stein (06 06 86 31 76) ; Jérémy Nicolas (06 71 04 31 27)

Dans le Nord : Christine Poilly (06 21 68 30 87) ; Pierre Rose (06 14 55 09 12)

15 novembre

Pourquoi interdire

l'exploitation des gaz de schiste et couche ?

 

 

Le document qui suit explique le pourquoi ; il a servi de base d'explication lors d'une réunion à Hellemmes (59)

 

Voici le document : Pourquoi ?

 

6 novembre

Cela bouge à Avion !

Le PLU d'Avion prévoierait des constructions près du possible forage !

 

Dans cette commune, le nouveau Plan Local d'Urbanisme envisage la construction de 1055 logements dont plus de la moitié à proximité du site prévu pour l'exploitation du gaz de couche d'ici 2025 !

 

Cet endroit est très remarquablement choisi puisqu’il se trouve à coté d’un poulailler industriel qui a déjà défrayé la chronique pour ses odeurs et son lot important de mouches.

Par ailleurs, si l’on croit l’article de La Voix du Nord en date du 22 mars 2014, une énorme base intermarché pour remplacer celles de Vimy et de Bruay va s'implanter également dans ce secteur !

 

Les futures locataires vont donc se retrouver dans un endroit très campagnard : une base logistique, un poulailler et … le bruit des forages … si la société FdE persiste dans son projet aberrant !

 

On aura donc de l’approvisionnement à portée de la main, de la viande dans les parages et …. -cerise sur le gâteau- du méthane à profusion dans l'air et dans les tuyaux  (dixit l’  « industriel »-spéculateur).

 

La vie est belle !!!

Qui se plaindrait de ces lendemains qui chantent ?

4 novembre

Dunkerque et le terminal de Gaz Naturel Liquéfié

 

 

Le quatrième terminal d'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) de la France dans le port de Dunkerque devrait recevoir une autre cargaison à des fins de test.

 

La troisième cargaison d'environ 135 000 m3 de GNL devrait arriver au terminal dans la deuxième quinzaine de novembre (annoncé mercredi par Dunkerque LNG).

 

Dunkerque LNG n'a pas révélé le nom du navire ni l'endroit où le combustible réfrigéré sera approvisionné.

 

L'un des plus récents terminaux de GNL d'Europe a reçu sa première cargaison en juillet à bord de l'Esprit Madrid de 135 243 m3 de Teekay, suivi de l'Hispania Spirit de 140 500 m3 en septembre.

 

Le processus de mise en service du terminal n'a pas été lisse. Un incident s'est produit fin juillet en raison d'un dysfonctionnement des capteurs de niveau quand un certain GNL a été envoyé par erreur dans les circuits BOG et une petite quantité de carburant s'est écoulée à la base de l'évasement, provoquant un incendie.

 

Cela a causé des retards dans la mise en service du terminal de GNL de Dunkerque, qui devrait commencer ses activités commerciales d'ici la fin de l'année.

 

Une fois pleinement opérationnel, le terminal devrait pouvoir regazéifier 13 milliards de m3 de gaz par an, ce qui permettra de couvrir environ 20% de la consommation annuelle de gaz de la France et de la Belgique.

 

Dunkirk LNG est détenu à 65% par EDF, 25% par Fluxys et 10% par Total.

27 septembre

La FdE (Française de l'Energie) de Julien Moulin perd des sous

 

En trois mois, le titre a perdu 35,6 % en bourse !

 

Mise à jour du 15 octobre : J. Moulin a déjà perdu plus de 47 % !!!

 

On est d'accord, les sites boursiers ce n'est pas notre tasse de thé !

On est aussi d'accord, la spéculation ce n'est pas notre rayon !

Mais c'est quand même bien intéressant de voir comment un spéculateur (Julien Moulin, à la tête de FdE) n'arrive pas (momentanément) à ses fins. 

Le cours de la Française de l'Energie introduite en bourse le 13 juin après quelques difficultés et reports ne fait que descendre. 

En date du 26 septembre, il est à 16,60€, à -6,69% par rapport à la cotation précédente. 

Vous vous en f… et vous avez grandement raison.

 

Mais quand la valeur de l'action d'une entreprise passe de 25,8 € à 16,60 €, sa "valorisation" chute d'autant. Alors aujourd'hui, la française de l'énergie ne vaut plus (fictivement) que 84 millions d'euros. On est loin des 130 millions du premier jour!

Elle a "perdu" (par le truchement de ce grand jeu qu'on appelle la Bourse) 35,6% de sa valeur, sans avoir encore rien produit, encore rien foré…

16 septembre

Le point sur le gaz de couche dans le Nord et le Pas-de-Calais

 

un document actualisé

Avec la transformation de l'entreprise EGL en FDE (Française de l'Energie),

 

avec la cotation en bourse de cette nouvelle entreprise,

 

avec la volonté de cette entreprise de mettre le paquet en Lorraine et ici

 

avec les prises de position de nombreux prétendants à la présidence de la République en faveur de l'exploitation du gaz de couche

 

avec le nouveu port méthanier qui s'implante à Loon-Plage

pour recevoir du gaz américain et canadien,

 

il est important de faire le point.

C'est l'objet du document en pièce jointe : gdc en npdc

14 septembre

Comment la FdE (Française de l'Energie)

veut nous embobiner

 

Française de l’Énergie : ses actionnaires sont-ils des dupes ?

 

Il a osé !!! Pour fêter son entrée en Bourse, Julien Moulin a présenté La Française de l’Énergie comme "le premier producteur de gaz de houille en France".

PRODUCTEUR ???? La "Française de l’Énergie" n'a jamais "produit" le moindre m3 de gaz commercialisable !

 

Actionnaires, partenaires, ne vous y trompez pas : EGL/FdE n'a pour l'instant fait en France que de la PROSPECTION !

 

Mais au fait, chez EGL/FDE, peut-être ne savent-ils pas la différence ?

 

La suite sur le document en pièce jointe : politique de FDE

3 septembre

Extractivisme : un livre d'Anna BEDNIK

 

deux documents

Un résumé du livre : DP

Une revue de presse : RP

10 août

Explosions à la gueule d'Ours

près de l'endroit où l'on voudrait explorer du gaz de couche !

 

 

Cela se passe à Vimy, près d'Avion.

Bien entendu, il n'y a aucun risque pour les futurs forages prévus.

Puisqu'on vous dit que les foreurs ont tout prévu !

 

Témoignages

j'ai tenté d'aller voir mais les routes sont barrées et ça fume encore beaucoup.

mes vitres ont tremblé.

Qu'est ce qu'ils attendent pour évacuer ce tas de saloperies.

pas d'émanations pour le moment m'a t on dit mais qui croire.

j'ai entendu dire que les villages tout prés ont été évacués et fermés et aprés on nous dit qu'il n'y a pas d' émanations mais il y a un risque.

 

NON, les "villages" tout proches n'ont pas été évacués ni fermés !!!

Il s'agit des 7 habitations qui sont à proximité du site, à moins de 800m.

Celles-là, effectivement ont été évacuées.

 

Communiqué d'EELV

Lire en pièce jointe : comEELV

7 août

Royaume-Uni : Theresa May favorable au gaz de schiste !!!

 

 

Pour faire taire les opposants locaux à l’extraction du gaz de schiste,

le Royaume-Uni consentira de fortes indemnités aux communes et contribuables

 

Cela signifie donc ceci : il y aura des dégâts, mais ce n'est pas grave car on vous indemnisera !

 

C'est à ce prix que la société de croissance veut avancer !!!!

On continue dans l'inhumanité.

30 juillet

Les forages devraient commencer en Lorraine

 

 

Un article dans La Voix du Nord en date du 30 juillet

 

Février 2015. Le projet d’exploration du gaz de couche dans le bassin minier, pourtant bien avancé, est ajourné « de deux ou trois ans », dixit Nicolas Ricquart, alors directeur de Gazonor, partenaire d’EGL dans l’opération. Depuis, il s’est passé beaucoup de choses.

EGL, société australienne spécialisée dans l’exploitation du gaz de charbon, puis rachetée par Julien Moulin en 2009, s’est transformée en Française de l’énergie(FDE) en juillet 2015.

 

GAZONOR RACHETÉ

En novembre, Antoine Forcinal en est devenu le directeur général délégué, afin d’assurer son introduction en bourse : « On avait en tête l’acquisition de Gazonor », déjà dans le giron d’EGL de 2009 à 2011, puis revendue pour éponger les dettes de l’entreprise.

Le rachat, après une levée de fonds de 37,5M €, est officiel depuis le début du mois. Et Antoine Forcinal en est le nouveau directeur général.

 

L’objectif ?

Produire de l’électricité grâce au gaz de mine, « courant 2017, dans les quatre sites de Gazonor, à Lourches, Lens, Avion et Divion ». Pour ce dernier, situé à la fosse 5, les travaux de remise à niveau sont en cours : « Test des lignes, des puits… On prépare la plateforme. » Cette dernière fera un peu moins de 120 m 2, et presque 11 m de haut, et aura « 3 mégawatts de capacité. Ça reste très modeste dans le paysage français. » Gazonor revendra ensuite l’électricité produite à EDF. « À court et moyen terme, c’est tout ce que Gazonor va faire dans la région », conclut Antoine Forcinal. Et pour le gaz de couche, sujet controversé ?

La réponse du directeur général délégué de la FDE est claire : « L’exploration du gaz de couche dans le Nord -Pas-de-Calais, ça ne se fera pas demain. Pas dans les trois ans à venir. » Car l’entreprise concentre tous ses efforts dans l’exploration du gaz de couche en Lorraine, où elle est basée. « Ça fait huit ans qu’on travaille ici, rappelle Antoine Forcinal. Aujourd’hui, on n’est absolument pas en mesure de faire dans le Nord -Pas-de-Calais ce qu’on fait en Lorraine. »

 

Où la FDE a bon espoir de lancer un premier puits d’exploitation en 2017.

En attendant, Antoine Forcinal sait qu’ici, le projet rencontre une forte opposition.

 

« Les craintes sont légitimes, mais on est capable d’y répondre. On a les réponses techniques. Il faut qu’un dialogue s’établisse. »

 

Jacky Lemoine, le maire divionnais, y est opposé ? « Je vais aller le voir. Probablement dès la rentrée. » Pour faire le point sur la future exploitation du gaz de mine. Quant au gaz de couche, même si ça n’est pas d’actualité, il entend« voir avec lui comment faire en sorte que les administrés aient les informations dont ils ont besoin. »

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Commentaires

Cela confirme ce que l'on pensait assez : la Lorraine est en première ligne.

Mais cela ne veut pas dire du tout que notre région ne sera pas impactée.

Il faut donc maintenir la pression.

Il faut donc venir montrer notre opposition à cette exploitation en allant au camp LORRAINE du 19 au 21 août

 

Par ailleurs, aucune association n'a été contactée par le nouveau directeur général de FDE !

28 juillet

Introduction en bourse de la Française de l'Energie (ex EGL) : c'est fait !!!

 

 

 

La FDE finalise également l'achat (rachat) de gazonor !!!!

 

il va falloir se mobiliser sacrément pour les empêcher de forer...

le prix est plus élevé qu'annoncé initialement

 

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/LA-FRANCAISE-DE-L-rsquo-ENERGIE-LFDE-COMPLETE-L-rsquo-ACQUISITION-DE-GAZONOR--22683581/

 

Cela veut dire que la FDE va profiter de la technique de Gaznor pour envisager de commencer l'exploration puis l'expoitation du gaz de couche ...

en Lorraine et dans le Nord/Pas-de-Calais.

12 juin

Les forages ont commencé en Lorraine

 

 

Un article sur le site des amis de la terre

 

Si vous croyiez que la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique avait éloigné la menace des forages et des pollutions de l’eau, de l’air et des sols du territoire français, nous vous invitons à aller faire un tour en Moselle cet été.

 

http://www.amisdelaterre.org/Gaz-de-couche-les-forages-en-Lorraine-ont-commence.html

9 juin

Introduction en bourse de la Française de l'Energie (ex EGL)

plus difficile que prévue !

 

 

Française de l'Energie rate une deuxième marche

 

La Française de l'Energie (ex EGL) qui vise le gaz de couche de charbon en Lorraine et d'autres bassins houillers avait déjà retardé son introduction en bourse au mois de mai, le temps de trouver un investisseur (RGreen) qui permette d'afficher une plus grande crédibilité à ses projets. Las, cela n'a pas suffi. Le deuxième essai est aussi raté. La période de souscription s'achevait hier, et la première cotation s'effectuer aujourd'hui 8 juin.

La société visait 50 à 65 millions d'euros de souscriprions  en actions nouvelles. Mais l'offre n'a été souscrite qu'à environ 54% soit 27 millions d'euros, dont une partie par des banques (Crédit Mutuel notamment).Le PDG Julien Moulin et la famille Chalopin, actionnaires historiques, ont annoncé qu'ils souscriraient eux-mêmes environ 11 à 12  millions. On arriverait à 75% de l'objectif, il manquerait encore plus de 12 millions. La souscription est prolongée de quelques jours et la cotation remise au 13 juin.

Dans la presse financière, les conseils ne sont pas très encourageants et sont même parfois clairement négatifs. Et cela malgré une intense campagne de communication de J.Moulin dans la presse et sur les ondes.

Finalement, peut-être que les investisseurs en bourse ont su déchiffrer les documents de l'entreprise, et comprendre que le dossier était vraiment risqué et peu crédible, comme nous l'avions écrit ici même.

L'avenir dira si l'adage "jamais 2 sans 3" se vérifie...

 

Ci-dessous l'annonce du report :

(AOF) - La Française de l'Energie a annoncé dans le cadre de son introduction en bourse sur le marché réglementé d'Euronext à Paris, que les premières négociations des actions de la société sur Euronext Paris auront lieu le 13 juin 2016. Ainsi, le placement global sera ouvert jusqu'au 9 juin 2016 à 17h00 heure de Paris, sous réserve de clôture anticipée. L'offre à prix ouvert (OPO) sera ouverte jusqu'au 9 juin 2016 à 17h00 heure de Paris. Les ordres passés dans le cadre de l'OPO pourront être révoqués jusqu'à cette date.

Dans le détail, en complément des engagements de souscription décrits dans le prospectus, Julien Moulin, président de la Française de l'Energie, a placé un ordre de souscription complémentaire pour un montant de 571 000 euros et Jean Chalopin (pour son propre compte et pour le compte de certains des principaux actionnaires de la société) a placé un ordre de souscription complémentaire pour un montant de 10 millions d'euros. Cet ordre pourra, le cas échéant, être porté jusqu'à 12 millions d'euros.

Ces ordres permettaient de dépasser, sur la base du livre d'ordres au 7 juin 2016, le seuil de 37,5 millions d'euros, soit 75% du montant initial de l'Offre. En conséquence, il a été décidé de proroger l'offre de deux jours de négociation.

 

stop-gaz.fr

24 mai

La Française de l'Energie

(ex EGL) veut être

côtée en bourse

 

 

Raison de plus pour se mobiliser et empêcher cette stratégie qui a pour but d’avoir les moyens d’explorer et d’exploiter le gaz de couche en Lorraine et en Nord/Pas-de-Calais

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La Française de l'Energie, société spécialisée dans le gaz de charbon des anciens bassins houillers français, a annoncé mardi le lancement de son introduction en Bourse sur le marché réglementé d'Euronext à Paris à travers une augmentation de capital d'environ 50 millions d'euros.

Ce montant pourrait être porté à un maximum d'environ 66 millions d'euros en cas d'exercice intégral de la clause d'extension et de l'option de surallocation, a précisé la société dans un communiqué.

La Française de l'Energie, qui a reçu le visa de l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour cette opération, veut notamment produire à terme 5% de la consommation annuelle de gaz en France.

Son entrée en Bourse se traduira par la création d'un maximum de 1.851.851 actions nouvelles sur la base de la limite inférieure d'une fourchette de prix indicative de 27 à 35,5 euros par action.

La société dit avoir reçu de plusieurs de ses actionnaires actuels, ainsi que de nouveaux investisseurs, des engagements de souscription pour un montant total d'environ 14 millions d'euros.

La clôture du placement global et la fixation du prix de l'offre sont prévus le 7 juin.

 

En savoir plus sur investir.lesechos.fr/marches/actualites/la-francaise-de-l-energie-veut-lever-50-mlns-avec-son-ipo-1554149.php#dJl9t5D0xqkrpxTB.99

 

des documents supplémentaires

 

---- C'est pas gagné

---- Aspects financiers

---- Macron est favorable au gaz de houille lorrain

http://www.challenges.fr/challenges-soir/20160527.CHA9769/apres-le-gaz-de-schiste-le-gaz-de-houille-lorrain-sur-lequel-parie-macron.html

 

Conclusion

Tous au camp de Lorraine en Août

pour montrer que ce projet

-même ayant la faveur de MACRON-

n’est pas accepté par la population.

7 juin à 19 h

Maison des sociétés, 16 rue A. Briand à Arras

 

Urgence climatique : que pouvons-nous faire ?

Rencontre-débat avec Maxime Combes

économiste et militant pour la justice climatique

à l'intiative d'ATTAC-ARTOIS

 

Les entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos. Pour survivre, nous sommes donc condamnés à apprendre à vivre sans brûler des énergies fossiles dangereusement surabondantes.

 

Prendre au sérieux le réchauffement climatique implique de laisser dans le sol 80% des réserves d’énergies fossiles connues.

 

Après la conférence de Paris (COP 21) de décembre 2015, les discours officiels et leurs commentaires pourraient nous laisser croire que l'accord est à la hauteur des enjeux.

 

Mais qu'en est-il réellement ?

La COP 21 a-t-elle pris les décisions qui s'imposent ?

Ces décisions sont-elles à la hauteur du défi qui est le notre ?

Tous les problèmes ont-ils été abordés ?

Les politiques mises en place répondent elles vraiment à la question ?

 

Nous, citoyens, que pouvons, que devons nous faire ?

 

 

Maxime COMBES :

--- son dernier livre : « sortons les fossiles »

–- suit pour ATTAC les problèmes environnementaux et énergétiques tant au plan national que mondial

–- collabore à divers journaux (Bastamag, Médiapart, Libération …).

9 avril

Après Pau

 

Nous rentrons tout juste de Pau, où nous venons de participer aux actions de blocage du sommet MCEDD sur les forages pétroliers en haute-mer.

 

Ces trois jours ont été d'une richesse et d'une intensité incroyable. Ils ont été marqués par la mobilisation de plus de 500 militant.e.s de la justice climatique, qui se sont mobilisé.e.s jour et nuit pour empêcher le bon déroulement de ce sommet néfaste pour le climat.

 

C'est un moment fort dans la construction du mouvement pour la justice climatique en France. Le 12 décembre dernier, François Hollande saluait en des termes lyriques l'adoption de l'accord de Paris, à l'issue de la COP21 : il s'agissait, selon lui, d'une "révolution, la plus belle de toutes". Quatre mois plus tard, l'accord de Paris est pourtant mis à l'épreuve de la réalité et des projets de l'industrie fossile : forer toujours plus loin, toujours plus profond.

 

C'était l'objectif du sommet de Pau. C'est la raison pour laquelle nous étions si nombreuses et nombreux à avoir décidé de le bloquer. Parce que nous prenons aux sérieux les engagements - en l'occurence ceux de la communauté internationale. Et parce que nous sommes animé.e.s d'un esprit de responsabilité : nous, nous honorons nos promesses. À Paris, le 12 décembre, nous nous étions engagé.e.s à agir pour que les lignes rouges d'un futur juste et durable ne soient jamais franchies.

C'est donc ce que nous venons de faire à Pau.

 

La radicalité, la détermination, la puissance, la joie et la tendresse qui ont animé les trois jours de blocage du sommet de Pau laissent peu de place au doute : il s’agit là-aussi d’un mouvement fondateur du mouvement français pour la justice climatique.

 

Cette mobilisation s'inscrit d'ailleurs dans une dynamique plus vaste, en particulier celle de la campagne "Break Free - Libérons-nous des combustibles fossiles" - nous vous invitons vivement à nous rejoindre en Allemagne, du 13 au 16 mai prochains, pour participer au blocage d'une mine de charbon et, ainsi, continuer à honorer l'engagement que nous avions pris à Paris, en décembre dernier.

 

6 avril

Il faut bloquer l'industrie fossile

C'est ce qui se passe à Pau

Bloquer l'industrie fossile, un impératif climatique

 

350.org, Attac France, Alternatiba, Amis de la Terre, Surfrider, ANV COP21 s'associent à l'occasion de l'importante mobilisation post-COP21 (actions de désobéissance, blocage, rassemblement et manifestation) qui se tient à partir d'aujourd'hui à Pau, où ces organisations vont bloquer un sommet international qu'accueille Total visant à étendre l'exploration et exploitation pétrolières et gazières offshore.

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/050416/bloquer-lindustrie-fossile-un-imperatif-climatique

 

Pour ne pas enterrer la COP 21,

le sommet de Pau des compagnies gazières et pétrolières ne doit pas avoir lieu

 

Le 12 décembre dernier, François Hollande saluait les délégués venus du monde entier, qui venaient d'adopter "l'Accord de Paris": "Le monde a écrit avec vous une nouvelle page de son Histoire! Nous entrons dans l'ère du bas carbone. C'est un mouvement puissant et irréversible et ce mouvement va bien au-delà des états et des gouvernements (...). C'est la plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d'être accomplie".

 

http://www.huffingtonpost.fr/florent-compain/cop21-compagnies-petrolieres-pau-mcedd_b_9590646.html

 

5 avril

300 militants climat perturbent le sommet des pétroliers à Pau

 

 

Mardi 5 avril, Pau : plus de 300 militants climat sont parvenus à franchir le dispositif policier et à perturber l'ouverture du sommet pétrolier MCE Deepwater Development, accueilli par Total à Pau. Ils occupent actuellement l'extérieur de la conférence et appellent tous les défenseurs de l'océan et du climat à les rejoindre. 

 

Le Palais Beaumont qui accueille le sommet pétrolier MCEDD s'est ouvert ce matin avec des allures de camp retranché : site protégé par 155 policiers et entièrement entouré de clôtures de deux mètres de haut, rues fermées à la circulation. Ce dispositif policier a été mis en place suite à l'appel à bloquer ce sommet qui se tient du 5 au 7 mars par des militants climat, de manière non-violente et déterminée.

Une quarantaine de militants est parvenue à franchir le dispositif policier dès l'ouverture du sommet. Ils ont bloqué deux entrées du bâtiment, empêchant une partie des participants d'y entrer. Ils ont perturbé l'ouverture du sommet en déployant des banderoles, en utilisant des cornes de brume, en chantant des slogans, ou encore en frappant sur les vitres du bâtiment où les premiers congressistes commençaient à se réunir. Un second groupe de plus de 100 activistes a réussi à pénétrer dans le site par un autre accès. Les forces de l'ordre ont repoussé, gazé et matraqué les militants, mais ne sont pas parvenus à leur faire quitter le site. Les militants, qui ont été rejoints toute la matinée par d'autres renforts, sont actuellement toujours sur l'esplanade du Palais Beaumont, ont constitué une chaîne humaine et continuent de perturber le déroulement du sommet en chantant des slogans tels que « et 1, et 2, et 3 degrés, c'est un crime contre l'humanité », ou s'adressant directement aux forces de l'ordre : « la police, doucement, nous sommes là pour vos enfants ».

Trois autres militants sont parvenus à entrer à l'intérieur du bâtiment en se faisant passer pour des congressistes : certains se sont enchaînés aux tables pendant que d'autres ont pris la parole en français et en anglais pendant une bonne dizaine de minutes auprès du public dès la cérémonie d'ouverture pour dénoncer l'exploitation sans limite des énergies fossiles. Des gendarmes casqués et en tenue anti-émeute sont intervenus pour déloger les militants.

« Après la COP21, il y a des objectifs comme celui du MCEDD qu'on ne peut plus tolérer. Puisque les grandes multinationales continuent leurs politiques extractivistes criminelles et que les autorités les laissent faire et même, les protègent, ce sont aujourd'hui les citoyens qui entrent en scène pour s'y opposer et faire appliquer les engagements de l'Accord de Paris. » déclare Cécile Marchand d'ANV-COP21. 

 

Total ment ? Révélations et interpellation publique de la direction de Total

 

A 12h30, une conférence publique s'est tenue devant le Palais avec l'intervention de Cécile Marchand d'ANV-COP21, Txetx Etcheverry de Bizi !, Olivier Dubuquoy de Nation Océan, Nicolas Haeringer de 350.org et Sylvain Angerand des Amis de la Terre. Ces organisations (ainsi qu'Attac et Surfrider Foundation Europe) avaient été reçues le jeudi 31 mars par la direction de Total. Celle-ci leur avait affirmé être consciente que pour limiter le réchauffement climatique en dessous de +2°C, tout le pétrole de la planète ne pourrait pas être exploité. « Il y a des gisements que nous n'exploiterons pas compte-tenu de l'équation climat, particulièrement ceux qui ont des impacts environnementaux ou des coûts économiques importants », avait ainsi affirmé M. Schmitt, vice-président exécutif du développement durable à Total. Parmi ceux-là, il a cité notamment le pétrole de l'Arctique.

Or, les organisateurs de la mobilisation ont eu ce lundi 4 avril accès à une information de source extrêmement fiable affirmant que Total, via sa filiale Totsa, serait le signataire d'un contrat de long terme signé début 2016 avec la compagnie controversée Gazprom. Total achèterait ainsi, via Totsa, le pétrole extrait de la plate-forme Prirazlomnaya, dans le sous-sol arctique, en mer de Petchora. Les organisateurs de la mobilisation de Pau ont demandé des explications à la direction de Total sur ce qui, si l'information était confirmée, serait un véritable scandale et viendrait contredire de nombreuses déclarations et engagements publics et privés de Total sur ce sujet sensible.

 

 

( Alternatiba, Amis de la Terre, ANV-COP21, Attac, Bizi !, Chrétiens Unis pour la Terre, Friends of the Earth International, Nation Océan, Surfrider Foundation Europe, Village Emmaus Lescar-Pau, 350.org )

 

Photos sur ce lien :

4 avril

Après la rencontre des collectifs à Lyon les 2 et 3 avril

Communiqué de presse

 

 

Résumé

 

Les collectifs demandent donc à la Ministre de rejeter toutes les demandes, renouvellements, mutations, prolongations et prorogations des permis d'hydrocarbures liquides ou gazeux.

 

Parallèlement en Lorraine, les forages se multiplient, l'entreprise La Française de l’Énergie parle déjà d'exploitation pour 2018 alors que la population montre son opposition et s'organise en collectif. Une grande mobilisation se prépare dans les prochains mois.

 

D'ores et déjà, les collectifs soutiennent et appellent à participer au

blocage du sommet du pétrole et gaz offshore qu'organise Total à Pau du 5 au 7 avril.

 

Face à l'urgence climatique, l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures extrêmes en France et ailleurs implique de construire une nouvelle organisation de société sobre en énergie hors du mythe de la croissance, fût-elle « verte ».

 

Pour lire le communiqué complet : CP_CN_Lyon

 

26 mars

Mieux que le gaz de schiste, le gaz de "charbon"

L'offensive recommence pour montrer qu'il faut exploiter cette énergie fossile

 

 

 

 

2 articles, pour les 2 bassins miniers le même jour, c'est inquiétant quant à leurs intentions ; voilà à quoi ils jouent !!

 

http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/021745468707-la-lorraine-pourrait-fournir-du-gaz-de-houille-1204930.php?krQ8Q1xeAdWJjosI.99

 

http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/021745468884-gazonor-veut-transformer-le-grisou-en-electricite-1204931.php?I1dfhLZ0bSThv04

 

 

Autre article :

 

http://www.capital.fr/bourse/interviews/mieux-que-le-gaz-de-schiste-le-gaz-de-charbon-un-nouvel-eldorado-pour-la-france-1110681

 

Il faut tout mélanger !   gaz de houille , grisou, gaz de mine, gaz de couche !!!

 

MAINTENANT IL EST QUESTION DE GAZ DE CHARBON, essentiellement pour faire voir que l'on va récupérer la gloire comme du temps de l'exploitation du charbon.

 

Rappel : le gaz de houille comprend le gaz de mine (il faut l'exploiter pour des questions de sécurité) et le gaz de couche

 

1) Gazonor affirme dans un premier temps qu'il n'y aura pas de gaz de couche mais qu'on utilise le gaz des mines désaffectées et mieux, on utilise le mot grisou qui est de nature à faire peur aux gens : pour les homo intéressicus de la région, c'est génial !!

mais pour l'homo sagicus (celui- là n'existe pas...) créer 4 unités de production d'électricité alors qu'il n'y a plus que très peu de gaz de mine (reste un seul captage en fonctionnement pour l'instant !!, l'autre est fermé jusqu'en 2017 pour laisser ré-augmenter la pression à Divion) amène la question : avec quoi vont-ils alimenter les unités de production d'électricité ????

 

2) ils parlent ensuite de la mission d'enquête qui portait explicitement sur l'exploration et l'exploitation des gaz de couche (bien qu'il y ait eu là aussi, une volonté de sciemment tout mélanger !!!) 

 

3) ensuite, ils parlent de forages (donc de gaz de couche) MAIS  ils affirment qu'ils n'utiliseront pas la FH (Fracturation Hydraulique). Ils peuvent l'affirmer pour deux raisons :

 

a) parce que les forages sont des forages d'exploration et que la FH n'est pas utile pour l'instant : ce ne sont pas des poches de gaz prisonnières de la roche comme dans le gaz de schiste (FH dès l'exploration) mais des molécules de méthane, adsorbées sur toute la surface interne du charbon : le gaz qui est en contact avec le forage sort par les jeux de pression/dépression, un débit permettra d'estimer la ressource (pas évident : ratés trois fois en Lorraine!!!!)

 

b) parce que très vite le débit se tarit et il faut aller chercher dans la structure profonde du charbon et là se ne sera pas rentable à exploiter à moins de fracturer

MAIS ils ont déjà travaillé sur une FH light qu'ils appelleront autrement et auront l'autorisation d'exploiter en cas de ressource suffisamment importante (ce qui est possible au vu des coup de grisous qui ont endeuillés les bassins pendant des décennies)

et là...les dégâts sont tout aussi importants que pour les Gaz de schiste

 

4) mais rassurons nous, ça crée de l'emploi : super faux, on le sait bien, mais dans le Nord et la Lorraine où le chômage atteint des records, ça touche les gens !

 

 

En résumé : des questions, des inquiétudes :

prise de contrôle de Gazonor ????

15 sites de production dès 2018 dans le Nord ???

ou bien tout se précipite ???

La Française de l'Energie (ex EGL) dépose un dossier de cotation en bourse ????

 

Beaucoup de questions ; pas encore de réponses à tout.

 

Nous avions rencontré son directeur voilà quelques mois et il nous a assuré que l'exploitation du gaz de couche n'était pas à l'ordre du jour ; de plus, il ne nous a pas parlé de cette offensive sur Gazonor, nous assurant même du contraire (recherche de nouveaux partenaires)

 

Julien Moulin, président de la FdE (ex EGL), -ex trader- s'était offusqué lorsque nous lui disions (à Divion) que c'était uniquement un projet financier…

 

 

15 mars

 

Convergence des luttes

Après le rassemblement "Le réveil des betteraves"

Samedi 12 mars à Amiens

 

 

Entre 1000 et 2000 personnes.

 

Ce fut festif, très intéressant : une rencontre d'associations qui se battent au niveau social et environnemental et qui sont intervenues à la tribune ; c'est une première !!!

C'est sans doute porteur d'avenir. En tout cas, c'est une piste.

 

 Il y avait les goodyear, la sapag, les conti, pcf, pg, nouvelle donne, cgt, sud, ensemble, la confédération paysanne, des étudiants, Novissen (1000 vaches), NDDL, gaz de couche, attac, stop tafta, alternatiba, un collectif opposé à l'implantation d'une antenne-relais Orange, objecteurs de croissance, ...

 

 Un festival d'animation : cela a commencé sur le parvis de la cathédrale avec la compagnie Jolie Môme et sa méthode pour motiver et mettre dans le coup les spectateurs

Cela a continué avec Coquillettes, l’Arrache fanfare ... : un régal.

 

Il y a beaucoup à apprendre de ce genre de rassemblement et d'animation.

 

Voici l'intervention du collectif Houille-ouille-ouille (on avait droit à UNE minute)

 

 

Qu'est-ce que le gaz de couche ?

C'est du méthane que l'on va chercher dans une grande partie du sous-sol du Nord/Pas-de-Calais.

La technique d'extraction est la même que celle pour le gaz de schiste que l'on trouve dans le Sud et en région parisienne.

 

Après ce que l'on a connu avec le charbon, voilà ce qui nous attend :

pollution de l'eau et des nappes phréatiques,

pollution par production de gaz à effet de serre,

tremblement de terre

et des conséquences sur le plan de la santé.

 

Le dérèglement climatique nous impose de renoncer à l'extraction des énergies fossiles ; mais le gouvernement a déjà oublié les quelques engagements pris lors de la COP 21.

 

Le rassemblement contre le gaz de couche et le gaz de schiste dans le Gard il y a quinze jours -15 000 personnes- a montré que nous serons nombreux à lutter pour empêcher que des entreprises comme Total et d'autres viennent -pour du fric- dénaturer la France -et encore une fois notre région.

 

L'objectif -et notamment celui des trois collectifs de la région- est simple :

Gaz de schiste, gaz de couche,

ni aujourd'hui ni demain,

ni ici ni ailleurs.

 

Aux capitalistes du désastre, nous disons :

C'est vous les pollueurs.

Nous gagnerons tous ensemble.

Halte aux dégâts ! 

Maintenant, çà suffit !

7 mars

 

L'offensive sur le gaz de couche repart ! En Lorraine et dans le Nord/Pas-de-Calais

 

Deux articles du journal « les échos » !!!

 

Gazonor veut transformer le grisou en électricité 

 

L’opérateur prévoit d’investir 15 millions d’euros en trois ans pour produire de l’électricité sur d’ex-sites miniers.

La société Gazonor, ancienne filiale de Charbonnages de France, exploite déjà depuis plusieurs années le gaz de mine (l’ancien « grisou »), dormant dans les anciennes galeries. Elle dispose de deux pompages à Avion, près de Lens (Nord), dont le gaz est réinjecté dans le réseau. Elle exploitait aussi deux autres gisements du bassin lensois, arrêtés depuis plusieurs années, notamment à cause d’une qualité insuffisante pour les réseaux. Au total, la société injecte encore près de 50 millions de mètres cubes de gaz sur le réseau. Gazonor a obtenu un prolongement de concession de 25 ans sur cette activité historique, soit jusqu’en 2047. La société compte cette fois valoriser le gaz de moindre qualité par la production d’électricité plutôt que l’injection. La société espère le feu vert rapide des pouvoirs publics, alors qu’elle dispose déjà des permis de construire pour créer des centrales électriques sur ses quatre sites. Ce projet est chiffré à 15 millions d’euros. Gazonor dispose par ailleurs de permis d’exploration complémentaire, mais l’entreprise se focalise exclusivement sur le gaz de mine aujourd’hui. « Il n’est pas prévu de forage ou de gaz de couche (contenu dans les veines de charbon) », souligne Nicolas Ricquart, directeur de Gazonor, confiant dans les ultimes autorisations. « C’est la dernière ligne droite entre la commission européenne et le ministère de l’énergie », indique-t-il aux « Echos ».

Création de 150 emplois

Ce projet intervient alors qu’une mission d’enquête du conseil régional Nord - Pas-de-Calais avait rendu, début 2014, des conclusions favorables sur le potentiel économique du gaz de houille dans la région. Selon elles, les ressources de l’ex-bassin minier couvriraient 10 % des besoins en gaz de la région pendant 20 ans et pourraient créer 150 emplois directs et le double d’emplois indirects.Les élus EELV s’étaient toutefois désengagés de la mission, dénonçant les risques écologiques liés à l’exploitation du gaz de couche et l’incohérence avec les objectifs verts de la région. La mission d’enquête avait dans ses conclusions écarté tout risque environnemental,les technologies qui seraient utilisées excluent toute fracturation hydraulique.

 

La Lorraine pourrait fournir du gaz de houille

 

La Française de l’Énergie va lever 70 millions d’euros pour une première exploitation d’ici à la fin 2017. Elle souhaite conclure des contrats de distribution auprès de partenaires régionaux.

Le gaz de houille, dit le « grisou », était la hantise des mineurs. Il pourrait à terme alléger la balance commerciale énergétique de la France, en se substituant au gaz naturel importé. La société Française de l’Energie à Forbach (Moselle), un bureau de recherche d’une vingtaine d’employés, se prépare à exploiter, à la fin 2017, une première plate-forme de captage de gaz issu du sous-sol de l’ancien bassin houiller mosellan, à Longeville-lès-Saint-Avold. Fin 2015, la société a obtenu de la préfecture de la Moselle l’autorisation de faire des forages exploratoires. Une levée de fonds, à hauteur de 70 millions d’euros, va être lancée à cet effet. « Nous recherchons des investisseurs capables de nous accompagner dans la durée, car nous engageons des investissements à long terme. La durée d’exploitation du gisement gazier lorrain sera de l’ordre de vingt-cinq à trente ans », déclare Julien Moulin, président de l’entreprise qui, soutenue par un premier actionnaire familial et des investisseurs institutionnels français et européens, a déjà engagé 40 millions d’euros dans la recherche des nappes souterraines de gaz de houille.Issue du groupe australien European Gas Limited, présent en Lorraine depuis 2009, Française de l’Énergie s’appuie sur des données géologiques de l’ancien exploitant des mines, Charbonnages de France, pour évaluer les réserves de gaz présentes dans les veines de charbon. Vérifiées par l’Institut Français du Pétrole, celles-ci seraient de l’ordre de 400 milliards de mètres cubes, assurant près de dix ans de consommation nationale.

Une technique non invasive

Pour démarrer la production de ce gaz, composé à près de 96 % de méthane, l’entreprise a demandé au préfet de Moselle les permis d’exploitation. Confiant, son président fait valoir que cette production de gaz se fera par une technique non invasive. « Nous utiliserons les fissures naturelles du charbon pour pomper le gaz, par simple différentiel de pression », explique-t-il, soulignant au passage que la fracturation hydraulique, fortement controversée, est interdite en France depuis 2011. Julien Moulin s’appuie également sur une étude publiée début février par l’Institut für Energie und Umweltforschung (Ifeu), laboratoire allemand de référence dans la recherche dédiée à l’énergie et l’environnement basé à Heidelberg. Les résultats révèlent que cette énergie de haute qualité et 100 % française émet en moyenne bien moins de gaz à effet de serre que d’autres sources conventionnelles. D’autant que la proximité de nombreux consommateurs régionaux, industriels notamment, limitera les coûts de transports et le prix final. Autre promesse, le projet générerait la création de 300 emplois à moyen terme. La population locale, elle, s’inquiète des risques liés à l’utilisation de produits chimiques. Fin novembre, une association de protection de l’environnement local (Apel) s’est créée pour s’opposer à la mise en service de six puits sur la commune de Longeville-lès-Saint-Avold et autant à Zimming. « Une rencontre, mi-mars, est organisée par le préfet avec l’entreprise et des représentants des communes et d’autres associations  », explique Hervé-Cyril Losson, membre d’appel. L’association revendique aussi le vote favorable – purement consultatif – des conseils municipaux concernés. A terme, Française de l’Énergie convoite l’exploitation du gaz de houille en Sarre et en Wallonie.

 

En savoir plus sur

 

http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/021745468707-la-lorraine-pourrait-fournir-du-gaz-de-houille-1204930.php?krQ8Q1xeAdWJjosI.99

 

http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/021745468884-gazonor-veut-transformer-le-grisou-en-electricite-1204931.php?I1dfhLZ0bSThv04s.99

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Commentaires

 

2 articles, pour les 2 bassins miniers le même jour, c'est inquiétant quant à leurs intentions ; voilà à quoi ils jouent !!

tout mélanger !   gaz de houille , grisou, gaz de mine, gaz de couche !!!

le gaz de houille comprend le gaz de mine (il faut l'exploiter pour des questions de sécurité) et le gaz de couche dont on a parlé beaucoup depuis hier sur la liste

dans l'article concernant le Nord :

1) gazonor affirme dans un premier temps qu'il n'y aura pas de gaz de couche mais qu'on utilise le gaz des mines désaffectées et mieux, on utilise le mot grisou qui est de nature à faire peur aux gens : pour les homo intéressicus de la région, c'est génial !!

mais pour l'homo sagicus (celui- là n'existe pas...) créer 4 unités de production d'électricité alors qu'il n'y a plus que très peu de gaz de mine (reste un seul captage en fonctionnement pour l'instant !!, l'autre est fermé jusqu'en 2017 pour laisser ré-augmenter la pression à Divion) amène la question :

avec quoi vont-ils alimenter les unités de production d'électricité ????

2) ils parlent ensuite de la mission d'enquête qui portait explicitement sur l'exploration et l'exploitation des gaz de couche (bien qu'il y ait eu là aussi, une volonté de sciemment tout mélanger !!!) 

3) ensuite, ils parlent de forages (donc de gaz de couche) MAIS ce que je disais se confirme : ils affirment qu'ils n'utiliseront pas la FH (Fracturation Hydraulique).

et ils peuvent l'affirmer pour deux raisons

a) parce que les forages sont des forages d'exploration et que la FH n'est pas utile pour l'instant : ce ne sont pas des poches de gaz prisonnières de la roche comme dans le gaz de schiste (FH dès l'exploration) mais des molécules de méthane, adsorbées sur toute la surface interne du charbon : le gaz qui est en contact avec le forage sort par les jeux de pression/dépression, un débit permettra d'estimer la ressource (pas évident : ratés trois fois en Lorraine!!!!) :

b) parce que très vite le débit se tarit et il faut aller chercher dans la structure profonde du charbon et là se ne sera pas rentable à exploiter à moins de fracturer

MAIS ils ont déjà travaillé sur une FH light qu'ils appelleront autrement et auront l'autorisation d'exploiter en cas de ressource suffisamment importante (ce qui est possible au vu des coup de grisous qui ont endeuillés les bassins pendant des décennies)

et là...les dégâts sont tout aussi importants que pour les GdS

4) mais rassurons nous, ça crée de l'emploi : super faux, on le sait bien, mais dans le Nord et la Lorraine où le chômage atteint des records, ça touche les gens !

 

CP

 

 

7 mars

Le Président de la République pense à nous !

En réalité, c'est le chef de cabinet !

 

En réalité, il a envoyé un courrier à un conseiller département du PdC.

 

Que dit le chef de cabinet ?

 

Qu'il a transmis notre courrier à S. Royal et E. Macron

 

Qu'on sera informé de la suite qui sera réservée à notre démarche !

 

ON AVANCE !!

 

 

4 mars

Après les rendez vous environnementaux réussis

 

 

NDDL, le 27 février : 50 000 personnes rassemblées

 

Déclaration approuvée par les collectifs opposés aux pétroles et gaz de schiste et de couche

et lue à nddl

 

 

Plusieurs membres de collectifs anti extractivisme, contre les pétroles et gaz de schiste et de couche, contre les mines, sont présents ici.

Mais beaucoup regrettent de ne pouvoir être là, car les luttes - malgré leur volonté de convergence - sont soumises à l’agenda imposé par les autorités et l’actualité…

L’actualité pour les mines, c’est 8 permis de recherche accordés, 8 en demande, dont de très nombreux dans le secteur Bretagne Pays de Loire. Sur votre région il y a 6 permis, sur 111 communes et 143.000 ha, 4 permis sont déjà accordés dont celui de Beaulieu sur 278km2 à 20km d’ici autour de l’ancienne mine d’Abbaretz (depuis Le Gavre jusqu’à St Mars la Jaille). En Guyane, les multinationales entendent bien exploiter une mine géante,

en pleine forêt primaire.

L’actualité pour les gaz de schiste, c’est la victoire de Total qui vient de récupérer son permis de Montélimar devant le tribunal administratif le 28 janvier dernier, c’est aussi le gaz de couche en passe d’être exploités dans le Nord et en Lorraine. Parce que – comme nous le clamons depuis bientôt 5 ans - la loi contre la fracturation hydraulique est insuffisante et ne nous protège pas !

Le permis de Total avait été abrogé suite à cette loi, mais Total a modifié ses déclarations techniques après la parution de la loi, et écrit qu’il n’utiliserait pas la fracturation hydraulique. C’est pourtant la seule technique utilisable pour le gaz de schiste qui est -sans aucune contestation possible - l’objectif de Total à cet endroit.

Donc, le tribunal - grâce à la faiblesse de cette loi - vient de rendre à Total son permis d’exploration de gaz de schiste sur 4327 km2 et 5 départements (l’Ardèche, la Drôme, le Gard, l’Hérault et le Vaucluse) !

C’est pourquoi, demain, se tiendra un grand rassemblement national à Barjac dans le Gard, afin de dire définitivement NON aux pétrole et gaz de schiste et de couche !

La distance géographique et la proximité temporelle entre nos 2 mobilisations expliquent l’absence de certains qui tenaient, malgré tout, à être présents et à exprimer leur solidarité par ce petit mot.

Car NOUS, membres des Collectifs en lutte contre les pétroles et gaz de schiste et de couche, contre les mines, l’extraction du sable et l’extractivisme en général, contre les centrales à gaz, contre les traités de libre échange (TAFTA, CETA) ou tout simplement POUR un monde meilleur ICI ET AILLEURS, soutenons votre lutte, ICI, parce qu’elle est LÉGITIME.

Parce qu’à travers le monde, se construit un grand réseau anti extractivisme et GPII, mobilisé pour bâtir un monde meilleur, ICI ET AILLEURS !

Parce qu’à travers le monde et à travers les luttes, un objectif nous rapproche, construire !

Acceptons de nous adapter en douceur au changement, en construisant un monde meilleur AUJOURD’HUI, pour alléger les souffrances subies AILLEURS et que nous aurons à subir, ICI, si nous continuons à détruire au rythme où nous le faisons. Plutôt que détruire, CONSTRUISONS !

No Gazaran, No Pasaran !

 

 

Lille, le 27 février : 400 personnes rassemblées

 

Un reportage 

 

http://reporterre.net/A-Lille-les-militants-unissent-les-luttes-ecologiques-et-sociales

 

Deux vidéos réalisées par TMC

 

http://www.dailymotion.com/video/x3usrq1

 

http://www.dailymotion.com/video/x3v0e58_projets-climaticides-non-convergences-des-luttes-oui_news

 

 

Barjac (Gard), le 28 février : 15 000 personnes rassemblées

 

Une intervention d'un militant opposé au gaz de couche

Voir la pièce jointe : Gaz de Couche à Barjac

 

 

Une vidéo d'Isabelle de “Touche pas à mon schiste !”

 

https://youtu.be/hECyKFzxnbI

 

Une revue de presse

 

http://www.nonaugazdeschistedrome.org/topic/index.html

 

A voir, cette belle parodie signée Attac France (Officiel) pour demander le retrait du permis d’exploration de gaz et huile de schiste accordée à Total à Montélimar.

Mobilisons-nous également ce dimanche 28 février à Barjac (Gard) lors du grand rassemblement citoyen contre pétrole et gaz de schiste

http://ow.ly/YHMJz

https://www.youtube.com/watch?v=nJrBY7D-zMw

 

 

NDDL et Barjac délivrent un message clair : la transition, c'est maintenant

 

https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/290216/nddl-et-barjac-delivrent-un-message-clair-la-transition-cest-maintenant

 

Une vidéo sur ce qui va se passer le 27 février, 14 h 30 à Lille, grand Place

mobilisation citoyenne

24 Février

France Inter fait un reportage sur le gaz de couche

Une bonne publicité pour l'entreprise concernée !

 

Ce mercredi 24 février, à 7 h 20 sur France Inter, Nathalie FONTREL a parlé du gaz de couche :

 

http://www.franceinter.fr/emission-planete-environnement-schiste-ou-couche-ca-sent-le-gaz

 

Voici la réponse qui lui a été faite.

 

Madame,

 

je vous ai bien écouté ce matin  ... après avoir supporté un reportage sur les matchs de foot !

Je trouve que vous êtes -comme beaucoup de journalistes- à personnaliser un combat. Vous mettez en évidence une personne qui se bat ... sans mettre l'accent sur les collectifs lorrains qui mènent la bataille depuis de nombreuses années.  Cette personne que vous mettez en valeur ne serait rien -elle le sait- sans l'appui de nombreuses personnes.

Par ailleurs, vous faites la part trop belle aux arguments de la Française de l'Energie (nouveau nom pompeux d'EGL pour cacher son origine étrangère  -Australie, Belgique, Angleterre- et faire croire au cocorico français).

 

J'explique rapidement :

- FE -ex EGL- dit que cela va créer des emplois ; pratiquement faux. Cela va créer 2 emplois maximum par puits forés. Dans ma région Nord/Pas-de-Calais, il est question de forer -s'ils y arrivent- 150 puits. Faites le calcul et comparez avec le nombreux de chômeurs dans la région : 380 000. C'est une solution à l'emploi ?

- FE ex EGL dit que cela va couvrir les besoins énergétiques durant 25 ans : c'est faux. D'abord, la production de méthane baisse d'au moins la moitié la première année. Ensuite, dans les études les plus optimistes, il est question d'une production d'un à deux ans. Bien entendu cette entreprise pseudo-française a tout intérêt à optimiser ce qu'elle pense être des recherches sérieuses.

- FE ex EGL dit qu'il ne sera pas nécessaire d'avoir recours à la fracturation hydraulique. Exact dans la période d'exploration ; FAUX dans la période d'exploitation. Il est évident qu'il faudra passer par ce seul procédé pour optimiser la production.

- FE ex EGL prétend qu'il suffit d'envoyer de l'eau pour récupérer le méthane. FAUX. Toutes les expériences venant notamment d'Australie et d'Angleterre prouvent le contraire.

- FE ex EGL prétend que c'est peu nocif au niveau GES : FAUX (ce sera développé ci-dessous).

 

Vous avez oublié de parler de ceci :

 

- tous les dégâts que ne mentionnent pas cette entreprise qui sévit aussi dans notre région :

    - dégâts des eaux utilisés pour fracturer : il y aura des mélanges de produits radioactifs et cancérigènes. Même Veolia ne sera pas capable de reconstituer une eau potable -alors qu'elle prétend le contraire.

    - dégâts au niveau des nappes phréatiques

    - dégâts environnementaux : d'abord parce que le méthane ne va pas sagement aller dans les tuyaux ; il s'échappera et constituera un produit 27 plus nocif en matière de GES que le charbon !

                                              : ensuite, déplacements de terrain, voire tremblements de terre. Quand on sait que les régions concernées ont déjà subi les effets de l'industrie minière, on sait ce que cela signifie.

    - dégâts en matière de santé : le npdc est la dernière région en matière de santé (et elle s'est adjointe la Picardie, avant dernière !) ; on mesure que notre région va être sacrifiée.

 

- FE ex EGL est une entreprise à base spéculative. Elle ne fait que rechercher les subventions. Elle n'a pas une assez grande capacité technique pour exploiter. En cherchant bien, on pourra trouver que cette entreprise bien dans l'air du temps place son argent aux iles Caïmans !

 

Bien entendu, le peu que je vous écris en réaction à votre reportage, est le fruit de recherches militants opposés à l'exploration et exploitation du gaz de couche. Ces militants se retrouvent dans les régions concernées par cette problématique grave.

Ils font un travail remarquable. Moins visible que celui des collectifs opposés au gaz de schiste -ce n'est pas le même contexte. Mais ils sont importants car il ne faut pas se faire d'illusion : l'exploitation du gaz de couche préfigure l'exploitation du gaz de schiste.Mais il est certain que cela ne se passera pas comme une lettre à la poste.

 

Le collectif nordiste (avec ses trois composantes) fera partie des associations qui appellent à lutter contre ces projets climaticides et à se rassembler le 27 février, 14 h 30 sur la grand ‘Place de Lille.

Bien entendu, ce n'est pas en opposition avec les autres rassemblements du week-end. Pour les personnes qui ne se déplaceront pas à NDDL et dans le Sud, ce rassemblement montrera la convergence avec ce qui se passera le 27 à NDDL et le 28 à Barjac.

 

Je terminerai donc sur une note optimiste : votre reportage est intéressant au moins sur un point car il fait mention du rassemblement à Barjac ce dimanche 28. J'y serai. J'espère vous rencontrer.

 

 

PS : pour avoir encore plus de renseignements qui contredisent largement FE ex EGL, vous avez deux sites :

20 février

Ne rendez pas à Total le permis de Montélimar

Un courrier envoyé à S. Royal et signé par de nombreux collectifs étrangers

 

 

Madame la Ministre,

Nous menons activement campagne, partout dans le monde, contre le développement des hydrocarbures (tels que les pétroles et gaz de schiste, le tight gas, et le gaz en couche de charbon appelé aussi coal bed methane), des hydrocarbures extraits usuellement avec la technique de la fracturation hydraulique, plus connue sous le nom de fracking. A l’échelle planétaire, les groupes et collectifs opposes au fracking font face aux mêmes problèmes et sont confrontés aux mêmes arguments spécieux – des arguments souvent sans fondement scientifique et peu fiables d’un point de vue économique.

C’est pourquoi nous sommes tous unis dans notre opposition au fracking, partageant le slogan du mouvement initie par les collectifs français opposes au pétrole et gaz de schiste et de couche et à la fracturation hydraulique : ≪ Ni ici, ni ailleurs ≫.

Depuis 2011 l'interdiction de la fracturation hydraulique en France est, pour nous, l’exemple phare. Et même si l’issue des négociations de la COP21, récemment tenue a Paris, aurait pu être plus prometteuse, nous espérons malgré tout que les dirigeants du monde ont enfin compris leur responsabilité au regard du climat, pour la planète et pour les générations futures.

Nous savons tous que pas plus d’un tiers des réserves prouvées en combustibles fossiles ne doit être consomme d’ici 2050 si l’on veut donner à la planète une chance de ne pas dépasser un réchauffement post-industriel de 2°C. Dans le même temps, les climatologues affirment qu’un réchauffement de 1,5°C conduira déjà à des impacts intolérables, en particulier pour les pays du Sud.

De surcroit, environ 150 milliards de mètres cubes de gaz naturel sont torches chaque année dans le monde, ce qui représente un gaspillage énorme de ressources naturelles et contribue, au sein des émissions globales de gaz à effet de serre, à l’émission d’une quantité équivalente à 400 millions de tonnes de CO2.

Tant que les combustibles fossiles seront ainsi gaspilles, avec un impact aussi négatif tant pour l’économie mondiale que pour le climat, aucune exploitation d’hydrocarbures nécessitant l’usage de la fracturation hydraulique ne peut se justifier.

Chère Madame Royal, durant une session sur la politique énergétique, le 12 janvier dernier, vous avez exprimé devant l’Assemblée nationale votre volonté que la France n’accorde plus de permis à des compagnies intéressées a la poursuite d’explorations visant des combustibles fossiles. Vous avez soutenu : "Puisqu’il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique".

 

Pour lire le texte complet et prendre connaissance des signataires : lettre à S Royal

 

 

17 janvier

 

Revue de presse : Californie, Nigéria, Canada ; BRGM et Total

 

 

La fuite massive de méthane en Californie

équivaut aux émissions de 7 millions de voitures pendant 20 ans

 

Jeudi 7 janvier, le gouverneur de la Californie a décrété l’état d’urgence suite à une fuite massive de méthane à Porter Ranch (banlieue de Los Angeles), contraignant des milliers de résidents à évacuer la zone.

La mise en place de l’état d’urgence a permis de mobiliser l’ensemble des agences gouvernementales pour aider à circonscrire cette fuite de méthane qui dure depuis plusieurs mois en provenance du site Aliso canyon qui est l'un des plus grands réservoirs de gaz naturel qui se trouve au nord de la Californie.

 

La fuite de méthane, et notamment ses additifs odorants, provoquent chez de nombreux habitants nausées, saignements de nez ou maux de tête.

 

Selon les autorités, la fuite dégage 30 000 à 58 000 kg/h de méthane dans l’air, équivalent aux "3/4 des émissions de toutes les raffineries de pétrole de la Californie en un an" souligne Stephanie Pincetl, professeure de sciences environnementales à l’UCLA.

 

Selon l’autorité de la qualité de l’air californienne, la fuite est si massive qu’elle augmente de 25% la production de gaz à effet de serre pour toute la côte. Selon les experts : "La quantité de gaz rejetée par le site Aliso canyon depuis le début de la fuite fin octobre, équivaut aux émissions de 7 millions de voitures pendant 20 ans. La fuite est très difficile à arrêter car elle est située à 2 500 mètres en dessous de la surface terrestre. Les écologistes disent que cette fuite pourrait être la pire catastrophe écologique de ces dernières années. "

Cette fuite aurait été diagnostiquée le 23 Octobre dernier soit un peu plus d'un mois avant la COP 21...

 

letribunaldunet.fr

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La ruée vers le gaz, jusqu’à la catastrophe

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/160116/la-ruee-vers-le-gaz-jusqu-la-catastrophe

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Déversement de pétrole. SOS de la communauté Gbaramatu du Nigeria

 

http://meteopolitique.com/Fiches/petrole/petrole_tue_actualite.htm

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Canada : des séismes quotidiens dans une région de fracturation hydraulique

 

http://www.romandie.com/news/667276.rom

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De mieux en mieux : Le BRGM et Total signent un accord de partenariat

 

http://www.brgm.fr/actualite/brgm-total-signent-accord-partenariat

8 octobre

Après la conférence de JP Kucheida sur le gaz de couche

 

Cela s’est passé vendredi 2 octobre, en mairie de Douai

 

Mr Kucheida avait appelé à une réunion pour faire la promotion des gaz de couche dans la région Nord/Pas-de-Calais.

Surprise : il n’y a pas foule, tout au plus une quinzaine de personnes, visiblement tous engagés soit pour, soit contre ce projet.

Pourtant lorsque nous avons fait des réunions d’information sur ce projet dans la région, sans communication officielle et avec les bâtons dans les roues qu’ont tenté de nous mettre les maires de la région (à Divion au départ, puis à Avion), nous avons souvent eu bien davantage de personnes présentes à nos réunions…

 

Mr Kucheida développe son discours habituel :

•Il faut de toute façon exploiter le gaz de mine

•Il y a 20 ans de consommation française de gaz sous nos pieds

•Ce gaz est l’énergie de la transition

•Aucun danger environnemental pour cette exploitation de gaz de couche

•Il vante l’avancée des projets en Lorraine et le savoir-faire d’EGL

•Il est opportun économiquement d’exploiter le gaz de couche pour la région

 

En réponse à des questions posées, il :

Réaffirme la création de centaines d’emplois liés à cette exploitation,

Reste muet quand on aborde la contribution à l’effet de serre (on confond avec le gaz de schiste….),

Rappelle, devant les critiques que nous faisons à l’attention de l’entreprise EGL, qu’il ne voulait pas à l’époque de cette vente du patrimoine issue de charbonnage de France à EGL.

 

•A la fin de la réunion, Mr Kucheida, de façon inattendue, se pose en climato-sceptique…

Nous dit qu’alors là, si nous croyons les allégations du GIEC… !!!!

Ceci explique peut-être cela ?

 

Pour lire le document complet : Douai151002

 

 

 

7 octobre

De nouveaux permis pétroliers à la veille de la COP 21 !

 

Le 21 septembre dernier, Ségolène Royal, Ministre de l'écologie, et Emmanuel Macron, Ministre de l'économie, ont accordé trois nouveaux permis de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux (les permis de Champfolie en Seine-et-Marne, de Herbsheim dans le Bas-Rhin et d'Estheria dans la Marne) et ils ont décidé d'en prolonger deux autres jusqu'à fin 2018 (les permis de Bleue Lorraine en Moselle et de Juan de Nova dans « les terres australes et antarctiques françaises »). Ces permis de recherche visent officiellement des pétrole et gaz conventionnels, mais également des pétrole et du gaz non conventionnels, malgré la loi d'interdiction de la fracturation hydraulique.

 

A la veille de la Conférence de l'ONU sur le changement climatique à Paris, le gouvernement encourage donc la poursuite des investissements dans la recherche de nouveaux gisements d'hydrocarbures sur le territoire français. Une décision qui entre en contradiction avec les recommandations des scientifiques qui ont clairement établi qu'il fallait geler 80 % des réserves actuelles prouvées d'hydrocarbures, pour avoir une chance raisonnable de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement climatique d'ici la fin du siècle.

 

En délivrant ces nouveaux permis, le gouvernement fait donc le contraire de ce qui est nécessaire : à l'heure où pour chaque euro investi dans les énergies renouvelables, près de quatre le sont dans les énergies fossiles, il est urgent de mettre fin à l'expansion du front de l'extraction des énergies fossiles. Que valent donc les promesses de François Hollande et des négociateurs français d'obtenir un « accord historique » à Paris et de « tout faire » pour rester en deçà des 2°C, si c'est pour entretenir cette fuite en avant extractiviste et les crimes climatiques qui en découlent ?

 

Nous exigeons que le gouvernement annule les permis qu'il vient de délivrer et mette fin à la prospection pétrolière, gazière et charbonnière sur le territoire. Pour que les discours sur l'urgence climatique ne restent plus sans lendemain.

 

Paris le 1er Octobre 2015

 

 

Signature :

Organisations : 350.org, Agir pour l'environnement, Aitec, Amis de la Terre, Attac France, Confédération paysanne, Coordination Eau Île-de-France, France Libertés, FSU, Réseau Action Climat, Solidaires

 

Collectifs citoyens contre les hydrocarbures de schiste :

Collectif du pays fertois (77), Stop GDHC d'Alsace et de Lorraine, collectif Carmen (Château-Thierry 02), Collectif stop gaz de schiste 69, Collectif Haut Bugey non aux forages, Collectif non au gaz de schiste pays de Savoie et de l'Ain, Collectif 07 Stop Gaz et Huiles de Schiste, collectif houille-ouille ouille 59/62, collectif d'Anduze, collectif 91, Collectif viganais, STOP GHRM 38, ...

30 septembre

Communication des COLLECTIFS français opposés à la

recherche et l'exploitation des pétrole et gaz de schiste et de couche

Suite à la réunion de Nancy ; les 25, 26 et 27 septembre

LIRE LE DOCUMENT JOINT: CP

11 septembre

Il y a aussi du gaz de couche en Lorraine ; que l'on voudrait exploiter !!!

 

Tout comprendre des gaz de couche en région Lorraine

 

, vous connaissez. L'interdiction de l'utilisation de la fracturation hydraulique a rendu leur exploitation impossible en France. Mais saviez-vous qu'actuellement, des forages ont lieu en Moselle (57) et dans le Pas-de-Calais (62) pour extraire du méthane des anciens sites charbonneux? Rarement commenté, ce blog lorrain vous offre la possibilité d'en savoir plus sur ce dossier lui aussi très controversé.

 

4 septembre

Faire des industries fossiles des parias

«Faire des industries fossiles des parias»

Co-fondateur du mouvement 350.org qui appelle au désinvestissement dans les énergies fossiles pour lutter contre le dérèglement climatique, Bill McKibben pense que saper le pouvoir politique des multinationales du pétrole et du charbon est plus efficace que de négocier un accord sur le climat.

Pour en savoir plus, lire le document de mediapart : Industries fossiles

15 août

Le code minier est débattu au niveau national

Les conséquences sur les activités extractives sont nombreuses et dangereuses

 

Comment la réforme du code minier pourrait encourager leur implantation ?

 

« Le droit minier, qui encadre les activités d’exploration et de production, a vocation non pas à bloquer leur développement, mais au contraire à les encourager dans toutes leurs dimensions.

Le droit doit, ensuite, favoriser les conditions d’exercice de l’activité ».

Jean‐Louis Schilansky

 

Ces propos, prononces par l'ex-président de l'Union Française des Industries Pétrolières –UFIP-, lors de de son audition du 23 janvier 2013 sur la réforme du code minier par la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l'Assemblée Nationale, montrent le fil conducteur qui préside actuellement à la réforme du droit minier.

Lancée depuis trois ans par le gouvernement, cette réforme est toujours en cours. Elle fait suite au mouvement d'opposition provoque par la délivrance en catimini en 2010 de permis de recherche de gaz et pétrole de schiste qui souleva en France une puissante mobilisation citoyenne soutenue par les élus locaux. Le code minier actuel y avait été dénoncé. Il avait autorisé la conduite d'activités dangereuses pour l'environnement et la santé des populations. L'absence de toute transparence et de concertation sur la nature des projets de recherche ont participé à cette mobilisation. Cette absence d’information se poursuit avec l’octroi de permis de recherche minière dans différentes régions de France sans que les populations en soient véritablement averties en dépit d’une consultation publique par internet.

 

Qu'en est‐il aujourd'hui de cette réforme ?

L'opinion publique est peu informée de son contenu et de ses conséquences. Les medias n'en parlent guère, voire elle est ignorée. Pourquoi est‐elle si peu présente dans le débat public ?

Les enjeux sont importants. Cette réforme va de pair avec la volonté de relancer en France l'activité extractive. La reprise de l'activité minière (minerais et hydrocarbures) annoncée par le gouvernement constitue un des axes de sa nouvelle politique industrielle qu'elle justifie par la nécessite de sécuriser un approvisionnement en matières premières, considéré comme stratégique. Mais elle reste un sujet sensible, tant par les nombreux dangers qu'elle génère sur le plan environnemental et sanitaire, qu'en terme de destruction des territoires et des économies locales.

 

Nous sommes tous directement concernés par cette réforme qui risque de malmener notre univers de vie et qui, par les projets d'extraction qu'elle encouragerait, menace notre eau et notre sante, nos terres et nos paysages. Il est urgent de reprendre notre place dans les choix technologiques et économiques faits par et pour l'industrie extractive nous menant dans l'impasse. Alertons et informons l'opinion publique pour qu'elle ne soit pas dupe de ce qui se prépare. Seule la résistance des populations peut faire reculer… N'oublions pas que le bras de fer initie par la mobilisation citoyenne a ajourne l'exploration des gaz et pétrole de schiste même si la bataille n'est pas encore finie.

 

Pour lire le document complet : Réforme-codeMinier

7 août

 

Un renoncement de plus sur la fracturation hydraulique par le gouvernement

 

En toute discrétion et en plein été, le premier ministre M Valls relance le dossier de la fracturation hydraulique en saisissant le Conseil Constitutionnel au sujet de l’alinéa 3 de l’article 2 de la loi du 13 juillet 2011 prévoyant la création d’une commission pour expérimenter la fracturation hydraulique. Celui-ci a rendu un avis permettant de modifier par décret cet alinéa. L’expérimentation de la fracturation hydraulique pourra donc avoir lieu !

Une fois de plus F. Hollande et M. Valls montrent que leurs actes n’ont rien à voir avec leurs discours.

Apres Bure et son centre d’enfouissement des déchets radioactifs, après la déclaration de Valls sur la reprise des travaux à NDDL au plus tôt, ce gouvernement ouvre la porte à l’extraction du gaz et pétrole de schiste.

Alors que la COP21 se tiendra à Paris à la fin de l’année, financée par des entreprises championnes de la pollution, cette nouvelle décision montre le peu de sérieux de ce gouvernement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Martine Billard, Secrétaire nationale à l'écologie, Ancienne députée de Paris ; David Amar commission écologie

 

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Pour être tout à fait clair, cela signifie que le gouvernement a l'intention et va pouvoir modifier par simple décret la composition et donc le mode de fonctionnement de cette fameuse commission... Lorsque l'on est entre soi, c'est tout de même plus facile non ? Et qui dit commission, dit ouverture de la porte à l'exploration... dont on ne doute pas qu'elle conduise à l'exploitation... A vos claviers amis opposants et faites circuler. La partie continue... Mais se passer aussi souvent de la loi et du parlement, ça porte un nom...

 

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Pour info : le conseil constitutionnel a retoqué le gouvernement dans le cadre de la loi Macron. Le gouvernement ne peut pas utiliser cette loi pour enfouir les déchets à Bure.

Ce qui ne veut évidemment pas dire que le gouvernement va renoncer à son projet !

9 juillet

Les gaz de couche dans le Nord et le Pas-de-Calais

 

De quoi parle-t-on ?

 

Gaz de houille, gaz de mine, gaz de couche… Les médias entretiennent la confusion en parlant de gaz de houille, terme générique pour désigner les gaz (méthane) issus du charbon, dont le gaz de mine et le gaz de couche.

Le gaz de mine est exploité dans la région Nord depuis 1992 par l’entreprise Gazonor ; il s’échappe passivement des puits des anciennes mines de charbon et peut être dangereux pour les populations (coup de grisou) ; son exploitation est donc utile et ne nécessite pas de forage.

Les gaz de couche sont contenus dans des couches de charbon beaucoup plus profondes (1000 à 4000 m), sur des zones qui n’avaient pas été exploitées pour le charbon. Pour récupérer ce gaz, il est nécessaire de faire des forages à branches horizontales voire de fracturer la roche.

L'exploitation des gaz de couche est inutile (à l’heure de la transition énergétique) et dangereuse pour l’environnement.

 

Le contexte

 

L’entreprise Gazonor (ex charbonnage de France), a été vendue à « European Gas Limited : EGL» en 2007, qui l’a revendu l’année suivante à un groupe financier belge : TRANSCOR ; elle possède deux permis de forage d’exploration dans le Nord/Pas-de-Calais pour une surface totale de 1400 km² : le permis du Valenciennois, délivré en 2009 et le permis du Sud-Midi, délivré en 2010.

•Gazonor détient en outre deux concessions historiques (Poissonnière et Désirée) qui couvrent 150 communes sur le territoire des anciennes mines de charbon ; elle exploite déjà le gaz de mine.

•EGL a par ailleurs des projets d'exploration gazière en Lorraine (3 permis), où elle a déjà réalisé quatre forages d’exploration ; elle a d'autres projets dans le Sud de la France et dans le Jura.

 

Actualités dans la région

 

•Gazonor a demandé le prolongement de sa concession pour 25 ans ; le dossier d'enquête publique, réalisée en fin 2013 à ce sujet, nous a révélé ses objectifs à moyen terme : exploiter le gaz de mine et le gaz de couche sur tout le territoire du Nord/Pas-de-Calais pour créer de petites unités de production d'électricité - avec 150 forages envisagés- et demander la transformation des permis d'exploration en concession !

•Ces deux concessions ont été prolongées jusqu’en 2042.

•Une mission d'enquête régionale commanditée par le SRDE (schéma régional de développement économique) a rendu des conclusions favorables à l’exploitation des gaz de couche, sur la base de création d’emplois, sans aucun contrôle des dire de EGL et d’hypothétiques retour d’industries liées à ce gaz ; pari pour le moins irréaliste.

•Deux autorisations de forages ont été délivrées dans le Pas-de-Calais sur les communes de Divion et Avion.

•Le président de Gazonor écrit dans la presse locale que les projet gaz de couche sont repoussés de deux ans mais les élus organisent un colloque gaz de couche après ces déclarations : pourquoi ?

•Gazonor un « dossier de déclaration au titre des installations classées » pour réaliser une unité de production d’électricité à Divion ; quatre autres sont dans les cartons (Lens, Liévin, Avion et Lourches), alors que ces unités affichent un rendement très faible (de l’ordre de 37,5 %) ! (chiffre de Gazonor)

•Un collectif d’opposition aux gaz de couche, très actif est né à Divion : le collectif « gazhouille 62 »

Et un autre collectif est né à Avion : « mag’houille en Gohelle »

•Il semblerait que EGL ait décidé de se re-concentrer sur la Lorraine et de ne pas intervenir dans le Nord.

 

Technique de l’exploration

...

 

 

Pour lire la totalité de la version actualisée à la date du 30 juin,

aller sur la pièce jointe : Gazcouche 150709

Sur France Inter , le 19 juin

2 reportages

 

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1115301#

c est la version courte qui est passée à 7 h 15

 

la version longue et plus détaillée passée à 19 h dans secret d info

http://www.franceinter.fr/emission-secrets-d-info-essonne-de-mysterieuses-concessions-petrolieres

29 mai

 

Gaz de schiste / Permis de Navacelles : les maires gardois ne baissent pas la garde

Un article du midi libre

Bras de fer contre le Gaz de schiste continue entre douze communes du Gard et deux sociétés pétrolières devant la cour administrative d'appel de Marseille.

Ce mardi, le rapporteur public, devant la cour administrative de Marseille, a préconisé l'irrecevabilité de la requête de 12 communes cévenoles gardoises, qui contestent la validité du permis d'extraction d'hydrocarbures dit de Navacelles.

Risque de fracturation hydraulique ?

Selon le rapporteur public, la requête a été formulée hors délai. Il n'y a pas de délai qui tienne, argumente en substance l'avocat des communes, Philippe Gras. Selon lui, le rapport rendu par les pétroliers est non conforme, car il ne fait pas la preuve de l'absence de recours à la fracturation hydraulique pour extraire des gaz de schiste, fracturation interdite en France.

L'avocat des pétroliers eCORP et Petrichor, Pierre Laffitte, affirme pour sa part que le rapport contient "un engagement clair, susceptible d'aucune ambiguité". Selon lui, il n'est pas question de fracturation hydraulique. Son confrère Philippe Gras conteste : la validité du permis d'exploitation expirait en mars 2015. Et à sa connaissance, les sociétés n'ont pas demandé de le prolonger dans le temps... La preuve, selon lui, qu'elles ne pouvaient passer à la phase exploitation qu'à la condition d'utiliser la fracturation hydraulique.

Le délibéré devrait être connu dans un mois. Il pourrait concerner une affaire déjà caduque, si le permis n'a pas été renouvelé. Mais c'est le signe, insistent les communes, du fait qu'elles ne relâchent pas la pression sur les pétroliers.

 

 

Trois prix Nobel appellent à la fin de l’impunité de Chevron et des autres multinationales

Un article de bastamag

http://www.bastamag.net/Trois-prix-Nobel-et-des-dizaines-d-autres-personnalites-appellent-a-la-fin-de-l

15 avril

 

Le gaz de couche évoqué au Conseil municipal de Bruay

 

Il a été question au dernier conseil des conséquences de l'exploration et de l'exploitation du gaz de couche. Annick Duhamel a déclaré que le gaz de couche avait été abandonné par le gouvernement et qu'à Divion il était question de gaz de mine.

Le maire ne nous a pas accordé le droit de lui répondre.

Nous tenions donc à préciser que, pour le gouvernement, il n'a jamais été question d'abandonner l'exploration et l'exploitation du gaz de couche. La preuve en est : EGL continue ses expérimentations en Moselle où 4 puits de gaz de couche ont été forés.

Le gouvernement a interdit la fracturation hydraulique, ce qui change tout !

En effet, lorsque les industriels auront trouvé une alternative à cette fracturation, "caressage" de la roche ou autre technique moins " brutale", ils reviendront à la charge, d'autant plus que le forage coûte cher ( environ 2.5 millions d'euros) un retour sur investissement s'impose...

De plus, il était bien inscrit page 26, de l'enquête publique sur le prolongement de la concession -que nous avons lu avec beaucoup d'attention...- que Gazonor comptait exploiter le gaz de couche dans la mesure où la pression du gaz de mine (grisou contenu dans les galeries diminuait fortement et que l'on ne pouvait exclure l'ennoyade des galeries.

Je cite" .... gisement que ce soit en CMM (Coal Mine Methane autrement dit gaz de mine) ou en CBM (Coal Bed Methane c'est à dire gaz de couche !!), des projets de forage ont été déposés...."

Ceci corrobore nos craintes.

Gazonor est sur le point de construire une unité de production d'électricité à Divion. A partir de quoi sera-t-elle alimentée quand il n'y aura plus de gaz de mine ?

Tout ceci montre à quel point les élus se laissent berner !!! D'où l'intérêt de toujours bien lire les enquêtes publiques, qu'il s'agisse de gaz ou d'éoliennes .... quelque soit l'opinion de la DREAL ! d'où le refus de vote et l'abstention sur la dernière question !

 

Lisette Sudic et Eric Deruy, élus EELV

13 avril

Rapport MONTEBOURG

 

 

Vous trouverez une courte réaction au nouveau "débat" sur les hydrocarbures de schiste suite à la (nouvelle) divulgation du contenu du rapport Montebourg, débat qui, une nouvelle fois, élude le fond du problème : l'exploration et l'exploitation de nouvelles sources d'hydrocarbures est contraire aux recommandations fixées par les scientifiques du climat pour rester en deçà de 2°C de réchauffement climatique.

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/130415/gaz-de-schiste-de-dangereux-climato-sceptiques-sortent-du-bois

 

Faire la promotion de l'exploration des hydrocarbures de schiste revient à nier ces recommandations et à ce comporter, au sens propre du terme, comme de véritables "climato-sceptiques". Ce déni n'est pas excusable à quelques mois de la COP21 sur le changement climatique qui se déroulera à Paris.

 

1er avril

 

 

Lettre envoyée au Préfet

 

Objet : demande d'informations sur les projets "gaz de couche"

 

Monsieur le préfet,

Deux forages pour l’exploration sur « les gaz de couche » ont été autorisés en Juillet 2013 sur les communes d’Avion et de Divion.

Les communications à ce sujet ont été très nombreuses dans la presse locale.

- En janvier 2014, M. Ricquart, président de Gazonor, déclarait que son entreprise investirait 2,5 million d’euros par forage.

- Le 18 octobre 2014, M. Moulin, président de EGL, affirme qu’il veut lancer l’exploration dans la première partie de 2015.

- Le 4 décembre 2014, M. Kucheida affirme que louper le rendez-vous sur le gaz de houille serait criminel.

- En Février, M. Ricquart annonce que l’exploration sera repoussée de deux à trois ans.

 

Pourtant de nouveaux projets de forages « gaz de couche » de Gazonor avec EGBénélux sont à l’étude (à Avion, à Divion mais aussi à Lens par exemple) et, malgré cette annonce, un colloque sur le gaz de couche est organisé à la chambre de commerce et d’industrie de Douai en avril prochain, avec MM. Ricquart et Moulin.

Devant ces informations contradictoires, nous, citoyens, souhaiterions savoir ce qu’il en est vraiment et quelles décisions ont été prises au sujet des forages d’exploration ; les habitants ont l’impression qu’on leur cache la vérité, ce qui ne contribue pas à un climat apaisé.

Les porteurs de projets attendent-ils que le prix du gaz remonte ou que la loi sur la fracturation hydraulique soit remise en question par le lobbyisme forcené des pétro-gaziers, ou par la signature des accords transatlantiques ?

Partout dans le monde (sauf quelques exceptions liées à des conditions géologiques particulières), le gaz de couche est exploité par fracturation hydraulique ; par ailleurs, EGL qui tente de mettre en place une « fracturation light » pour échapper à la loi n’a toujours pas de résultats probants en Lorraine où la géologie leur est plus favorable.

De plus, un « dossier de déclaration au titre des installations classées » a été déposé pour mettre en place une unité de production d’électricité sur le site du 5 de Bruay, sur la commune de Divion. Et d’autres vont suivre sur les sites de Désirée et du 5 de Lens, ainsi que sur un site nouveau à proximité de la station du 7 bis de Liévin.

Dans l’enquête publique relative au prolongement de la concession de Gazonor, il était explicitement écrit, schéma à l’appui, que le captage de Divion, n’étant plus exploitable, était fermé de 2007 jusqu’en 2017 pour que la pression ré-augmente.

Nous avons donc la plus grande inquiétude sur ces unités de production d’électricité qui sont au départ censées brûler du gaz de mine mais qui, dans l’avenir seront alimentées avec du gaz de couche, faute de débit suffisant de gaz de mine. Comme sur tous les grands projets, une fois que l’argent a été investi, il faudra rentabiliser les installations. Pas étonnant que l’enquête publique révèle aussi la possibilité de réaliser 150 forages sur tout le territoire de la concession, étendue aux permis de recherche !

D’ailleurs, Gazonor va empocher des subventions, payées par nos factures d’électricité au titre de la valorisation d’énergie de récupération ; il serait donc anormal que le gaz de couche y prenne place. Mais sans financement public, comme le dit Gazonor dans sa quête de subventions, cela risque fort de ne pas être rentable.

Nous sommes là encore devant des contradictions que nous ne comprenons pas.

Pouvez-vous vous engager sur le fait que les unités de production d’électricité seront alimentées par du gaz de mine uniquement ?

Gazonor annonce un rendement de 37,5% sur la production d’électricité : pour 100 m3 de gaz extrait, l’énergie correspondant à 37,5 m3 serait récupérée sous forme d’électricité !

Devant un tel rendement, on peut s’interroger : puisque la consommation d’électricité diminue chaque année (- 5% en trois ans : chiffres de RTE), pourquoi gaspiller cette ressource pour faire de l’électricité, sinon pour récolter des subventions (alors que M. Ricquart avait annoncé que le gaz produit serait utilisé dans la région) ?

Une mise en exploitation serait un véritable saccage de notre région Nord/Pas-de-Calais, avec un impact potentiellement désastreux sur l'environnement, sur les nappes phréatiques, sur la santé des habitants et sur la dévalorisation des biens de la région toute entière.

Notre région, déjà suffisamment pénalisée par le passé, ne mérite pas d'être sacrifiée une fois de plus, alors qu'une telle décision politique, n'aura pas d'impact significatif sur l'emploi pour les habitants de la région, ce que même les industriels ont fini par admettre.

Alors que la France accueille à Paris en décembre prochain la « COP »21 -dont François Hollande se targue régulièrement-, alors que le GIEC lance encore une fois un cri d’alarme dans son nouveau rapport, préconisant de laisser dans le sous-sol 80% des énergies fossiles déjà connues pour tenter de limiter l’effet de serre à un niveau qui permettrait de ne pas en arriver à l’emballement climatique, il serait irresponsable de faire des forages relatifs à des énergies non conventionnelles.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous présentons ...

 

 

12 mars

L'exploitation du gaz de couche passe obligatoirement par la fracturation

 

C'est ce que confirme un document provenant des USA et daté de ... 2010 !

 

Ce document est édifiant : depuis le départ, ils savent très bien que l'exploitation de gaz de couche (coal bed methan) nécessite la fracturation

 

 

En cherchant autre chose, je tombe sur cet article de l’ambassade de France aux USA qui date d’avril 2010, mais donne quelques infos intéressantes.

 

"Faisant l'objet d'une enquête de l'EPA en 2004, le procédé avait alors été jugé apte à l'utilisation, aucune preuve de risque sur la santé humaine n'ayant été relevée. Cette étude, loin d'être exhaustive, avait uniquement porté sur les gisements de "coalbed methane" et n'avait pas évalué les risques d'impacts à la surface. L'enquête émettait néanmoins certaines réserves quant à la migration des fluides de fracturation injectés en souterrain et dénonçait l'utilisation du diesel comme composant de ce dernier. “

 

Intéressant de savoir que parmi les premiers accidents et qu’à l’époque la seule étude qui concernait la fracturation hydraulique avait été faite DANS DES GISEMENTS DE COALBED METHANE !!!

 

 

Il y a aussi des chiffres intéressants sur les nombre de forage aux US à cette époque.

 

La mise en exploitation des schistes bitumineux de la région des Appalaches pose question

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62921.htm

12 février

 

Affaissements à Bruay-La Buissière

Pas d’exploration de gaz de couche avant 2 ou 3 ans ?

Y–a-t-il un rapport entre ces deux articles ?

 

Toujours est-il qu’il ne faut pas en conclure qu’il faut baisser la garde !

Le combat continue !

 

Cela se passe à Bruay-la-Buissière

Affaissements en série le 6 février : la ville posée sur un gruyère

Plusieurs trous se sont formés place de l’Europe, hier en fin d’après-midi dont un qui fait plusieurs mètres de profondeur.

 

Sapeurs-pompiers, police, agents municipaux et riverains inquiets : hier, en fin d’après-midi, plusieurs trous se sont formés au même moment place de l’Europe, près de l’ancien puits de mine du 1. Le périmètre a été balisé et les automobilistes, invités à bouger leur voiture. On prend des précautions.

Ils n’ont pas vraiment l’air impressionnants, de loin, ces trous. Derrière les rambardes de sécurité, on aperçoit cinq ou six cavités dans le carré de pelouse de la place de l’Europe. Des feuilles mortes les recouvrent partiellement. Comme si un chien venait d’y enterrer son os. Les apparences peuvent être trompeuses : l’un de ces trous faisait tout de même un mètre de diamètre sur plusieurs mètres de profondeur, avant d’être en partie remblayé pour éviter les chutes ou les curieux. On est sur un ancien puits de mine vous savez... Police et sapeurs-pompiers sont intervenus hier vers 17 h30, alertés par des riverains. Visiblement d’un seul coup, plusieurs trous se sont formés le long d’une ligne virtuelle pointant vers la rue Bouillez, en face. Les habitants nourrissent quelques inquiétudes, étant donné qu’à quelques mètres de là, il y a la résidence de l’Artois. Puis celle de la Ternoise, un peu plus loin. « On est sur un ancien puits de mine vous savez », glisse l’un d’eux, conscient du gruyère qui se cache sous ses pieds. La statue d’un mineur, au centre de la place, le rappelle d’ailleurs fort bien.

LES VÉHICULES DÉPLACÉS

Les forces de l’ordre ont immédiatement demandé à ce que les véhicules garés dans la voie d’accès qui longe le restaurant Le Méditerranéen, soient déplacés. Ceux sur le parking de la résidence Artois ont eux aussi bougé. Si la chaussée s’affaisse, mieux vaut ne pas rajouter de poids supplémentaire. Car selon une riveraine, même le macadam aurait bougé. Les responsables des services techniques de la ville et secouristes rencontrés sur place accusaient le coup, tentant de mesurer la gravité de la chose. Pour l’heure, il est impossible de déterminer exactement les causes de cet affaissement. Ni de mesurer les conséquences à long terme. La priorité, hier soir, c’était de sécuriser les lieux. Des analyses devraient donc suivre, le Bureau de recherches géologiques et minières était d’ailleurs sur place.

 

Article paru le 7 février dans La voix du Nord

 

Commentaire : et dire que l'on voudrait explorer près de là, à Divion !!!! Cela promet !

 

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Divion : l’exploration du gaz de couche n’aura pas lieu « avant deux ou trois ans »

 

L’exploration du gaz couche, prévue cette année à Divion et Avion, n’aura pas lieu avant deux ou trois ans. Une nouvelle qui tombe juste après le refus préfectoral à la demande de moratoire formulée par Alain Wacheux sur le sujet. Y aurait-il de l’eau dans le gaz dans le projet porté par Gazonor et EGL ?

En janvier 2014, la Région avait envoyé une mission d’information en Lorraine, où EGL explore déjà le gaz de couche, afin d’étudier le projet.

C’était plié. Mais visiblement, les choses ont changé. L’exploration du gaz de couche, prévue cette année à Avion et Divion, « n’aura pas lieu avant deux ou trois ans », dixit Nicolas Ricquart, le directeur de Gazonor, porteur du projet avec EGL. Une nouvelle qui tombe juste après le refus préfectoral à la demande de moratoire formulée par Alain Wacheux.

Le président d’Artois Comm., qui souhaitait des études complémentaires afin de favoriser la prévention d’éventuels risques et l’information de la population, regrettait un « passage en force » décidé par le préfet. Le soudain bouleversement du calendrier de Gazonor et EGL va dans son sens… Reste la question principale : pourquoi un tel changement ?

À en croire le directeur de Gazonor, EGL, qui doit prendre en charge la phase d’exploration du gaz de couche, a décidé de concentrer ses moyens techniques et financiers dans ses forages lorrains, où l’entreprise cherche également à exploiter le gaz de couche. Le partenariat entre EGL et Gazonor serait-il remis en question ? « Non, assure, Nicolas Ricquart, qui tient tout de même à préciser que du côté de Gazonor, les priorités ont changé : notre cœur de métier, c’est l’exploitation du gaz de mine, que nous allons reprendre à la fosse 5. » Autre nuance de taille : le directeur de Gazonor évoque la possibilité, à l’avenir, de rechercher d’autres partenaires…

EGL aurait-elle rencontré des difficultés financières, suite à ses recherches en Lorraine ?

Nous avons essayé de joindre son directeur, en vain.

 

La voix du nord en date du 9 février

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/divion-l-exploration-du-gaz-de-couche-n-aura-pas-lieu-ia32b53990n2651900

12 février

Algérie : Les mensonges du pouvoir

 

Dimanche dernier, la compagnie pétrolière nationale algérienne, la Sonatrach, a annoncé la poursuite des forages d'exploration de gaz de schiste malgré une très vive contestation populaire.

Cela fait quelques années déjà que la production de pétrole et de gaz en Algérie a commencé à chuter. La cause est connue. Afin de satisfaire les demandes de ses maîtres - le régime de George W. Bush, du côté américain, celui de Bouteflika et des généraux janviéristes, du côté algérien - le citoyen américain qui occupait le poste de ministre de l’énergie avait décidé un rythme d’exploitation effréné, toutes vannes ouvertes, des gisements d’hydrocarbures du pays. Dans une situation normale, ceci constitue un très grave manquement aux règles élémentaires de bonne gestion d’une ressource naturelle non renouvelable; dans le cas d’un pays comme l’Algérie dans lequel un régime prédateur a fait en sorte que la survie du peuple dépende uniquement de l’exploitation du pétrole et du gaz, c’est un véritable crime de non-assistance à peuple en danger qu’ont commis Chakib Khelil et ses mentors. Ils ont sacrifié non seulement la génération actuelle d’Algériens, mais aussi celles à venir en les privant de quantités de pétrole perdues à jamais en raison de la politique d’exploitation adoptée depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir. Cette situation catastrophique s’est aggravée avec la chute des prix du pétrole entamée depuis plus d’une année et devenue vertigineuse depuis la décision de l’OPEP du 27 novembre dernier.

 

"Couches-bébé"

La combinaison de ces deux facteurs (baisse de la production et chute des prix) a provoqué la panique dans les rangs du régime. Voyant tout d’un coup disparaître la rente qui lui a permis d’exister jusqu’à ce jour, il a choisi comme stratégie pour sa survie, celle de la politique de la terre brûlée. Il a décidé de commettre un dernier crime, encore plus ignoble que tous ceux qu’il a perpétrés jusqu’à ce jour. Il a choisi sa solution finale, celle de priver tous les Algériens, y compris les générations futures de l’autre richesse vitale que recèle le sous-sol de leur pays, l’eau. Car de l’eau, il y en a au Sahara ; des dizaines de milliers de milliards de mètres cubes y sont emmagasinés dans différents étages géologiques et à différentes profondeurs. Toute personne sensée, a fortiori tout responsable politique conscient des intérêts de son pays et de son peuple, vous diront qu’il faut tout faire pour préserver ce précieux don du ciel. Plus précieux que le gaz, que le pétrole, ou que toute autre ressource du sous-sol. Ils vous diront aussi qu’il faut prendre toutes les mesures de précaution possibles pour ne pas polluer ce bien de la nature.

Mais le pouvoir algérien ne l’entend pas de cette oreille, car pour lui seuls ses intérêts comptent, ceux du peuple sont, à ses yeux, quantité négligeable. Même quand il s’agit d’une question de vie ou de mort. Il a donc décidé de se lancer dans l’exploitation du gaz de schiste, alors même que le monde entier, à l’exception des multinationales pétrolières, y est opposé, alors même que tous les peuples du monde, y compris le peuple américain, savent que les dégâts que cette exploitation causerait à l’homme et à son environnement sont extrêmement graves et souvent irréversibles. Notamment la pollution que provoqueraient les différents produits chimiques que l’on utilise lors de la fracturation hydraulique, qui permet de libérer les hydrocarbures du carcan rocheux dans lequel ils sont emmagasinés. Mais au grand désespoir de ce régime, il se trouve qu’il existe encore des hommes et des femmes valeureux en Algérie, qui à l’image des enfants d’In Salah, ont réveillé les consciences et ce malgré les efforts du pouvoir à maintenir le peuple plongé dans la plus totale ignorance de son devenir. Constatant qu’à l’image de la quasi-totalité des habitants de la planète, les Algériens rejetaient la solution qu’il leur proposait, le pouvoir se mit à manipuler l’information, à manoeuvrer et à mentir.

http://www.mondafrique.com/lire/economie/2015/02/11/gaz-de-schiste-en-algerie-les-mensonges-du-pouvoir

 

 

9 février

Algérie : cela se durcit

 

Les autorités menacent

 

La situation risque de prendre une autre tournure à In Salah après plus d’un mois de protestation. Dans la soirée de ce dimanche 8 février, les représentants de la société civile se sont réunis avec les membres de la commission de sécurité de la daïra. « Ils nous ont demandé la réouverture des institutions publiques. En cas de refus, l’Etat interviendra et nous serions, en tant que représentants de la société civile, responsables des conséquences éventuelles », affirme Abdelkader Bouhafs, l’un des représentants de la société civile.

« Ils ont peur des manifestations de l’opposition, prévues le 24 février », assure notre interlocuteur qui accuse les autorités de mensonges.

Abdelkader Bouhafs affirme que la population reste déterminée. « Il n’y aura pas de fracturation ! Certains veulent même mettre des tentes à proximité du forage », assure-t-il.

 

http://www.tsa-algerie.com/2015/02/08/in-salah-les-autorites-menacent-les-anti-gaz-de-schiste/

 

Le PDG de Sonatrach

 

« Nous sommes engagés pleinement vers l’exploitation » du gaz de schiste

Le P-DG de la Sonatrach, Saïd Sahnoun, a tenu une conférence de presse, ce dimanche 8 février, dans le but de dissiper les inquiétudes au sujet de l’exploration du gaz de schiste en Algérie.

Minimisation des risques environnementaux

Sonatrach utilise la fracturation hydraulique depuis 1992

« Nous sommes engagés pleinement vers l’exploitation de cette ressource »

Sécurité énergétique

Partenariats avec des « majors » étrangères

Par ailleurs, Sahnoun affirme que la Sonatrach a noué, des partenariats avec cinq grandes compagnies internationales du secteur des hydrocarbures, dont ENI, BP, Shell et Anadarko, pour explorer le potentiel de l’Algérie dans le gaz de schiste.

 

http://www.tsa-algerie.com/2015/02/08/pdg-de-sonatrach-nous-sommes-engages-pleinement-vers-lexploitation-du-gaz-de-schiste/

 

6 février

Pologne : Chevron abandonne l’exploitation du gaz de schiste

Algérie : le combat continue … notamment contre Sonatrach et le premier ministre

USA : une crise financière en vue !

 

Le rêve américain du gaz de schiste s’évanouit en Pologne

 

La vision d’un Eldorado de gaz de schiste en Pologne, qui a nourri dans ce pays des rêves d’indépendance énergétique et de fortunes à gagner, s’éloigne au fil des abandons successifs des grands acteurs du secteur et des mauvaises nouvelles sur les résultats des forages.

Le départ que vient d’annoncer l’américain Chevron suit ceux, l’an dernier, du français Total et de l’italien Eni. D’autres géants, tels Exxon, Talisman et Marathon Oil, l’avaient fait encore plus tôt.

Ce n’est pas une surprise et ce n’est pas le dernier abandon. Il s’est avéré que ce marché n’est pas aussi intéressant qu’on le pensait, explique M. Kus.

 

http://www.romandie.com/news/Le-reve-americain-du-gaz-de-schiste-sevanouit-en-Pologne_RP/562256.rom

 

Algérie : le combat continue ; même si cela devient de plus en plus dur !

 

Boudés par le premier ministre Sellal, les délégués d’In Salah se tournent vers Bouteflika

Status quo à In Salah. La situation n’évolue pas et se dirige même vers l’impasse. Une délégation parlementaire conduite par le vice-président de l’APN, Djamel Bouras a séjourné ces dernières 48 heures à In Salah, dans le but de rassurer la population sur l’exploitation du Gaz de schiste.

Sellal refuse de recevoir les manifestants

Bouhafs s’est indigné de l’attitude du Premier ministre : « C’est clair, Sellal ne veut pas nous recevoir, d’ailleurs maintenant nous, on veut parler à Bouteflika » lance-t-il.

Contactée, une source au gouvernement explique le retard pris par Sellal pour répondre à la demande d’audience des manifestants par son « agenda chargé ».

 

http://www.tsa-algerie.com/2015/02/05/gaz-de-schiste-boudes-par-sellal-les-delegues-din-salah-se-tournent-vers-bouteflika/

 

Crise financière en vue aux USA, 2007 mais en pire

 

deux articles préfigurent la nouvelle crise financière qui nous pend au nez en raison des investissements massifs qui ont été faits dans l’industrie du gaz de schiste (« shale gas » en anglais) et qui se montent à plus de 5 000 milliards de dollars en particulier en Amérique du Nord, là où les « subprimes » qui ont tout déclenché en 2007 représentaient uniquement « 1 000 » petits milliards de dollars… Seulement !!

Ce qui est alarmant c’est évidemment la réalité, ou plus précisément la double réalité d’un endettement massif autour des projets d’extraction de pétroles dits non conventionnels et la chute considérable de cours depuis quelques mois maintenant. Ces deux éléments ensemble vont provoquer une immense crise financière pire que celle de 2007. La seule question désormais est de savoir quand. La seule façon d’échapper à cette nouvelle crise financière est de voir les cours du pétrole remonter en flèche mais pour le moment, rien n’est moins sûr, bien au contraire.

Les « subprimes » pétrolières, une menace 5 fois plus importante que les « subprimes » immobilières de 2007 !

« Un pétrole sous les 50 $ pourrait provoquer d’énormes dégâts sur les marchés financiers. Les pertes sont omniprésentes. Nous ne savons pas nécessairement où elles se situent en ce moment mais je peux vous assurer qu’elles sont importantes et vont commencer à apparaître là où on ne les attend pas.

Elles apparaîtront d’abord dans les obligations spéculatives. Environ 5 400 milliards de dollars ont été engagés ces cinq dernières années pour le forage d’exploration et les infrastructures dans le secteur des énergies alternatives – c’est-à-dire dans le secteur du fracking.

Une grande partie se situe au niveau du gisement de Bakken et dans le Dakota du Nord mais également au Texas et en Pennsylvanie. Cela représente beaucoup d’argent. Tout cela a été largement financé par les dettes des entreprises et des banques. Ces entreprises ont émis des actions mais c’est principalement de la dette. »

L’Arabie Saoudite augmente encore sa production quotidienne de pétrole pour faire encore chuter les prix !!

L’objectif de l’Arabie Saoudite est « d’écraser l’industrie du gaz de schiste aux USA et de gagner la guerre des prix face aux producteurs américains » !!

À qui profite le crime ? Au niveau des bénéficiaires,

« Les premiers gagnants se trouvent dans le monde de la finance dont les hedge funds qui ont participé à cette attaque ainsi que des bancaires comme Goldman Sachs.

L’administration américaine touche le jackpot : l’équipe d’Obama voit d’un très bon œil le coup de frein à l’exploitation de schiste car si sa bulle économique continuait sur sa trajectoire, elle pouvait menacer à nouveau l’économie durant une campagne présidentielle.

Il faudra attendre quelques mois pour vérifier la justesse et la pertinence de cette lecture géopolitique. Une seule certitude : l’année 2015 semble placée sous le signe des surprises, des rebondissements et des bouleversements. »

http://www.economiematin.fr/news-alerte-rouge-crise-financiere-en-vue-aux-usa-2007-mais-en-pire-

 

 

15 janvier

 

EGL, menteurs, ...

 

 

Le 13 septembre 2011, la société European Gas Limited, société de droit étranger ne déclarant pas ses résultats comptables en France et agissant par le biais de sa filiale de Forbach, écrivait dans le rapport sur l'approche exploratoire, obligatoire après l'interdiction de la fracturation hydraulique : « EGL peut donc faire état aujourd'hui pour ses permis dans la région de Lorraine d'un nombre d'activités exploratoires qui n'ont fait à aucun moment appel à la technique de fracturation hydraulique »

 

Or des « activités exploratoires » – à Diebling, fiasco, eau sans gaz, Folsch 1, fiasco, eau dans le gaz, et Folsch 2 – sont restés des dossiers officiels* qui eux, parlent de « concevoir un programme de fracturation », puis en raison de « la faible perméabilité des gisements westphaliens en Lorraine », d'utiliser « la fracturation hydraulique de puits verticaux » avec mention de l'usage d'un polymère appelé SOLTEX®, diffusé par Chevron Phillips Chemical Company LP et utilisé spécifiquement pour la fracturation hydraulique des schistes.

Pour lire le document complet venu de Lorraine,ouvrir la pièce jointe : En violation de la loi

 

Un autre document venant de la même région française : En passant par la Lorraine

Une chanson sur le gaz de couche

5 janvier

Une page sur le gaz de couche dans La Voix du Nord, édition Lens ; daté du 4 janvier

 

Pour lire le document : Vdn 150104

La réponse du collectif Houille-ouille-ouille 59/62 : Vdn 150104réponse

Signez la pétition avant le 31 décembre

 

Pour un arrêt des projets de forage d’exploration de gaz de couche dans notre région Nord et Pas-de-Calais (Divion, Avion, etc..) ; pour une véritable Transition Energétique.

 

Pour empêcher :

-La pollution des nappes phréatiques,

-La pollution de l’air

-L’énorme impact sur les effets de serre

-Les risques de séisme

Signez la pétition : document à remplir

BRAVO

Les pétitions commencent à rentrer :

il faut continuer !

A renvoyer avant le 31 décembre à :

Pierre ROSE, 5 ter rue des aubépines, 62490 QUIERY LA MOTTE

 

17 décembre

 

 

LETTRE COMMUNE DES COLLECTIFS

DU NORD/PAS-DE-CALAIS, LORRAINE-ALSACE, JURA ET GARDANNE

CONTRE L’EXPLORATION POUR LES GAZ DE COUCHE

 

Pour lire le document complet ouvrir la pièce jointe : lettreCommune

 

Alors que l’entreprise EGL prend différentes initiatives pour explorer le sous-sol français, à la recherche de gaz de couche, partout les citoyens se mobilisent. L’opacité qui entoure ces activités technologiques, la pollution des nappes phréatiques et de l’air potentiellement attachée à cette industrie et les émissions, dans l’atmosphère, de méthane -puissant gaz à effet de serre sont des facteurs d’alerte pour les opposants à ces projets.

 

Situation en Lorraine

EGL est titulaire de trois permis : Bleue Lorraine, Bleue Lorraine Nord et Bleue Lorraine Sud. Seul le premier a donné lieu à autorisation de forages, sur quatre sites ; les forages ont déjà démarré à Tritteling (depuis mars 2013) et à Pontpierre, deux autres sont prévus à Loupershouse et Freybouse. Un quatrième permis (dit des Trois-Evêchés) est en demande par la même société.

Sur le forage de Tritteling, la foreuse est restée en place 350 jours au lieu des 35 à 45 jours prévus, une première panne qui a duré 3 semaines (oct/nov 2013), a généré le passage de centaines de citernes par le village, (convoyage "d'eaux industrielles"), la seconde (9 sept 2014, durée d’une semaine) a donné lieu à "infos communales" de trois lignes. Aucune information sur les pannes du 17 octobre (1 semaine) et du 1er décembre (quelques jours).

 

Situation dans le Jura

EGL a basé sa demande sur les recherches faites dans les années 1950. Des forages ont alors été effectués, permettant de trouver des couches imperméables de ...1 m d'épaisseur ! Du reste, à l'époque et avec les moyens existants, il y a systématiquement eu de l’eau dans le gaz !

Depuis 2007, EGL est titulaire du permis dit de "Lons-le-Saunier" pour de la recherche de gaz en couche de charbon. La compagnie a demandé une prolongation pour cinq ans sur la moitié de la surface initiale.

Nous sommes donc toujours dans l'attente d’une décision définitive...

 

Situation à Gardanne

Le premier PERH est clos mais une demande de renouvellement a été faite, actuellement en cours d'instruction. Aucun travail sur le terrain n'a été entrepris au cours de la période du premier permis de recherche. Donc aucun forage en cours.

Les habitants de GARDANNE et du PAYS D’AIX sont très inquiets car l’ex bassin minier est devenu le terrain de jeu et d’expérimentation des multinationales :(incinérateur biomasse, gaz de charbon… et boues rouges) Ils sont inquiets pour leur environnement et leur santé.

 

Situation dans le Nord /Pas-de-Calais

La société Gazonor détient deux permis de recherche. Cette société exploite déjà le gaz de mine sur sa concession historique. Gazonor affiche ses objectifs : étendre la concession aux deux permis pour exploiter le gaz de couche, gaz qui alimenterait de petites unités de production d'électricité réparties sur tout ce territoire.

La société EGL réalisera les deux forages d'exploration déjà autorisés à Avion et Divion. La société EGL a pourtant largement montré en Lorraine son incapacité à obtenir des résultats et son opacité en termes de gestion des incidents et accidents, sur le forage de Tritteling.

Aussi, nous refusons de voir cette entreprise venir jouer à l'apprenti-sorcier dans notre région où la géologie lui est moins favorable qu'en Lorraine (couches de charbon beaucoup plus fines, terrains très plissés...) et où l'exploitation du charbon a déjà laissé des cicatrices indélébiles.

Nous ne comprenons pas le soutien de nombreux élus locaux à cette exploitation polluante et nous affirmons notre opposition aux conclusions de la mission régionale qui -après un simulacre de concertation- préconise la relance de l'activité gazière, notamment sous prétexte de créations importantes d'emplois.

 

 

L'extraction du gaz de couche ne sera, même en cas de succès, que de courte durée ; il est du devoir de tous les citoyens et de leur gouvernement de développer des solutions à long terme, évitant la catastrophe du changement climatique qui nous concerne déjà tous, et, de ne pas céder aux lobbies pétroliers pour qui ne comptent que les profits immédiats.

En novembre 2014, le dernier rapport du GIEC (groupe d'experts indépendants sur le climat) était plus alarmant encore que le précédent, avec des prévisions de dépassement des 2°C de réchauffement de la planète en 25 ans si nous continuons dans cette voie d'ébriété énergétique. Les phénomènes extrêmes et violents sont déjà perceptibles : inondations dans le sud de la France, montées des eaux, ouragans violents qui se succèdent sur la planète. Les scientifiques s'accordent sur le fait qu'il faudrait laisser sous terre deux tiers des hydrocarbures déjà connus ; l'heure n'est donc plus à forer pour en découvrir d'autres.

 

Les collectifs réaffirment donc leur opposition à ces forages de recherches sur le gaz de couche.

Ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain.

4 décembre

JP Kuchéida et l'association des communes minières prennent position !

 

On a l'information dans un article de La Voix du Nord daté du 4 décembre.

 

Les arguments sont toujours les mêmes :

Emplois importants ; 10 à 12 % de besoin en gaz pendant 25 ans ; petit risque !

 

La vie est belle !

 

Pour lire le document : Vdn 141204

 

Pour info : Jean Pierre Kuchéida est le super copain du président de région, Daniel Percheron ; ils sont tous les deux de la région de Liévin (62) ;

JPK est l'ancien président du parc immobilier minier ; il est aussi ancien maire de Liévin (il a démissionné avant les élections de mars) ; il était député mais n'a pas eu l'investiture PS et s'est fait -contre toute attente, surtout de la part de la fédé PS qui le soutenait- par un "obscur" conseiller municipal PS de Wingles (62).

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Commentaire d’une lectrice de l’article de La Voix du Nord

 

J'ai le sentiment à la lecture de cet article, que le journaliste de la voix du Nord ne semble franchement pas convaincu du tout des bénéfices de cette exploitation et surtout, il semble très dubitatif sur le fait que le risque est limité...

 

C'est la première fois que je sens ça dans un article de la voix du Nord....

 

C'est sans aucun doute que votre travail paie !!!

 

L'information permet de se faire sa propre opinion et nous permet (souvent) de renverser l'opinion.

 

Mais ceci prend du temps et c'est ce que veut stopper le gouvernement en accélérant les procédures par le "choc de la simplification" qui ne laissera pas le temps aux citoyens de se mobiliser, s'informer puis s'organiser pour répercuter cette information sur la plus grande partie de la population !

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Deuxième commentaire d’un lecteur

 

Ce commentaire a aussi été transmis à devousanous@lavoixdunord.fr

 

L’extraction du gaz de couche entrainerait une fracturation d’un sous-sol minier extrêmement faillé et pourrait réactiver les affaissements miniers dont toute la population du bassin a souffert.

 

Triple peine pour ses habitants : travail minier pénible, silicose, affaissements miniers ; faut-il en rajouter une ?

 

Petit risque circonscrit ? Par quelle étude géologique sérieuse ?

 

La région s’enfonce lentement, les nappes phréatiques remontent.

 

Ce bassin fortement peuplé a assez souffert et donné à la région et à la France.

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Troisième commentaire

 

APPELER A L’EXPLOITATION DES GAZ DE HOUILLE C’EST INJURIER L’AVENIR

 

Le dérèglement climatique est aujourd’hui une réalité et les effectifs des climato sceptiques ont fondu au même rythme que les glaces des pôles.

Qu’à cela ne tienne certains s’accrochent aux vielles lunes et voient à l’ancien pays minier un avenir dans les énergies fossiles. M KUCHEIDA nous livre un vibrant plaidoyer pour l’exploitation du gaz de houille qui comporte nombre d’erreurs et une énormité.

LES ERREURS D’ABORD

•L’emploi crée par l’exploitation du gaz de houille atteindrait 600 à 800 emplois dans les années à venir, or là ou l’exploitation existe, un puits génère un à deux emplois maximum. On se préparerait donc à creuser de 300 à 400 puits ?

•« Quand on creuse un puits « on prend un risque maitrisé », allez donc l’expliquer là ou l’exploitation à lieu, aux gens qui voient les nappes polluées, ou mieux qui voient l’eau du robinet s’enflammer, le chauffage par le réseau d’eau il fallait y penser.

 

L’ENORMITE ENSUITE

•Comparer la géothermie à l’exploitation des gaz de houille relève soit d’une méconnaissance grave de ces techniques, soit de la malhonnêteté intellectuelle.la géothermie emprunte l’eau au sous sol pour en utiliser les calories et la restitue intacte. L’extraction des gaz de houille n’a rien de commun avec cela, elle consiste à extraire de manière mal contrôlée un gaz dont la combustion va aggraver la production de gaz à effets de serre.

A l’heure où chacun s’accorde à dire qu’il faut réduire la quantité de gaz à effets de serre, prôner l’exploitation d’une énergie fossile relève de l’inconséquence politique.

Faire miroiter à une population meurtrie le mirage de l’emploi relève de l’inconséquence politique.

Ajouter une pollution à venir à un territoire qui en a déjà tellement subi relève de l’inconséquence politique.

L’avenir du territoire passe par la transition énergétique, la réduction de la consommation énergétique (créatrice d’emploi), la production d’énergie renouvelable maitrisée.

 

20 novembre

Un oléoduc géant menace le Canada et l’Europe

 

 

L'entreprise TransCanada vient de déposer officiellement sa demande de construction d’Énergie Est, un pipeline de 4 600 km pour acheminer les sables bitumineux de l'Alberta vers l'est du pays. Au même moment, l'Union européenne facilite, par une directive et le traité de libre-échange avec le Canada, l'importation de ce pétrole hautement polluant.

 

Voir document de mediapart en pièce jointe : transcanada

 

14 novembre

Des nouvelles de Belgique, de l'Europe, des USA et du G20

 

Le gaz wallon va être exploité ; c’est Albert Frère qui s’en occupe

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20141111_00557314

 

Les scientifiques enterrent les « espoirs » d’une « révolution du gaz de schiste » en Europe

http://stopgazdeschiste.org/2014/11/14/les-scientifiques-enterrent-les-espoirs-dune-revolution-du-gaz-de-schiste-en-europe/

 

Du gaz de schiste exploitable en Europe, un mirage qui s’éloigne

Le potentiel de l’extraction de gaz de schiste dans l’UE est «incertain» en raison de données géologiques limitées sur l’accessibilité au gaz, ajoute le rapport, freinant « l’espoir » que le gaz de schiste puissent un jour être exploité à grande échelle sur le continent.

Mais toujours selon le rapport, la géologie européenne est « plus compliquée » que celle des États-Unis, avec des formations rocheuses plus anciennes et « plus fracturées » ce qui a « des implications pour la viabilité technique et économique de l’extraction de gaz ». Cela signifie « qu’une fraction » des réserves sont considérées économiquement récupérables en Pologne, tandis que la présence supposée de gaz dans le bassin parisien n’est tout simplement pas confirmée par les dernières études géologiques. Nous ajouterons toutefois ici que la présence de pétrole de schiste a été démontrée aiguisant l’appétit des chercheurs d’or noir.

Le recours au gaz de schiste n’est pas une solution face au réchauffement climatique

Acceptation sociale

L’EASAC suggère ensuite que le gaz de schiste « pourrait offrir une alternative intéressante aux importations de gaz russe dans le contexte géopolitique tendu actuel » ce qui est invraisemblable lorsque l’on sait, du dire même des industriels, que l’exploitation, si elle était techniquement et économiquement viable, ne pourrait pas intervenir avant plusieurs années. Laissant par là même le temps aux relations internationales d’évoluer. Le rapport note ensuite l’existence de nouvelles techniques de forage horizontal qui pourraient avoir un impact plus limité concernant l’empreinte au sol des forages avec des puits horizontaux ayant une portée de 12 km sont possibles. Toutefois ces techniques seraient à l’heure actuelle non rentables. Le rapport affirme qu’avec des grappes de seulement 3 km de rayon, il deviendrait viable de produire du gaz non conventionnel dans les zones fortement peuplées! Pour finir l’EASAC indique que l’acceptation des populations est essentielle en évoquant la nécessite la transparence sur les « additifs utilisés » dans le processus de fracturation. Et d’ajouter que « les résultats de la surveillance afin de détecter toute contamination de l’eau ou des fuites de gaz avant, pendant et après l’exploitation du gaz de schiste», doit être transmis aux organismes de réglementation et rendues accessibles à la communauté.

En d’autres termes, la technique est sûre mais elle n’est pas sûre !

 

 

La ville de Denton au Texas vient de voter l’interdiction de la fracturation hydraulique sur son territoire

Mardi dernier, 58 % des votants de ses 123 000 habitants se sont prononcés contre la poursuite de l’exploitation des gaz de schiste sur leur commune.

 

http://www.wedemain.fr/Texas-une-ville-vote-l-interdiction-de-la-fracturation-hydraulique_a725.html

 

Energies fossiles : le montant des subventions des pays du G20 critiqué

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/11/energies-fossiles-le-montant-des-subventions-des-pays-du-g20-critique_4521521_3244.html

 

5 novembre

Au Canada, François Hollande crée la polémique avec les écologistes

 

Le président de la République a plaidé pour que des entreprises françaises s'impliquent dans l'exploitation des sables bitumineux au Canada, considérée par les associations comme un désastre environnemental.

 

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20141103trib82ee0b62e/au-canada-francois-hollande-cree-la-polemique-avec-les-ecologistes.html

 

Voici une tribune de M. Combes ; en réaction aux propos de Hollande sur les sables bitumineux :

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/031114/au-canada-francois-hollande-foule-aux-pieds-le-travail-du-giec

 

Au Canada, François Hollande foule aux pieds le travail du GIEC

Quelle ironie ! Ou quelle gaffe ! Alors que le GIEC accable à nouveau l'inaction des gouvernements en matière de climat, François Hollande rend visite au champion toute catégorie, le Canada, qui exploite du pétrole sale sans limite et avec qui l'UE finalise un accord de libre-échange contraire aux exigences climatiques et à la transition écologique !

 

 

5 novembre

Puits abandonnés et vieillissement des puits de forage

 

 

Voici une réflexion intéressante de Marc Durand :

 

http://rochemere.blogspot.ca/2014/10/fuites-des-puits-dhydrocarbures-apres.html

5 novembre

Des nouvelles des USA

 

 

http://www.bloomberg.com/news/2014-10-09/ceos-tout-reserves-of-oil-gas-revealed-to-be-less-to-sec.html

 

Pour ceux qui ne sont familiers ni avec la langue de Shakespeare ni avec les informations financières, voici l'essentiel de cet article.

 

Pour mesurer l’importance de cet article, il est nécessaire d’avoir ces trois informations à l’esprit :

• Cet article a été écrit par quatre rédacteurs de Bloomberg.

Bloomberg n’est ni un dangereux gauchiste anti-capitaliste, ni un décroissant fâcheux, ni un écolo masqué. Non, Bloomberg est “un groupe financier américain spécialisé dans les services aux professionnels des marchés financiers et dans l'information économique et financière […] emploie en 2008, plus de 10 000 employés répartis dans plus de 130 pays. » (Wikipedia)

• Aux Etats-Unis, les entreprises pétrolières cotées en bourse doivent déclarer chaque année la valeur de leurs « réserves prouvées » à la SEC.

La SEC, c'est “l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers. C'est en quelque sorte le « gendarme de la Bourse » américain,[…] Les lois et réglementations financières qui régulent le marché financier aux États-Unis proviennent du principe que tout investisseur, institutionnel ou privé, doit avoir accès à un minimum d’informations avant d’acheter et pendant toute la durée de détention des actions.” (wiki)

• A la suite du premier choc pétrolier (1973), les entreprises pétrolières américaines ne peuvent pas exporter de pétrole brut produit sur le sol américain. Cela fait suite à l’embargo des pays arabes à l’encontre des USA, en 1973. Les pétroliers exploitant le pétrole de schiste aimeraient obtenir l’autorisation d’exporter ce pétrole qu’ils espèrent vendre à un prix supérieur au prix du marché intérieur américain.

 

 

_______ article de Bloomberg _________

 

Nous sommes assis sur 10 milliards de barils de pétrole ! Bon, d’accord, sur deux milliards de barils!

Le PDG de Marathon Oil a dit à ses investisseurs le mois dernier que l’entreprise était assise sur l’équivalent de 4,3 milliards de barils correspondant aux terrains exploitables qu’elle détient aux USA

Ce chiffre est 5,5 fois plus important que ce que Marathon a déclaré aux autorités fédérales.

Ces écarts sont monnaie courante dans l’industrie pétrolière « schisteuse » aux Etats-Unis.

Les pétroliers font appel à des chiffres plus importants pour vendre le boom de la fracturation à leurs investisseurs et pour persuader les autorités de lever l’interdiction d’exporter le pétrole brut, interdiction qui dure depuis 39 ans.

62 pétroliers sur 73 ont déclaré un chiffre différent à la SEC et à leurs investisseurs, selon les données compilées par Bloomberg.

Par exemple, Pioneer Natural Resources a donné un chiffre 13 fois supérieur, Goodrich Petroleum Corp a multiplié par 19 et Rice Energy Inc par 27!

 

Pioneer Natural Resources a déclaré à ses investisseurs potentiels une augmentation de 2 milliards de barils par an (et ceci depuis les 5 dernières années) alors que les réserves prouvées déclarées à la SEC ont, elles, baissé chaque année.

[…]

La production américaine de pétrole en 2014, a atteint son plus haut chiffre depuis 28 ans, ce qui a eu pour effet de contribuer à la baisse de 20% du prix du pétrole américain depuis la fin du mois de Juin. La production américaine devrait croître de 12% l'année prochaine, au plus haut niveau depuis 1970, selon l'Energy Information Administration (le département américain de l’Énergie). Dans le même temps, la consommation américaine devrait diminuer de 0,2 % cette année, toujours d’après l’EIA.

[…]

La SEC demande aux pétroliers de fournir un rapport annuel indiquant combien de pétrole et de gaz l’entreprise va produire, il s’agit de ce qu’on apple les «réserves prouvées». Les dirigeants des entreprises concernées doivent certifier que les données sont réelles.

Il n’existe aucune réglementation concernant les annonces faites aux investisseurs. On y évoque plutôt des «ressources potentielles». Dans ces présentations publiques, on inclut les puits qui vont perdre de l’argent, des lieux qui ne seront jamais forés, des concessions où la probabilité qu’elle soit rentable est inférieure à 10%, c’est ce que Bloomberg a trouvé en compilant les données à sa disposition.

Le résultat, en matière d’indépendance énergétique des Etats-Unis s’exprime plus en terme d’espoir qu’en terme de faits vérifiables. [cette phrase se trouve dans l'article original de Bloomberg].

[…]

L'estimation moyenne des ressources potentielles était de 6,6 fois plus élevée que les réserves prouvées déclarées à la SEC, selon les données compilées par Bloomberg.

 

Toutes ces surestimations ont un objectif : convaincre de lever l’interdiction d’exportation du pétrole produit aux USA. Si nous avons autant de pétrole que ce qui est annoncé, pourquoi ne pas autoriser l’exportation. Cette levée de l’embargo pris en 1973, permettrait aux entreprises telles que Poneer, Marathon et Continental de gagner des milliards supplémentaires: le prix du baril sur le marché international, étant en moyenne de 8,5% supérieur au prix du baril sur le marché intérieur américain.

 

« Si on n’autorise pas les exportations de pétrole, les investisseurs vont aller aillieurs » déclare la sénatrice démocrate du Nord Dakota. « et cela va réduire le développement et les rentrées de dollars ».

L’entreprise Hess Oil a déclaré à la SEC 659 millions de barils (réserves prouvées pour les Etats-Unis). Au cours de la dernière présentation aux investisseurs, l’entreprise a dit qu’elle possédiat 1,2 milliards de barils rien que pour le gisement de Bakken. Les actions de Hess ont augmenté de 7,9% l’année dernière. Aucun représentant de Hess n’a voulu répondre aux enquêteurs de Bloomberg.

_______________ _________________

Le tableau complet des chiffres concernant les 73 entreprises se trouve ici : http://images.businessweek.com/bloomberg/pdfs/BN_100914_9023.pdf

Petit commentaire :

Après avoir lu cet article on comprend mieux l'acharnement des lobbies à vouloir à tout prix expliquer que les Etats-Unis ont atteint leur indépendance énergétique, alors que les chiffres prouvent le contraire. De fait, il s'agit d'une partie de bras de fer avec le pouvoir politique fédéral, qui seul, peut lever l'embargo datant du premier choc pétrolier. Et comment faire céder le pouvoir? En lui martelant que le pays étant indépendant énergétiquement, il peut maintenant exporter, sans risquer de déséquilibrer l'économie nationale.

 

http://colfertois.canalblog.com/

29 octobre

Pétrole et gaz de schiste aux Etats-Unis, un eldorado qui devrait décliner bien avant 2020

 

« Drilling deeper », l’étude que vient de publier J. David Hugues du Post Carbon Institute est à prendre particulièrement au sérieux.

C’est ce même David Hugues qui au printemps 2014 avait déjà démontré que les projections faites au sujet du gisement californien de Monterrey étaient complètement erronées et très, très en deçà de la réalité. Quelques mois plus tard, l’Agence Américaine de l’Énergie a revu son scénario et abaissé le volume techniquement récupérable de… 95,6 %.

Cette nouvelle étude examine les 12 gisements qui représentent 82% de la production d’huile de schiste et 88% de la production de gaz de schiste des États-Unis selon les prévisions publiées par l’Agence Américaine de l’Énergie pour 2040.

 

Cette étude est la démonstration que l’investissement dans les énergies fossiles en général et les hydrocarbures non conventionnels en particuliers n’est que pure spéculation et vision à court terme.

 

 

27 octobre

 

Communiqué de presse des Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille

 

Dans un article de La Voix du Nord de samedi 18 Octobre, Monsieur Péricaud, conseiller régional du Nord/Pas-de-Calais, fait une nouvelle fois la promotion de l’exploitation du gaz de couche dans la région. Tous les arguments sont “bons” : estimations biaisées, omission des dégâts environnementaux, mirages des emplois, négation des objectifs de la loi sur la transition énergétique.

 

Dans un document distribué par EGL lors de la mission d’enquête en janvier dernier, l’estimation des ressources était de 1,4 année de consommation française pour notre région. Quelques mois plus tard, l’estimation est d’une douzaine d’années de consommation française, sans qu’aucun élément nouveau de recherche ne soit intervenu. Pourtant EGL a fait à l’époque une réponse écrite à notre demande de précision sur cette estimation : “nos résultats ont été confirmés par le BEICIP” (filiale de l’Institut Français du Pétrole).

Comment donner crédit à des estimations aussi fluctuantes ?

 

Monsieur Péricaud affirme que “le gaz aurait une utilisation locale et ne servirait pas à de la spéculation sur les marchés”. Mais, dans l’enquête publique relative au prolongement de la concession historique de Gazonor, on pouvait lire dans « les objectifs de l’entreprise » que celle-ci envisageait 150 puits de forages pour produire de l’électricité dans de petites unités de production, réparties sur le territoire de la concession étendue aux permis. L’électricité produite sera injectée dans le réseau.

Comment, dans ces conditions, prétendre que le gaz de couche extrait serait utilisé localement ?

 

On peut lire aussi : “on estime que 500 emplois pourraient être créés”…

 

Le président de EGL, Monsieur Moulin, a beau répéter qu’il n’utilisera pas la fracturation hydraulique pour faire de l’exploration, …

 

Monsieur Péricaud parle en terme élogieux de la conduite du projet en Lorraine. …

 

Et surtout, l’exploitation des gaz de couche viendrait en contradiction avec le « master plan » dans lequel s’est engagée la région,…

 

Une réelle transition énergétique permettrait sans aucun doute de créer des emplois pérennes : …

 

Pour lire le document complet, ouvrir la pièce jointe : CP 141024

 

Document signé notamment par :

collectif Hainaut 59 (59)

collectif houille-ouille-ouille (59/62)

collectif GazHouille (62)

collectif Stop GHDC Alsace et Lorraine

 

19 octobre

EGL autorisé à forer à Avion !!!

 

C'est ce qu'on apprend en lisant la Voix du Nord le 18 octobre

On vous disait que le colloque du 9 octobre à Lens ne servait qu'à faire passer la pilule.

Il n'est pas possible de laisser faire.

 

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/avion-la-societe-egl-autorisee-a-realiser-un-forage-ia35b54044n2442876

 

Avion : la société EGL autorisée à réaliser un forage d’exploration du gaz de houille

 

Bertrand Péricaud, conseiller régional communiste et président de la commission de développement économique, se souvient bien de la première fois où on parlé du gaz de houille.

C’était lors d’une rencontre à l’Elysée en 2011 où on passait en revue les projets régionaux. « Arnaud Montebourg nous a dit que nous devrions regarder le potentiel du gaz de houille. Même si c’est l’État qui donne les autorisations de forer et que la voix de la Région n’est même pas consultative, nous avions besoin d’un éclairage sur le sujet. » À l’époque on parlait beaucoup de gaz de schiste au États-Unis et des ravages sur l’environnement, ce qui a conduit au vote d’une loi interdisant la fracturation hydraulique le 13 juillet 2011.

Le conseil régional décide donc de lancer une mission d’enquête sous l’égide du schéma régional de développement économique. Les auditions de scientifiques, de spécialistes comme EGL (partenaire de Gazonor pour l’éventuelle exploitation du gaz de houille), des acteurs économiques... se succèdent. Une visite sur le terrain, en Moselle où l’exploration a déjà commencé est organisée en janvier 2014. « La Lorraine a deux ans d’avance sur nous. Nous avons visité les forages, rencontré les élus des communes concernées. Là bas, même les Verts au conseil régional y sont favorables. » Dans notre région, il semble se dégager une belle unanimité autour du dossier... sauf chez les Verts.

La conclusion de tout ce travail ? D’abord qu’il n’y a pas de risque insurmontable en terme écologique pour mener des forages d’exploration. Même s’il faudra prendre garde à la ressource en eau. La nappe phréatique est située à 300/400 mètres alors qu’on va forer à 1 000/1 500 mètres.

Ensuite, il est nécessaire de forer pour connaître le vrai potentiel de gaz et les conditions de son exploitation. Ce n’est qu’à la lumière de ces enseignements que l’État décidera ou pas d’autoriser l’exploitation.

« La mission d’enquête préconise plusieurs choses : travailler en commun avec la Lorraine ; mettre en place des projets de recherche, créer un comité de suivi régional décliné localement. EGL veut investir 17 M € pour cinq forages d’exploration dont Avion et Divion. Pour ces derniers, la société a obtenu les arrêtés préfectoraux. Quoi qu’il en soit, elle ne pourra pas faire d’exploitation sans nouvelle autorisation de l’État. Ce que l’on sait, c’est que l’exploration à Avion et Divion n’aura pas lieu en 2014 ; peut-être même pas en 2015. » On estime que 500 emplois pourraient être créés.

 

Un potentiel de douze ans de consommation de gaz

La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DRÉAL) a estimé les réserves de gaz de houille dans la région à cinquante milliards de mètres cube soit l’équivalent de douze années de consommation. Volume qui ne pourrait être extrait que sur une durée d’exploitation de vingt-cinq ans.

La DRÉAL précise qu’il ne s’agit que « d’estimations qui devront être vérifiées par des forages d’exploration et des tests de production ». Bertrand Péricaud précise que le gaz aurait une utilisation locale et ne servirait pas à de la spéculation sur les marchés.

Selon l’Institut français du pétrole, le potentiel en Lorraine est, lui, estimé à 371 milliards de mètres cube à partir de trente centres de production.

Rappelons qu’à Avion, le gaz de mine est extrait depuis 1991. La société Gazonor concessionnaire des forages a capté, en 2012, 75 millions de mètres cube soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 60 000 habitants.

Devant la baisse de la qualité de son gaz (la teneur en méthane baisserait régulièrement), Gazonor a demandé à l’État l’autorisation de transformer le gaz en électricité qui serait réinjectée dans le réseau. Un projet de mini centrale électrique est proposé pour la fosse 5 d’Avion. On attend les dernières autorisations.

 

Début d’exploration à la mi-2015

« D’un point de vue technique, nous sommes quasiment prêts, explique Julien Moulin, président d’EGL (European Gas Limited). Nous attendons, avant de commencer, de bien informer les populations. Nous avions laissé notre partenaire Gazonor s’occuper de cette partie, mais il n’a pas communiqué, pensant que son statut d’acteur local suffisait. » Pour Julien Moulin, l’idéal serait d’aller à la rencontre des habitants d’Avion et de Divion fin 2014, début 2015. Ce qui permettrait de lancer l’exploration dans la première partie de 2015. « Nous ne voulons pas précipiter les choses mais bien expliquer ce que nous allons faire (un forage d’un diamètre de 20 cm2). En Lorraine nous avons travaillé en amont avec les associations, les populations, les élus et nous n’avons eu aucune opposition. Dans la région, nous allons venir avec encore plus d’éléments concrets. »

Julien Moulin estime qu’il serait « stupide de ne pas utiliser les connaissances fournies par les Houillères et l’héritage des mines pour produire une énergie propre. Nous allons creuser un maximum de 20 à 30 puits dans la région, c’est microscopique ». EGL qui voudrait contractualiser avec des collectivités ou des industries locales pour fournir le gaz, entend aussi reverser une part aux communes. « C’est à définir mais ce pourrait être 1 ou 2 % des recettes. »

 

Commentaires reçus

Article truffé de mensonges

 

Exemple : dans les documents distribués à la mission d'enquête régionale par EGL, l'estimation était de 1,4 année de consommation française dans le npdc : comment en sont-ils arrivés à "une douzaine d'années" sans le moindre élément nouveau (forage...) ????

 

Problèmes environnementaux passés sous silence : pendant et après l'exploitation

 

Emplois sur sur sur estimés (1,2 emplois par puits aux EU),

 

Exploitation non rentable : 64 compagnies se sont déjà retirées de l'exploitation aux EU ou ont fait faillite ...

 

Donc il faudra que le prix du gaz ne baisse pas.

 

D'ailleurs, comme on fera de l'électricité avec ce gaz (non sens en terme de rentabilité énergétique), on empochera au passage les subvention de l'état au titre de la CSPE !!!! (déjà annoncé par le gouvernement en Juin 2013)

__________________ ____________________________ ____________________

La colère gronde et il y a de quoi. Pour les estimations, je connais la méthode de calcul = P1, réserves prouvées par ... estimation (Mad. Soleil à l'œuvre), P2, prouvées, tjs par estimation et "probables", et P3, "prouvées", "probables" "possibles", ce qui ouvre un champ de possibles presque infini, expliquant par quel tour de passe-passe, EGL passe en Lorraine de 28 milliards de m3 à 371 milliards, et joue avec les chiffres dans le NPDC !! Sachant d'ailleurs qu'après 2 fiascos et une farce (Diebling et Folsch), EGL se spécialise maintenant en pannes à Tritt. ...

Mais le mensonge est le fonds de commerce de EGL, d'où les actions judiciaires, qui vont être une partie dure mais c'est engagé et c'est nécessaire, vu l'absolue démission/connivence des instances "gouvernantes" (qui flottent au gré des vents en réalité), c'est une possibilité de mettre un frein à cette avancée malade !

 

 

19 octobre

Colloque de Lens, le 9 octobre

 

Compte rendu de deux participants à ce simulacre de dialogue.

Le document étant important, il faudra lire la pièce jointe : colloqueLens

18 octobre

Voir la vidéo et le débat (avec Isabelle Levy) sur france 5 :

https://www.youtube.com/watch?v=YOkQQooDzvs

 

https://www.youtube.com/watch?v=Y2ucsiExv0g

En coulisses, les industriels s'activent

Voir l'article du monde en pièce jointe : les industriels

 

 

18 octobre

 

Le commentaire d'un conseiller municipal communiste de Carvin

 

Le miracle nous dit-on... un mirage plus vraisemblablement.

L'industrie gazière nous raconte des bobards là-dessus ; dans le monde entier les gaz de schiste ou de houille font l'objet de pressions, de guerres... L'est Ukrainien en regorge par exemple.

Aux USA, leur exploitation s'est révélée catastrophique pour l'environnement et la santé publique… et à grande échelle !

Les grands groupes exploitent le filon en salopant tout sur leur passage et en niant les conséquences sur l'eau, la terre, les écosystèmes et surtout sur l'Homme.

Dernier bobard en date : on peut extraire le gaz sans fracturation car la roche est poreuse. Bien sûr qu'elle est poreuse! sinon dans quoi serait contenu le méthane? On nous prend pour des imbéciles.

Le gaz, pour en être extrait, doit pouvoir se frayer un chemin et pour ça il faudra forcément intervenir sur la roche à l'aide de produits ou d'eau.

Pour information, je suis diplômé en biologie géologie de l'université de Lille 1. J'ai étudié ces questions il y a 20 ans. Les techniques ont sans doute évolué mais la nature de la roche et du gaz est toujours la même ! J'ai consulté un ingénieur géologue qui m'a confirmé que mes craintes sont bien fondées. D'autant plus que l'exploitation ne créera pas d'emploi en elle-même et qu'elle sera très limitée dans le temps (10 ou 20 ans).

Et je dirai que l’argument principal réside dans l'urgence de ne plus exploiter les gaz carbonés. Ca me parait être la raison la plus valable.

Bref ne sombrez pas dans l'angélisme des industriels intéressés par le fric que va leur apporter la manne gazière et leurs belles promesses;

 

Manu TOURBEZ

 

 

 

13 octobre

Les gaz de couche dans le Nord et le Pas-de-Calais

Un document du collectif Houille-ouille-ouille

 

 

Ce quatre pages est la remise à jour d'un document déjà élaboré.

 

Pour lire ce document qu date du 4 octobre : GazDeCouche_npdc

8 octobre

 

Passages en radio

 

Sur Radio PFM (99.9) : mercredi 8 octobre à 7 h 30, 12 h 30 et 18 h ;

intervention (à partir d'une interview en date du 6 octobre)

sur le no fracking day et la journée européenne stop TAFTA

Si impossible d'écouter sur la fréquence, écouter l'interview déjà mis en ligne (23 minutes) : http://www.radiopfm.com/

 

 

Sur radio Scarpe Sensée (Vitry en Artois) ; FM 94.1

le mercredi 8 octobre à 18 h (après les infos)

interview en direct du collectif stop-TAFTA Arras et du collectif Houille-Ouille-Ouille 59/62

SI impossible d'écouter sur la fréquence, écouter en direct sur :

http://www.radioscarpesensee.com/

 

 

 

 

03 octobre

TAFTA, l'accord du plus fort :

un livre de FARAH et PORCHER ; 6, 90 €

30 septembre

LETTRE OUVERTE DES COLLECTIFS FRANÇAIS

NON AUX PETROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE

Voir la pièce jointe : lettre à Ségolène ROYAL

27 septembre

Sarko revient ! Il est pour l'exploitation du gaz de schiste !

C Duflot le traite de Has been ; C. Jouanno trouve qu'il est démagogique

Voir la pièce jointe : Sarko et gds

25 septembre

La révolution du gaz de schiste se termine en désastre écologique et social aux Etats-Unis

 

 

Deux récents rapports d’organisations indépendantes tirent la sirène d’alarme sur les conséquences de l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis.

L’obsession du gouvernement américain pour devenir un pays énergiquement autosuffisant a provoqué en effet une catastrophe écologique et sociale qui a particulièrement touché les Etats de Pennsylvanie, du Texas et de La Louisiane, où se trouvent les plus grandes exploitations de gaz de schiste.

1° Des conséquences écologiques désastreuses

Rusia Today fait état d’une étude menée par un Freelance Bureau of International Investigation selon laquelle l’extraction du gaz de schiste est en train de transformer des terres agricoles en un désert empoisonné par les produits chimiques utilisés lors de la production de gaz par la technique de fracturation, qui a peu évolué depuis son apparition en 1940 et qui a rapidement été appelée «terrorisme vert» en raison de ses effets secondaires catastrophiques, .

Les habitants des zones occupées par les sociétés d’extraction de schiste ont commencé à souffrir de diverses maladies parce que l’eau potable est devenue un véritable poison. Les produits chimiques contenus dans la composition liquide de 20 millions de litres introduits dans les puits, joints au gaz qui en est extrait, contaminent les eaux souterraines.

La composition du liquide utilisé est un secret commercial, mais selon un groupe environnemental américain, le fluide de fracturation se compose de plus de 90 substances chimiques différentes.

En raison des fuites de gaz des puits défectueux, le niveau de méthane et de métaux lourds a largement dépassé les seuils autorisés pour les eaux souterraines. Ce qui est alarmant, c’est que la quantité de fuites de liquides toxiques dans la formation géologique peut dépasser les 70% des volumes injectés.

La seule option pour les familles touchées par l’intoxication afin d’améliorer leur état de santé et de retourner à une vie paisible est de vendre leurs terres à bas prix et de quitter la région. Pendant ce temps, les sociétés concernées essayent de taire le problème. Ainsi, la famille Hallovich dont les enfants sont constamment malades, s’est vue offrir une compensation de 750.000 dollars pour quitter la zone contaminée sans divulguer d’informations sur les effets du gaz.

Selon Iris Marie Bloom, directrice de la fondation Protecting our waters, basée à Philadelphie, des nombreux cas d’intoxication par l’eau ont été recensés.

«Nous savons aussi que les victimes sont menacées pour qu’elles gardent le silence. Les producteurs présentent le gaz de schiste comme combustible propre, mais en réalité il pollue l’environnement à tous les niveaux de sa production. »

Cet été, des chercheurs de l’Université Duke ont par ailleurs analysé 141 échantillons d’eau potable provenant de puits privés dans le nord de Pennsylvanie à proximité des zones d’extraction de gaz de schiste. Les résultats ont alarmé les experts: la concentration de méthane dépasse six fois le niveau autorisé aux Etats-Unis et celui de l’éthane, 23 fois. La situation dans la région s’est détériorée à un point tel que cela pourrait enflammer l’eau qui sort du robinet.

Il existe aussi le risque de tomber sur du méthane qui cherche naturellement un accès vers la surface. Un fermier de Pennsylvanie, qui essayait de forer sur son propre terrain, a provoqué ainsi une fuite de 84.000 mètres cubes de méthane pendant trois jours d’affilée.

Par ailleurs, le rapport de l’Institut de la Terre de l’Université Columbia révèle que la technologie de fracturation hydraulique provoque des tremblements de terre suite à une étude a menée dans l’État de l’Ohio, l’un des principaux sites de production de gaz de schiste. Pendant l’observation de la région depuis plus d’un an, les spécialistes ont enregistré 109 tremblements de terre, d’une magnitude maximale de 3,9.

2° Les conséquences sociales du fracking en Pennsylvanie

Selon ce rapport, la situation qu’ont connue certaines régions de l’Etat de Pennsylvanie considérées jusqu’alors comme bucoliques est similaire à celle qui a eu lieu en 1850 en Californie avec la ruée vers l’or.

L’arrivée massive de nombreux travailleurs n’a pas été sans conséquences dans de nombreux domaines.

Dans le domaine de la santé, Food and Water Watch fait état de l’ « augmentation importantes des MST en raison de l’arrivée massive de la prostitution. Le nombre annuel moyen de cas de chlamydia et de gonorrhée en Pennsylvanie a augmenté de 32,4% entre 2005 et 2010, tandis que dans les comtés sans fracturation l’augmentation n’a été que de 20,1%. Une fois démarrées les opérations de fracturation, le nombre de cas de MST a augmenté en moyenne de 8% par an dans les comtés fortement « fracked» et seulement 3,8% dans les comtés « unfracked. »

Sur le plan de la circulation, le nombre s’accidents impliquant des poids lourds est deux fois supérieur dans les zones de fracking et a augmenté de en moyenne de 7% chaque année depuis l’apparition de la fracturation alors qu’il a baissé de 12% dans les comtés « unfracked ».

L’arrivée massive de travailleurs a créé également des bouleversements sociaux dans les comtés ruraux avec une forte augmentation de l’alcoolisme et de la délinquance. Les capacités d’accueil et d’hébergement insuffisantes ont provoqué la hausse des loyers ainsi que l’apparition de sites-vie dont les conditions d’hygiène et de salubrité ne sont pas souvent conformes.

Il convient également d’évoquer ici l’étude de Thomas Porcher sur les créations d’emplois résultant de l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis.

Entre 2005 et 2012, le nombre de puits aux Etats-Unis est passé de 14 000 à plus de 500 000, et cela n’a créé qu’un peu plus d’un emploi par puits. Ce qui n’est guère surprenant car la production de gaz, comme toutes les industries extractives, ne nécessite que peu de main d’œuvre.

L’université de Cleveland est arrivée aux mêmes conclusions. Dans les comtés d’Ohio au cœur du boom du gaz de schiste, l’emploi a augmenté de 1,4% entre 2011 et 2012 alors que les autres comtés d’Ohio (sans schiste) ont gagné 1,3% sur la même période. En cause, la destruction des emplois dans le tourisme et dans l’agriculture qu’entraîne l’exploitation du gaz de schiste (Regards).

Livre de Thomas Porcher, Le mirage du gaz de schiste, de Thomas Porcher, éditions Max Milo.

La totalité de l’article :

http://www.blogapares.com/etats-unis-revolution-du-gaz-schiste-se-termine-en-desastre-ecologique/

 

23 septembre

Projet d'attribution de nouveaux permis de recherche d'hydrocarbures

Comme s'il en pleuvait

 

 

 

Une pluie de projet de permis de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux sur le site du medde

• les permis de Dormans, Montmort et Saint-Martin d'Ablois (Aisne et Marne) 952 km2 au total

 

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a764.html

Dépêchez-vous de télécharger toutes les pièces disponibles, certaines sont savoureuses.

 

On trouve les lettres de Realm indiquant que ce qui les intéresse, c'est le gaz de schiste. Ecrit, en toutes lettres !

 

REALM est une société : Realm Energy International Corporation a sollicité pour le compte de la société Realm Energy (BVI) Corporation pour une durée de cinq ans le permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux (PERH).

 

http://bastagazales.fr/tag/realm/

 

Ces trois permis sont à quelques kilomètres de Château-Thierry!

 

• le permis de Cavalon ou de Calavon, ce n'est pas clair. les deux orthographes sont dans le même texte. (Bouches-du-Rhone, Vaucluse)

Pour "confusionner" un peu plus, les pièces téléchargeables semblent ne pas correspondre pas à ce permis !

 

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a762.html#forum15341

 

• les permis de Cezy et de Dicy (Yonne et Loiret)

 

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a763.html

 

même remarque que pour les permis de Dormans, etc. Regardez les documents de Realm, vous aurez une idée de ce que les pétroliers cherchent vraiment sur ces territoires.

 

• les permis de Rouffy et Estheria (Marne)

 

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a765.html

 

et encore un document proposé par Realm

 

• le permis de Tartas (Landes)

 

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-attribution-de-permis-a766.html

 

Ces permis s'ajoutent aux quatre permis Chambrey, Herbsheim, Marne et Gastins publiés le 1er septembre !

 

Visiblement S.Royal a décidé de "mettre de l'ordre dans les dossiers en attente". Par ailleurs les situations de concurrence ne sont pas tranchées et là où il y avait trois demandes concurrentes on retrouve trois projets de permis plus petits, mitoyens, imbriqués.

 

 

 

 

 

 

13 septembre

 

La révolution du pétrole de schiste est-elle déjà terminée aux États-Unis ?

 

C'est peut-être la fin du fameux boom des hydrocarbures de schiste : c'est en tout cas ce que prédit l'un des maîtres de l'énergie de Wall Street, Andrew John Hall. Les spécialistes auraient fait des erreurs sur les spécificités des hydrocarbures de schiste, notamment sur leur durée de vie et le fonctionnement des marchés du gaz et du pétrole.

 

Atlantico :

L'un des traders sur l'énergie les plus connus de Wall Street, Andrew John Hall, fait la prédiction d'une fin rapide du boom des hydrocarbures de schiste (et donc d'un retour du pétrole conventionnel). Pourquoi ce que l'on annonçait il y a un an encore comme une révolution de rupture, commence à voir d'influents spécialistes se détourner ?

Thomas Porcher :

Pour ma part, je n’ai jamais cru que les hydrocarbures de schiste étaient une révolution et je me suis attaché à le démontrer dans mon dernier ouvrage [Le mirage du gaz de schiste (éd. Max Milo)], mais il est vrai que beaucoup de spécialistes reviennent sur leurs premières analyses.

Je pense que leurs erreurs proviennent principalement du fait qu’ils n’aient pas pris en compte d’une part les spécificités des hydrocarbures de schiste et d’autre part, le fonctionnement des marchés gaziers et pétroliers. Par exemple, beaucoup ont oublié de mentionner que la durée de vie des gisements de schiste est beaucoup plus faible que celle des gisements conventionnels. Alors qu’un gisement conventionnel peut produire pendant 25 ans, un gisement de pétrole de schiste ne produit pas plus de 5 ans avec une baisse de la production à partir de la deuxième année. Pour maintenir une production constante, la condition est donc de sans cesse forer. Vous avez donc d’un côté, les Etats-Unis qui produisent à pleine capacité des hydrocarbures de schiste ayant une durée de vie de cinq ans et de l’autre, les pays de l’OPEP qui détiennent la majorité des gisements qualifiés de super-géants (réserves supérieures à 700 millions de tonnes) et qui eux produisent par quotas et donc épuisent moins vite leurs réserves. Dans ces conditions, on ne peut qu’avoir un retour du pétrole conventionnel dans les prochaines années.

 

Selon Andrew John Hall, si les pétroles de schiste causent la baisse du baril du pétrole, celui-ci atteindra un plancher (estimé par le spécialiste à 75$) à partir duquel il ralliera de nouveaux tous les suffrages par rapport au schiste. Le pétrole de schiste était-il donc seulement un substitut au pétrole conventionnel quand celui-ci était considéré comme trop cher ? N'a-t-il pas d'autres avantages ?

Le coût d’extraction du pétrole de schiste est estimé à 75 $, ce qui veut dire que pour le produire, il faut que le prix du marché soit supérieur à 75 $ sinon il n’y a aucun intérêt pour le producteur. Dans ces conditions, une hausse de l’offre grâce au pétrole de schiste ne pourra pas faire baisser le prix plus bas que le coût d’extraction de ces pétroles, faute de quoi ils ne seraient plus rentables et leur production s’arrêterait. En fait, plus le cours du pétrole s’éloigne de 75$, plus les compagnies sont incitées à produire du pétrole de schiste et inversement. Le pétrole de schiste n’est donc pas un substitut au pétrole conventionnel, il s’ajoute seulement à la production de conventionnel quand le prix du pétrole le rend suffisamment rentable.

 

L'expert estime même que d'ici 5 ans le baril de pétrole pourrait remonter à 150$. Mais est-ce crédible de penser que le pétrole puisse remonter à ce niveau sans que le pétrole de schiste ne revienne en force ? Pourquoi ce qui s'est déjà passé une fois ne pourrait-il pas perdurer dans le temps ?

Concernant le prix à 150 $ d’ici 5 ans, c’est un scénario possible, car il risque d’y avoir une double compression de l’offre : la première sera due à l’épuisement des réserves de pétrole de schiste à cause de la durée de vie des gisements qui est plus faible, et la deuxième sera due à la baisse des investissements d’exploration des compagnies à cause de la baisse des cours du pétrole. Or, si les investissements des compagnies en exploration diminuent, l’offre future de pétrole diminue ce qui, à demande constante, fait augmenter les prix. Concernant la question du retour en force du pétrole de schiste, ce ne sera pas aux Etats-Unis car les réserves seront probablement beaucoup plus faibles, peut-être d’en d’autres pays… En tout cas, tout le monde aura compris que l’histoire du pétrole de schiste est éphémère.

 

Même si le pétrole conventionnel peut redevenir à court terme plus profitable que le pétrole de schiste, les réserves de pétrole ne sont pas intarissables. Cela ne confère-t-il pas un avantage au pétrole de schiste ? Est-il vraiment mort à long terme ?

Comme je l’ai dit dans la première question, 72% des réserves prouvées de pétrole sont entre les mains de l’OPEP. Or, ces pays produisent par quotas, ce qui allonge la durée de vie de leurs réserves qui est par nature plus longue que celle du pétrole de schiste. De l’autre côté, les Etats-Unis produisent à pleine capacité du pétrole de schiste qui a une durée de vie largement inférieure. Dans ces conditions, sur le long terme, le pétrole conventionnel, et plus particulièrement l’OPEP, risque de revenir en force...

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/revolution-petrole-schiste-est-elle-deja-terminee-aux-etats-unis-thomas-porcher-1746756.html

 

Les gaz de couche dans la région

Pour en savoir plus, lire le document en pièce jointe : gazde couche

26 mai

Un document qui sent la patte d'un 'penseur' divionnais

 

Un texte intitulé : "collectif BM oui-oui-oui au gaz de houille"

Le titre est tellement évident ! "Face à la rumeur, rétablissons la vérité !"

Un texte comprenant des attaques tellement faciles ... et beaucoup de contre-vérités.

Pour le lire, voir la pièce jointe : collectif BM

 

26 mai

Lettre envoyée aux élu.es de la région lensoise

 

C'est en même temps un début de réponse au "document" qui sent la patte d'un "penseur" divionnais

 

 

Le préfet du Pas-de-Calais a autorisé, par un arrêté préfectoral en date du 12 juillet 2013, des travaux de forage (suivis d’une phase d’expérimentation) de « gaz de couche » sur la commune d’Avion.

La région Nord/Pas-de-Calais a déjà subi une exploitation du charbon durant 250 années ; les séquelles qui en résultent marquent encore profondément à la fois la population (cancers et silicoses, chômage et pauvreté) et son environnement (mauvaise qualité de l’air, des sols et de l’eau).

Or les forages d’exploration pour les gaz de couche, demandés par GAZONOR et réalisés par la société EGL, feront encore courir des risques environnementaux à notre région, sans que les retombées économiques ne soient importantes pour les collectivités locales.

 

Aussi, nous souhaiterions attirer votre attention sur plusieurs points.

 

•L’entreprise EGL

 

L’entreprise EGL qui conduira les travaux dans la région est loin d’avoir la maîtrise technique qu’elle prétend avoir, contrairement à ce qu’on a pu lire dans la presse régionale, tant dans le Nord qu’en Lorraine.

•Les dégâts environnementaux potentiels –notamment sur la santé

 

Lorsque le méthane remontera par toutes les fissures naturelles de la roche et toutes les failles présentes dans cette région (le gaz peut aller remonter très loin du puits, surtout que lors de l’exploitation on aura des branches horizontales), il pourra ainsi à long terme, contaminer la nappe d’eau qui sera sur son chemin.

La nappe phréatique sera isolée du forage par des cuvelages en ciment ; or le risque de mouvement de terrain est reconnu même par Gazonor (voir le dossier d’enquête publique relatif au prolongement de la concession Poissonière : dossier 2) ; on sait qu’aucun ciment n’est de nature à résister à des mouvements de terrain : l’étanchéité entre la nappe phréatique et le forage apparaît donc bien fragile ! !

Les fluides qui seront utilisés pour « stimuler la roche » sont des polyacrylamides (document de EGL : programme – travaux – Bleu Lorraine) qui sont certes biodégradables comme le souligne l’arrêté préfectoral, mais dont les produits de dégradation (acrylamides) sont reconnus comme des produits cancérigènes.

Il faut savoir que, dans le Lensois (Avion, Lens, Liévin), les cas de cancers d'enfants augmentent chaque année de 1% ; pour 100 cas ailleurs en France nous en avons 138 sur notre territoire. Avec l’expérimentation du gaz de couche, on ne pourra pas voir une amélioration dans le domaine de la santé (cancer, silicose).

•Les subventions publiques

Outre le fait que produire de l’électricité à partir de gaz est un non sens du point de vue rendement énergétique, l’attribution de subventions publiques a de quoi nous interpeler.

 

•Sur le plan de l’emploi

De l’aveu même du président d’EGL un forage rapporterait environ 1 à 2 emplois. Par quel calcul a-t-on pu tabler sur 300 emplois associés dans la région ?

 

•Sur le plan de l’information aux citoyens

Nous sommes allés à la rencontre de la population d’Avion pour discuter de ce projet avec les habitants et nous avons été surpris de constater que les Avionnais, dans leur grande majorité, ignoraient complètement l’existence de ce projet.

 

•La transition énergétique

Pourtant la région s’est engagée dans un master plan qui, de ce point de vue, est intéressant.

Nous savons aussi qu’isoler des bâtiments, créer des formations novatrices sur les nouvelles énergies ou les nouvelles techniques de construction serait non seulement un signe positif en termes de transition énergétique mais serait aussi bien plus créateur d’emplois.

 

Pour en savoir plus, lire la pièce jointe : lettre aux élu.es

 

8 mai

 

Essai d’exploration de gaz de houille à Avion

 

Un article de l'association 'Eau ... Secours 62'

 

 

 

Vous trouverez, sur le site de l'association, l’arrêté préfectoral pour la déclaration d’ouverture des travaux miniers d’exploration

mais aussi d’essai d’exploitation du gaz de couche de charbon à Avion.

 

 

 

http://www.eausecours62.org/site/Essai-d-exploration-de-gaz-de

 

Exploration et aussi essai d’exploitation, exploitation qui pourra être continue si les essais sont satisfaisants. On est loin des déclarations officielles rassurantes que l’on voulait nous faire "avaler".

Ces travaux devraient commencer cette année. Le site est situé près de l’ancienne fosse 8 et de la zone industrielle 14 à la sortie d’Avion vers Méricourt et près de l’entrée de la ville de Vimy. Tout y est, tous les risques de pollutions potentielles encourus par la population l’eau, l’air, les sols et sous-sols, la dégradation visuelle et les pollutions sonores etc.. Si des contraintes sont données à "l’explorateur" (dénomination officielle), il apparaît nettement que les risques sont loin d’être minimes.

 

 

26 avril

 

CODE MINIER : intérêt général et démocratie en danger

 

URGENT

 

Pour signer la pétition : http://www.petitions24.net/code_minier__interet_general_et_democratie_en_danger

 

 

CODE MINIER : pour une réforme préservant l'intérêt général et la démocratie !

Le gouvernement a confié au Conseiller d'Etat, M. Tuot, la charge de préparer la réforme du code minier et d'en rédiger le projet.

Celui-ci a été remis au gouvernement en décembre 2013 .

Cette réforme définira les nouvelles conditions d'exploration et d'exploitation des produits miniers dont les hydrocarbures. Elle aura des conséquences sur l'aménagement de nos territoires, sur la préservation de l'environnement et de nos ressources ainsi que sur la sécurité sanitaire des populations.

De nombreuses propositions du projet de nouveau code minier n'offrent pas les garanties nécessaires au respect des intérêts des populations et des territoires.

 

Elles révèlent :

- l'insuffisance des procédures de participation du public dans le cadre de l'instruction des permis miniers

nous demandons que l'octroi de tout permis minier ou de toute autorisation de travaux miniers soit soumis préalablement et systématiquement à une procédure renforcée d'information, de participation et de consultation du public

- un véritable déni de démocratie en adoptant éventuellement cette réforme par ordonnance sans vote au Parlement

nous demandons que l'ensemble du projet de loi portant sur la réforme du code minier soit soumis au débat et au vote du Parlement

- la possibilité de délivrer un permis minier ou une autorisation de travaux miniers de manière automatique si l'autorité administrative ne répond pas dans un délai de 3 mois

nous demandons que chaque étape de l'instruction d'un permis minier ou d'un autorisation de travaux fasse l'objet de décisions explicites de la part de l'administration

- l'absence d'identification par le nouveau code minier des hydrocarbures dits "non-conventionnels" qui les traite dans le régime général des hydrocarbures

 

nous demandons que le nouveau code minier différencie les hydrocarbures dits "non-conventionnels" des hydrocarbures conventionnels

- la création d'un nouveau type de permis d'exploration qui, sous couvert de recherche scientifique, permettrait de « conduire toutes opérations de recherche et d'expérimentation, quelle que soit la manière de procéder ou de mettre en œuvre ces opérations »

nous demandons la suppression de ce nouveau permis d'exploration qui permettrait de tester la fracturation hydraulique ou d'autres techniques d'extraction des hydrocarbures non-conventionnels sur nos territoires

- l'insuffisance de la prise en compte d'une prévention des risques environnementaux et sanitaires

nous demandons qu'une étude d'impact environnemental, sanitaire et économique soit complète dès l'instruction de la demande d'un permis minier ou d'une autorisation de travaux miniers

- la possibilité pour la collectivité territoriale de négocier directement avec l'industriel une part des redevances, ce qui constituerait un moyen d'orienter la décision de la collectivité territoriale

nous demandons que le régime des redevances soit géré par l'État, seul détenteur des ressources du sous-sol.

 

Signez la pétition, faites signer et partager !

Cette pétition est à l'initiative de la « commission code minier » issue de collectifs du Gard.

Elle s'adresse au Président de la République, au Premier Ministre, à la Ministre en charge de l'Ecologie, du développement durable et de l'énergie, au Ministre de l'Economie, à la Ministre des Outre-Mer, aux Présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, et plus largement au gouvernement et aux parlementaires, qui devront se prononcer sur la réforme du Code minier prévue avant l'été.

Pour en savoir plus :

Une première synthèse des propositions de Thierry Tuot pour la réforme du code minier (février 2013) :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_des_propositions_TTuot-dossier_de_presse.pdf

Remise du projet Tuot au gouvernement le 10 décembre 2013

Positions et travaux de la Commission « code minier » de collectifs gardois :

http://bastagazales.files.wordpress.com/2013/11/comm-cm-22ss-propositionsreformecodeminier-231020131.pdf

http://www.stop-gaz.fr/dossiers/reglementation/141-projet-de-code-minier-des-collectifs-se-prononcent

Le projet complet du texte officiel et les amendements proposés par la Commission « code minier » de collectifs gardois sur les Livres I, II, III, IV

http://bastagazales.files.wordpress.com/2014/04/codeminiercollectifsgard-20140405-v4-11.pdf

ou http://www.stop-gaz.fr/pdf/dossier/juridique/CodeMinierCollectifsGard-20140407-V4.pdf

Dossiers à suivre sur :

http://bastagazales.fr/category/reglementation/code-minier-reglementation/

ou http://www.stop-gaz.fr/dossiers/reglementation

 

 

 

25 avril

 

No Gazaran

Mardi 13 mai, 20 h 30

cinéma les Etoiles à Bruay-la-Buissière

 

Cinéma Le Mélies à Villeneuve d'Ascq

Jeudi 29 mai à 16 h 15

Samedi 31 mai à 18 h

Dimanche 1er juin à 18 h 45

Lundi 2 juin à 20 h 15, suivi d'un débat

 

 

 

Hommage à l’exercice de la démocratie retrouvée : le gaz de schiste un enjeu citoyen

 

Par Cédric Lépine

 

L’exploitation du gaz de schiste est apparue il y a quelques années en France et très vite elle fut discréditée malgré les campagnes de communication de puissantes entreprises qui avaient commencé à investir dans cette nouvelle manne financière.

Devant la mobilisation citoyenne, le gouvernement a finalement réagi en mettant en place une législation interdisant la fracturation hydraulique dans l’exploitation du gaz de schiste.

Le combat n’en est p²as pour autant terminé car il est très facile pour les entreprises vénales de jouer avec les mots et poursuivre leur exploitation en utilisant divers noms pour le justifier : prospection, recherche, etc.

 

Le documentaire de Doris Buttignol et Carole Menduni ne passe pas son temps à démontrer la dangerosité de l’exploitation du gaz de schiste, ce travail ayant précédemment été entrepris par Josh Fox dans son documentaire Gasland (2010) se déroulant aux États-Unis.

 

No gazaran, comme son titre le laisse d’ailleurs penser, s’intéresse davantage à la mobilisation citoyenne qui s’est emparée du sujet en France. Car des permis d’exploiter le sol ont été délivrés directement par le ministère de l’Écologie sans même en avertir les élus locaux des communes concernées. Ceci a donc également poussé dans la rue lesdits élus en colère.

 

L’exploitation des ressources énergétiques, sous le prétexte qu’il s’agit d’un enjeu national, a souvent été considérée comme une affaire d’État où le citoyen n’est jamais consulté. Ainsi en est-il depuis plusieurs décennies déjà du nucléaire, par exemple. Le documentaire de Doris Buttignol et Carole Menduni interroge ainsi l’exercice de la démocratie en France autour de cette question du gaz de schiste.

 

On n’est donc là loin du colossal et patient travail d’investigation de Marie-Monique Robin. Il est intéressant de déplacer le curseur, mettant de côté la nécessité de convaincre d’un danger réel, pour rendre hommage à une autre nécessité : la conscience citoyenne et sa mise en mouvement. Cela passe aussi par de grandes plumes de la presse engagée comme Hervé Kempf que l’on peut voir dans le film, mais pas seulement.

Dans ce documentaire, ce sont les personnes mobilisées, pas nécessairement « écolos », mais sensibles à la question de ces inquiétants forages se déroulant à quelques mètres de chez eux. La société française est donc toujours bien mobilisée, responsables des enjeux de la société actuelle, et l’augmentation de l’abstention dans les bureaux de vote est bien le signe que la démocratie ne peut plus se contenter des élections de nos piteux hommes politiques, experts à défendre leurs propres intérêts et de ceux qui l’entourent.

 

La démocratie est heureusement bien vivante mais il faut la chercher dans la rue ou les associations plutôt que dans les palais des institutions de notre Ve République sénile.

 

No gazaran de Doris Buttignol et Carole Menduni

Documentaire ; 90 minutes. France, 2014.

Couleur ; Langue originale : français

Scénario : Doris Buttignol

Images : Doris Buttignol, Carole Menduni, Samuel Sagon, Thorsten Künish

Montage : Emmanuelle Zelez, Doris Buttignol, Carole Menduni

Son : Doris Buttignol, Carole Menduni, Mathieu Quillet

Production : Lardux Films

Coproduction : Brasseurs de Cage, Films du Zèbre

Producteurs délégués : Marc Boyer, Christian Pfohl, Isabelle Chesneau, Bernard Vandewiele, Jean-François Reynaud

Coproducteurs : Oscar Benoît, Doris Buttignol, Carole Menduni

Distributeur français : Nour Films

 

Article extrait de mediapart

5 avril

 

Un document SCANDALEUXprovenant du Sénat,

inspiré de BATAILLE (député PS) et LENOIR (sénateur UMP)

 

pour lire le document en entier : http://www.senat.fr/rap/r13-174/r13-1745.html

 

EXTRAITS CONCERNANT la région Nord/Pas-de-Calais

et notamment la phrase surlignée en rouge

 

DES ESTIMATIONS ENCOURAGEANTES À CONFIRMER PAR LA POURSUITE DES TRAVAUX D'EXPLORATION ENGAGÉS

Les premiers résultats obtenus par EGL sont encourageants. Néanmoins la faisabilité technique et la viabilité économique de l'exploitation du gaz de houille français sans fracturation hydraulique restent à confirmer par la poursuite de forages d'exploration en cours.

 

1. Des estimations encourageantes à l'issue des premiers travaux d'exploration

Dans le Nord-Pas-de-Calais, les forages d'exploration n'ont pas démarré. On estime que seul 10 % du charbon de ce bassin, qui se caractérise par ailleurs par son étendue (120 km x 20 km), a été exploité. L'existence d'une ressource importante paraît très vraisemblable.

 

Les ressources des deux bassins (Lorraine et Nord-Pas-de-Calais) pourraient correspondre à dix années de consommation de gaz en France (au rythme actuel), c'est-à-dire significativement plus que ce qu'a produit à ce jour le bassin de Lacq.

...

2. Une production dont la viabilité économique doit être confirmée

...

Les premiers résultats des tests réalisés à Trittelling seront connus avant la mi-2014.

 

Dans le Nord-Pas-de-Calais, quatre demandes de forage d'exploration ont été déposées, dont deux devraient aboutir prochainement, sur les sites d'Avion (Flawell) et de Divion (Transvaal), où les travaux pourraient être réalisés en 2014. Deux autres forages sont envisagés à Bouvigny-Boyeffles (Les Quinze) et à Crespin. Il s'agit de procéder à des forages verticaux destinés à la seule exploration des couches de charbon, entre 1 500 et 1 600 mètres de profondeur, pour connaître leur teneur en gaz et leur degré de perméabilité.

 

Le financement des travaux d'exploration nécessite de trouver des investisseurs à hauteur d'environ 3 M€ par puits. Si les recherches menées étaient fructueuses, une production commerciale pourrait être envisagée à l'horizon de cinq ans.

 

Vos rapporteurs estiment que ces travaux doivent être encouragés, dans la mesure où ils n'impliquent aucun usage de la fracturation hydraulique, ni dans l'immédiat, ni à l'avenir. La question pourrait être reconsidérée si des entreprises exprimaient d'autres intentions à l'avenir.

 

Vos rapporteurs suivront donc avec intérêt les résultats des tests qui seront réalisés par cette entreprise au cours des prochains mois. Ils souhaitent, par ailleurs, que des travaux de forage accompagnés de tests de production analogues soient réalisés rapidement dans le Nord-Pas-de-Calais.

L'exploration du gaz de houille y est, en effet, pour le moment, sensiblement moins avancée qu'en Lorraine.

 

Or, dans cette région de culture industrielle et minière, il est probable que la population n'y serait pas défavorable.

 

Conclusion : venez à Divion le 13 avril pour montrer à

Bataille (député PS de l'Avesnois) et Lenoir que la dernière phrase est fausse.

28 mars

 

Après les gaz de schiste, voici les gaz de couche, le nouveau filon des pétroliers

 

Un article de Maxime Combes sur bastamag

 

Dix ans après la fermeture de la dernière mine de charbon en France, les bassins houillers du Nord ou de Lorraine font de nouveau parler d’eux. Ils sont le terrain de jeu d’entreprises désireuses d’exploiter du « gaz de couche ». Pour être extrait, ce gaz, contenu dans des couches de charbon profondément enfouies, pourrait nécessiter les mêmes méthodes que celles utilisées pour les hydrocarbures de schiste, avec de lourds impacts environnementaux. C’est le cas en Australie où les mobilisations citoyennes se renforcent. Dans le Pas-de-Calais, les riverains des bassins houillers s’inquiètent et prévoient de manifester le 13 avril.

 

Avez-vous déjà entendu parler du « gaz de couche » (coalbed methane en anglais) ? Ce gaz n’est autre que du méthane piégé au cœur des veines de charbon des anciennes houillères. Il est principalement exploité aux États-Unis, au Canada et en Australie. Mais d’anciens bassins houillers français dans le Nord-Pas-de-Calais, le Jura, la Lorraine, la Provence et les Cévennes sont dans la ligne de mire des entreprises gazières. Ainsi, l’entreprise britannique European Gas Limited (EGL), qui a racheté l’entreprise publique Gazonor – ex-Charbonnages de France – dispose de plusieurs permis exclusifs de recherches en Lorraine, dans le Jura et dans le bassin de Gardanne (Bouche-du-Rhône).

 

Est-ce la même chose que le « gaz de mine » à l’origine des célèbres coups de grisou, ces explosions accidentelles dans les mines de charbon ? Non, car ce qui est appelé gaz de mine peut-être récupéré sans forage à l’entrée des mines. Sa teneur en méthane est limitée et son exploitation, bien qu’utile, est peu rentable sans le soutien financier des pouvoirs publics. De son côté, le gaz de couche est constitué très majoritairement de méthane fixé dans le charbon, souvent profondément enfoui au-delà de 1000 mètres sous terre. Le gaz, prisonnier des veines de charbon, ne peut-être récupéré en surface comme le gaz de mine.

 

Un « gaz made in France » promu par le gouvernement

 

A la différence des projets d’exploitation de gaz et pétrole de schiste auxquels la très grande majorité des élus locaux se sont largement opposés, le gaz de couche suscite une large adhésion. En faisant miroiter un gaz moins cher, une réduction de la facture énergétique, de nouvelles activités industrielles et des perspectives d’emplois, les prospecteurs gaziers semblent avoir convaincu la très grande majorité des élus du Nord-Pas-de-Calais et de Lorraine. Bertrand Péricaud, élu régional communiste, a ainsi présidé une mission d’enquête pour le Conseil régional du Nord-Pas de Calais, en affirmant vouloir gagner « la bataille du gaz de couche ».

 

Pour l’élu communiste, l’exploitation de ce gaz non conventionnel pourrait attirer dans la région des entreprises très consommatrices de gaz, soucieuses de sécuriser leur approvisionnement et de disposer de prix inférieurs à celui du marché. Une position appuyée par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, qui considère que ce « gaz made in France, un gaz en marinière en quelque sorte » (sic) pourrait contribuer à réduire « le risque de délocalisation [des industries chimiques] vers des pays où le prix du gaz est très bas ».

 

Pour en savoir plus sur cet article : http://www.bastamag.net/Les-gaz-de-couche-nouveau-filon

 

Notamment :

 

En régions, des élus divisés

 

Impacts sur la qualité de l’air, de l’eau et du sol

 

Gaz de couche = fracturation hydraulique ?

14 mars

Imposer le gaz de schiste en Europe

au mépris des citoyens et de leurs préoccupations environnementales

 

Ce mercredi 12 mars 2014, la session plénière du Parlement européen a définitivement adopté la révision de la directive portant sur les évaluations d’impact environnemental (EIE) de certains projets publics et privés.

 

Ce texte n’inclut pas l´obligation d´une étude d’impact environnemental pour les activités d’exploration et d’exploitation des gaz de schiste.

Alors que le Parlement européen avait exprimé à plusieurs reprises son soutien pour ces études d’impact environnemental (EIE), la pression des lobbys pétroliers et de certains États du Conseil Européen, comme la Pologne, la Roumanie et le Royaume-Uni, ont ignoré la position adoptée par le Parlement et les préoccupations environnementales des citoyens en rejetant un niveau minimal de protection des populations.

 

Ce refus de protection est un précédent grave pour le collectif Basta!Gaz Alès. Il nous montre le manque de légitimité démocratique du processus décisionnel de l´Union Européenne sur ces questions aussi vitales que sont la protection de l’environnement et la santé des citoyens.

 

Après avoir obtenu de la Commission Européenne la non imposition d´un cadre réglementaire contraignant pour l´exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste, l´industrie pétrolière continue d´accentuer sa pression pour imposer le gaz de schiste en Europe au mépris des populations.

 

Le collectif Basta!Gaz Alès dénonce cette volonté d’imposer un modèle énergétique rétrograde qui favorise ces énergies fossiles du passé et qui ne prend pas en compte leur impact écologique.

 

Le collectif Basta!Gaz Alès demandera, dans le cadre de la prochaine campagne des élections pour le Parlement Européen, que la fracturation hydraulique soit définitivement interdite dans l’Union européenne.L´environnement, la santé publique et la protection des populations ne se négocient pas et ne sont pas à sacrifier.

 

Communiqué de presse du collectif Basta! Gaz Alés

 

14 mars

Gaz de couche : non merci !

Il faut se battre pour empêcher l’exploration et l’exploitation des gaz de couche comme celle des gaz et huile de schiste : NI ICI, NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN.

 

Dans le Nord/Pas-de-Calais, Gazonor exploite le gaz de mine depuis 30 ans.

 

C’est le gaz qui sort des puits des anciennes mines, exploité sans forage et bien sur, il faut continuer à l’exploiter pour que le grisou ne s’échappe pas dans l’atmosphère.

 

Mais depuis 2009, Gazonor a obtenu dans cette région deux permis de recherche pour des gaz de couche, sur une surface équivalente à 1200 km², en plus de la concession qu’elle possède déjà sur 150 communes. Il s’agit d’aller chercher des gaz beaucoup plus profond, dans des zones qui n’avaient pas été exploitées pour le charbon. Pour récupérer ces gaz de couche, il faut faire des forages verticaux, avec des branches horizontales (plusieurs centaines de mètres) dans les couches de charbon, à 1600 m de profondeur.

 

Le gaz ne remontera pas forcément par le forage mais aussi par toutes les failles et fissures naturelles des roches avec un risque de pollution des nappes phréatiques. On voit dans les pays qui exploitent déjà les gaz de couche que les forages induisent des séismes et dans une région dont le sous- sol a été transformé en gruyère par l’exploitation du charbon, les dégâts pourraient être considérables. Notons que le recours à la fracturation hydraulique est la règle pour exploiter ces gaz avec une rentabilité maximale dans les autres pays.

 

Le gaz ne remontera pas forcément par le forage mais aussi par toutes les failles et fissures naturelles des roches avec un risque de pollution des nappes phréatiques. On voit dans les pays qui exploitent déjà les gaz de couche que les forages induisent des séismes et dans une région dont le sous- sol a été transformé en gruyère par l’exploitation du charbon, les dégâts pourraient être considérables. Notons que le recours à la fracturation hydraulique est la règle pour exploiter ces gaz avec une rentabilité maximale dans les autres pays.

 

De plus, l’objectif affiché de Gazonor est d’exploiter ce gaz sur tout le territoire du Nord/Pas-de-Calais, pour créer de petites unités de production d’électricité. Pour l’instant les autorisations de travaux ont été accordées pour deux puits à Avion et Divion.

 

La société EGL qui fera ces expérimentations a déjà foré quatre puits en Lorraine : quatre échecs ! Aucun résultat probant pour le moment ; à Tritteling, la tête de forage a été perdue dans le puits, ce qui a obligé EGL à forer beaucoup plus large et plus profond.

Un nouveau permis vient d’être accordé à une autre société depuis Cambrai jusqu’à la frontière belge, comprenant une partie du parc régional.

 

En Lorraine, EGL veut aussi lancer des forages d’exploration dans le but d’exploiter le gaz de couche ; d’autres permis sont en cours dans le Jura et dans le sud de la France.

 

Mobilisons-nous pour empêcher ce qui pourrait bien devenir une nouvelle catastrophe environnementale pour les régions concernées et aller dans le sens de l’augmentation des gaz à effet de serre.

 

 

http://www.les-oc.info/2014/03/gaz-de-couche-non-merci/

 

À Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs, le pouvoir nous a à l'oeil !

 

- communiqué de presse en date du 7 mars -

 

Nous, collectifs "Non au pétrole et gaz de schiste et de houille", soutenons pleinement la position exprimée dans les communiqués de presse (1) des organisateurs/trices de la manifestation du samedi 22 février 2014 à Nantes.

 

Nous tenons à souligner l'incontestable succès de ce rassemblement auquel nous avons eu plaisir à participer solidairement.

 

Aujourd'hui plus que jamais, l'abandon de ce projet inutile est à l'ordre du jour.

 

Après les provocations policières qui ont marqué la manifestation, après la demande d'expulsion de la ZAD faite par le président de la région Pays de Loire, après les manœuvre d'expulsion de la ZAD du Testet dans le Tarn, nous sommes moins que jamais dupes de la volonté du gouvernement de criminaliser les luttes de résistance à sa politique productiviste en défendant par tous les moyens les intérêts des multinationales, dont les activités détruisent la planète et l'être humain. TAFTA en est une suite logique (2). Cette criminalisation s'étend aussi à nos propres luttes contre toutes les formes d'extractivisme à travers toute l'Europe (3).

 

La criminalisation des personnes qui luttent contre ces destructions fait partie de la stratégie des États pour étouffer les contestations, justifier les répressions et les discréditer aux yeux de l'opinion publique par la désinformation distillée par certains médias (appartenant à des multinationales) à partir d'images sélectionnées, pré-déterminées et parfois même mensongères.

 

Nous faisons déjà partie - par notre lutte - des "extrémistes", voire des "terroristes.".. dangereux pour la société, sans avoir exercé la moindre violence.

Dans l'immédiat, nous réclamons que la vérité soit faite sur les agressions inadmissibles qu'on subit Quentin Torselli et d'autres manifestants à Nantes.

 

Nous, collectifs "Non aux pétroles de gaz de schiste et de houille", réaffirmons notre soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes.

 

Contre tous les Grands Projets Inutiles et toutes les formes d'extractivisme, la mobilisation ne doit pas faiblir !

 

(1)https://zad.nadir.org/spip.php?article2214

http://communiques-acipa.blogspot.fr/2014/02/communique-commun-des-diverses.htm

http://acipa.blogspot.fr/2014/02/communique-de-presse-de-lacipa-jeudi-27.html

(2) http://stoptafta.wordpress.com/

(3) http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jan/21/fracking- activism-protest-terrorist-oil-corporate-spies

 

 

Collectif du Grand Valentinois (26)

Collectif biterrois non au GDS (34)

Collectif Orb Taurou (34)

Collectif Orb Jaur non au gaz de schiste (34)

Collectif gaz de schiste Non Merci - Clapiers (34)

Collectif Montpellier Littoral contre les gaz, pétrole de schiste! (34)

Collectif Ecolectif Degaze de Gignac et Environ (34)

Collectifs Isérois STOPGHRM (38)

Collectif stopgazdeschistes (39)

Collectif Non au gaz et huile de schiste (47)

Collectif Causse Méjean - Gaz de Schiste NON ! (48)

Collectif Houille-ouille-ouille (59/62)

Collectif Stop Pétrole de Schiste Sud (77)

Collectif des trois vallées (89)

Collectif non au gaz de schiste (91)

Collectif des taupes énervées (91)

Collectif stop GDHC d'Alsace et de Lorraine

Collectif citoyen Ile-de-France non aux gaz et pétrole de schiste et de houille

Convergence citoyenne pour la Transition énergétique

 

 

Contact Presse : Alain Dordé : 06 34 30 78 82, adorde@gmail.com

Un seul gaz de houille et deux réalités géologiques

 

Un document qui date de septembre 2013 !

 

Le ministère de l’écologie entretient-il volontairement le flou en ne distinguant pas entre le gaz de couche et le gaz de mines? Généralement désignées sous le vocable de gaz de houille, ces deux réalités géologiques ne requièrent pourtant pas les mêmes techniques pour en extraire le méthane. Les opposants au gaz de schiste s’inquiètent de cette confusion.

 

Le diable est dans les détails… Il y a un an, Hervé Féron, député socialiste, interrogeait Delphine Batho «sur les dangers liés à l'exploitation du gaz de houille (…) qui, au même titre que le gaz de schiste, fait partie des gaz non conventionnels. L'exploitation de ces gaz, qui se fait selon la méthode de la fracturation hydraulique, s'avère gravement nuisible pour l'environnement et la population», estimait l’élu de Meurthe-et-Moselle. Il soumettait alors l’idée «d'étendre le moratoire sur le gaz de schiste à l'ensemble des gaz dits ‘non conventionnels’, dont le gaz de houille».

Un an plus tard, voici venue la réponse de l’hôtel de Roquelaure, alors que le gaz de houille va faire officiellement l’objet d’un tarif d'achat spécifique pour permettre la production d'électricité à partir de gaz de houille ou grisou extrait d'anciennes mines de charbon dans le Nord-Pas-de-Calais par la société Gazonor.

 

Pas de fracturation hydraulique

 

Après un rappel fort général («le gaz de houille, appelé encore gaz de charbon ou grisou, est un gaz (…) contenu dans les veines du charbon») le ministère de l’écologie indique que «l'extraction de ce gaz nécessite le recours à la technique du forage horizontal, identique à celle employée pour la production de pétrole ou de gaz conventionnels (…) L'exploitation du gaz de houille ne nécessite pas de forage suivi d'opérations de fracturation hydraulique de la roche».

 

Flou sémantique

 

Problème: sous le vocable «gaz de houille», il y a deux réalités géologiques et technologiques différentes, comme l’avait rappelé le pré-rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) consacré aux techniques alternatives à la fracturation hydraulique. Le document distinguait entre deux types de ressource: le gaz de mines et le gaz de couche. Le premier est «issu de mines de charbon (…) et récupéré par pompage depuis 1975, par exemple dans les mines désaffectées du Nord-Pas-de-Calais». Le second, «produit à partir de couches de charbon n’ayant pas donné lieu à exploitation minière classique, en raison de leur profondeur ou de leur mauvaise qualité», est souvent qualifié de ‘coalbed methane’: sa récupération nécessite le recours à la fracturation hydraulique, comme le confirme l’Institut français du pétrole-Energies nouvelles dans un document édité en 2011. Alors, de quel gaz est-il question, sous la plume du ministère de l’écologie?

 

Le BRGM et l’Ineris sur le pont

 

«En ce qui concerne spécifiquement le gaz de houille, le gaz de mines est exploité depuis 1992 dans le Nord-Pas-de-Calais et, depuis les années 2000, un certain nombre de permis de recherche ont été déposés, notamment en région Lorraine. Leur renouvellement est en cours d'instruction», indique-t-il dans sa réponse. De quoi intéresser les collectifs français opposés au gaz de schiste, réunis récemment à Lille à l’initiative du «Collectif Houille-ouille-ouille 59/62», qui craignent que des permis aient été octroyés «pour l’exploration des gaz de couche (…), entre autres dans le Nord-Pas-de-Calais (Permis «Sud-Midi» et «Valenciennois»)». Ils s’inquiètent également de certaines demandes de permis, notamment le permis «Nord-Cambrai», «dont l’instruction vient d’être réactivée par un avis de mise en concurrence européenne» et du permis «Bleue-Lorraine Sud» en Moselle, «qui a été prolongé». Pour éclaircir la situation, un état complet des connaissances scientifiques sur l'impact environnemental des techniques d'extraction du gaz de houille a été commandé par le ministère de l’écologie au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris).

Les deux organismes ont rendu leur rapport sur le sujet (voir ci-dessous)

www.journaldelenvironnement.net

 

Le BRGM et l’INERIS ont rendu leur rapport

 

complément d’information sur l’exploitation du gaz de houille, qui établisse un état complet des connaissances scientifiques disponibles sur l’exploitation de tels gisements, les techniques associées et leurs impacts tant sur le plan des risques industriels que sur l’environnement

http://www.ineris.fr/centredoc/synthese-cbm-2-1383227470.pdf

 

Synthèse sur les gaz de houille : exploitation, risques et impacts environnementaux

http://www.ineris.fr/centredoc/note-brgm-ineris-gaz-de-charbon-finale-29-05-13-fin-unique-1382978611.pdf

 

 

Lettre ouverte à Philippe Martin, ministre de l'écologie

 

 

Cela concerne la Lorraine

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DES COLLECTIFS FRANÇAIS

« NON AUX PETROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE »

 

 

Effluents de forage : A Tritteling, EGL patauge toujours et mène les services de l’Etat en bateau

 

Le 12 février

 

OBJET : gestion des effluents du forage de Tritteling-Redlach (Permis Bleue Lorraine) – et accident sur ce forage - Gaz en couche de charbon

 

Monsieur le Ministre,

 

A ce jour, nous sommes sans réponse à notre précédent courrier, une lettre ouverte datant du 16 décembre dernier, remise directement entre les mains de Monsieur Rol-Tanguy, votre directeur de cabinet, par Madame Isabelle M., membres des Collectifs français « Non aux pétrole et gaz de schiste et de houille ≫, et adressée à vous-même, le même jour, par recommandé avec accusé de réception. Ce courrier demandait des éclaircissements sur la gestion opaque des effluents du forage en objet, et nous tenons à vous faire part de notre étonnement devant le silence de vos services à notre égard.

 

Ce silence nous étonne d’autant plus que Madame Diane Szynkier, votre conseillère technique, est en possession de réponses a ces questions puisque un membre de Jura Nature Environnement et partageant nos inquiétudes, a reçu, le 14 janvier dernier, de la part d’Anne-Florie Le Clezio-Coron, Chef du service prévention des risques DREAL Lorraine, quelques-unes des réponses a ses interrogations, qui sont aussi les nôtres. Madame Szynkier était en copie de ce courrier de la DREAL.

La destinataire du courrier de Madame Le Clezio-Coron nous a fait suivre ce courrier électronique, et à sa lecture, nous constatons une inadéquation entre ce qu’affirment la DREAL et les témoignages que nous avons reçus d’autre part.

 

1. Contradictions des témoignages locaux et des informations de la DREAL

Nous n’allons pas revenir ici sur la dangerosité des effluents de forage, que nous avons rapidement évoqués dans notre précèdent courrier. Mais nous relevons que, selon la DREAL: "A ce jour, aucune boue de forage n’a été expédiée en dehors du site ; les boues produites, d’un volume estimé à 25 m3, sont entreposées dans un bassin étanche situé dans l’emprise du site. Elles seront réutilisées dans la poursuite du forage. Néanmoins, une mesure a été effectuée sur un échantillon, le 28 octobre 2013, par le laboratoire allemand H. Marx."

 

Or cette affirmation de la DREAL est en totale contradiction avec les témoignages de plusieurs personnes habitant le village et les environs (nous vous avons déjà fait part de certains d’entre eux, qui maintiennent leurs dires selon lesquels : "les multiples citernes convoyées pendant une dizaine de jours après le début de cet incident, ont traversé le village en direction de Folschviller et non l'inverse, certaines se dirigeant vers le délaissé de Tritteling qui ne mène qu'aux champs."

 

Mais ce n’est pas tout : suite à la parution sur le site Reporterre de notre lettre ouverte mentionnée plus haut, un habitant de Faulquemont a appelé la rédaction de ce site d’information le 22 décembre pour indiquer que les boues rejetées par la société EGL partent dans une station d’épuration gérée par le district urbain de Faulquemont). Les boues y sont analysées. Elles ne contiennent pas de métaux toxiques ou de produits chimiques hors normes, sans quoi elles ne seraient pas acceptées. Toujours selon cette source, qui a voulu rester anonyme, les boues épurées sont ensuite réutilisées comme engrais agricole. Le caractère anonyme de cette déclaration à Reporterre montre bien l’ambiance délétère qui règne autour de la gestion de ces effluents dans le secteur en question.

 

Or le District Urbain de Faulquemont dit « assurer en régie directe (uniquement avec du personnel Districal) l’assainissement des eaux usées domestiques. La gestion des eaux pluviales reste une compétence communale ». Comment ne pas s’étonner alors que des eaux industrielles issues d’un processus d’exploration minière soient ainsi traitées dans une structure municipale. Qui a effectué les analyses préalables ? Les employés du district ? Avec quels moyens techniques et financiers ? EGL ? Quelles substances ont-elles été recherchées ? Nous dénonçons ici des procèdes plus que douteux, loin d’être conformes à ce que l’on est en droit d’attendre d’une compagnie gazière digne de ce nom, et surtout mettant en danger la santé des habitants de cette région.

 

Nous ne mettons pas en doute la sincérité de la DREAL, mais nous nous interrogeons sur la réalité des faits, et sur l’adéquation des moyens mis en œuvre pour la gestion de ce forage. Car l’explication de la DREAL ne donne aucune raison à ces trajets et nie même ces trajets, qui ont pourtant été remarqués et suivis par des témoins. Elle n’évoque pas non plus le fait que ces effluents aient été traités en station d’épuration.

 

Parce que les enjeux en matière de sécurité publique sont très importants, il nous paraît nécessaire, Monsieur le Ministre que cette situation soit éclaircie rapidement par les services de l’Etat.

 

La totalité du document en pièce jointe : Tritteling

Avec notamment les paragraphes suivants :

 

2. Accidents de forage

3. NON, Les cuttings ne sont pas des déchets inertes !

4. Nature des boues et des cuttings

5. Analyses

 

Et la conclusion

Sur le site de Karima DELLI, députée européenne EELV

 

Mercredi 22 janvier, la Commission européenne a dévoilé ses recommandations sur l’exploration et l’exploitation des gaz non-conventionnels dans l’UE.

 

Pour Karima Delli, députée européenne EELV :

« Cette décision fait directement écho au débat sur les gaz de schiste en France, où malgré la loi Jacob de 2011 interdisant la fracture hydraulique, de nombreux permis de recherche ont été délivrés sur l’ensemble du territoire, souvent dans la plus grande opacité et au mépris des riverains ou des élus locaux.

 

C’est le cas dans le Nord/Pas-de-Calais où les sociétés Gazonor et EGL ont obtenu deux permis de recherche à Avion et Divion, en vue d’y exploiter du gaz de couche, dans l’ancien bassin minier classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Alors que la Commission européenne a refusé d’adopter des mesures contraignantes vis-à-vis des Etats membres au grand dam des associations, elle a toutefois reconnu la menace que représentent ces énergies polluantes, notamment en termes d’impact sur la qualité de l’air et les nappes phréatiques.

Aussi, le combat doit-il se poursuivre au niveau national et local où, sous la pression des lobbies pétroliers, on cherche à nous faire croire à un nouvel eldorado. Pour l’heure, les techniques d’exploitation et d’exploration restent totalement aléatoires et très coûteuses.

 

Il s’agit donc d’une voie sans issue pour notre économie. Nous devons en finir avec le mythe des énergies fossiles et nous engager dans la transition énergétique, porteuse de milliers d’emplois durables et non délocalisables.

 

Dans le Nord/Pas-de-Calais, le plan climat régional présente des objectifs particulièrement ambitieux : 100 % d’énergies renouvelables en 2050 et une baisse de 60 % de la consommation énergétique. C’est dans cette direction que nous devons aller et nous ne pouvons tolérer que la mission régionale s’engage dans une voie contraire. »

 

 

 

Extraits de document qui a été distribué au cinémovida-Arras

 

Gaz de couche : Il y a urgence

De quoi parle-t-on ?

 

Les médias entretiennent soigneusement la confusion.

 

Le gaz de houille est le terme générique pour désigner les gaz (méthane) issus du charbon, dont les gaz de mine et les gaz de couche.

 

Le gaz de mine peut être dangereux pour les populations (coup de grisou) ; on l’exploite sans faire de forage ; il est exploité dans la région par l’entreprise Gazonor. Nous ne nous opposons évidemment pas à son exploitation.

 

Le gaz de couche est contenu dans des couches de charbon beaucoup plus profondes, sur des zones qui n’avaient pas été exploitées pour le charbon. Pour récupérer ce gaz, il est nécessaire de faire des forages à branches horizontales voire de fracturer la roche.

C’est contre l’exploitation des gaz de couche que lutte le collectif.

 

Technique d’extraction des gaz de couche

 

Forage vertical entre 1000 et 1500 mètres ; puis forages horizontaux en étoile dans la veine de charbon ; ensuite, pompage de l’eau en bas du puits pour créer une dépression qui libère le méthane ; injection d’eau dans le puits (+ produits radioactifs + …) pour faire remonter le mélange eau-gaz. Enfin, séparation en surface de l’eau et du gaz.

Ce gaz n’est pas de très bonne qualité ; il doit être travaillé de nouveau ou mélangé pour être commercialisé.

 

Certes la fracturation hydraulique tant décriée reste interdite pour l'exploration et l'exploitation de ces gaz ; mais la loi permet la fracturation hydraulique pour des puits d'expérimentation.

 

L’entreprise EGL a pour projet d’explorer le sous-sol ; son territoire peut s’étendre sur une surface de plus de 2000 km2 ; pour l’instant, les puits de forages pour l’exploration annoncés se situent dans le Pas-de-Calais, à Divion et Avion.

 

Arguments des pétroliers

Un nouvel eldorado gazier dans le sous-sol français : toutes les réserves ne sont pas exploitables.

Baisse du prix du gaz : pour que l’extraction reste rentable, le prix du gaz doit rester élevé.

Création d’emplois : 4 emplois créés par puits, selon le patron d’EGL !

 

Risques environnementaux

Risque sur l’eau : pollution irrémédiable des nappes phréatiques

Risque d’affaissement minier ; saccage du paysage

Risque d’aggravation de l’effet de serre -un bilan carbone pire que celui du charbon- et de fuite de méthane par les failles

Risque de pollution sonore et visuelle et de pollution de l’air

 

La France s’est engagée à diminuer par QUATRE ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 ; à l’heure de la transition énergétique, il est donc urgent de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles et d’empêcher l’exploitation du gaz de houille dans notre région.

La sobriété énergétique et l’orientation de notre politique énergétique vers plus d’énergies renouvelables nous permettraient de créer des emplois locaux, pérennes et respectueux de l’environnement.

 

Il est urgent de se bouger

 

le début de l’exploration à Avion et/ou Divion ne saurait tarder. EGL ne va certainement pas se gêner pour commencer l’exploration avant les élections –municipales ou européennes.

Un reportage de 15mn à voir absolument…

il explique la situation dans les pays d'Europe qui exploite le gaz de schiste, ben ça fait pas envie…

 

Ce reportage par contre ne montre pas la violence utilisée contre la population qui tente de défendre son lieu de vie en Roumanie, et dans une moindre mesure en Angleterre, mais quand même…

 

http://www.france3.fr/emissions/avenue-de-l-europe/diffusions/11-01-2014_161680

 

3 minutes 45 ''

Inondations au Colorado à cause du gaz de schiste

 

http://www.youtube.com/watch?v=tVt2pPZQfaI&feature=youtu.be

 

 

L’entreprise Gazonor (ex charbonnage de France)

a été vendue à « European Gas Limited » en 2007, et appartient aujourd’hui à un groupe belge, TRANSCOR) ; elle possède deux permis de forage d’exploration dans le Nord/Pas-de-Calais pour une surface totale de 1400 km² : le permis du Valenciennois, délivré en octobre 2009 et le permis du Sud-Midi, délivré en juillet 2010.

 

Gazonor détient aussi les concessions sur les territoires d’exploitation des anciennes mines de charbon.

C’est la société EGL (European Gaz Limited, aujourd’hui britannique) qui fera les forages d’exploration, et, s’il y a exploitation, la main passera à Transcor (Gazonor)

 

EGL a par ailleurs des projets d'exploration gazière en Lorraine (« Permis exclusif de recherches, accordé en 2007, pour 3.795 km2 en Lorraine) ainsi que des projets d’Exploration gazière à Gardanne, Sud de la France et dans le Jura. EGL a déjà réalisé deux puits d’exploration en Lorraine.

 

Quatre puits sont envisagés dans le nord sur les communes de Divion, Avion, Bouvigny-Boyeffles et Crespin.

 

Les permis sont délivrés pour 5 ans ; ensuite, une demande de prolongation doit être déposée.

Le permis du Valenciennois est valide jusqu’en octobre 2014, et celui du Sud-Midi jusqu’en Juillet 2015.

Les travaux ne devraient donc pas tarder… d’autant qu’en Lorraine, certains permis arrivent aussi à expiration.

 

La société BasGas Energia France a sollicité, pour une durée de 5 ans, un permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, portant sur un territoire de 700 km² dans le Nord/Pas de Calais dit «Permis Nord-Cambrai», demande déposée le 25 octobre 2011.

Pour se conformer aux directives européennes le ministère de l’écologie vient d’adresser début septembre à l’UE, un avis de mise en concurrence européenne de ce permis (pour 90 jours).